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    <title>[actus_l] Appel a participation a la journee d’action internationale “Freedom not =?WINDOWS-1252?Q?Fear=94?=.</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1994</link>
    <description>Appel à participation à la journée d’action internationale  
“Freedom not Fear”.

Constatant une dérive vers une société de surveillance où la  
liberté d’expression et d’information est menacée, les  
responsables de nombreuses organisations à travers le monde  
appellent à une journée d’action commune le 11 octobre 2008.

Manifestations, événements festifs, ateliers de travail… Chaque  
pays participera à sa façon à la journée d’action “Freedom not  
Fear 2008″[1]

En France, toujours plus d’organisations [2] préparent cette  
journée, et invitent les organisations attachées à la défense de  
la vie privée et de la liberté d’expression et d’information à  
participer à ce projet [3].

Seule une action à l’échelle mondiale peut désormais lutter  
contre le totalitarisme informationnel : De plus en plus de pays à  
travers le monde sont en train de rejoindre ce mouvement, qui doit  
encore se propager. Nous appelons tous ceux qui ont des contacts avec  
des militants de pays ne participant pas encore à les mettre en  
relation avec la coordination freedom not fear [4].

[1] https://wiki.vorratsdatenspeicherung.de/Freedom_Not_Fear_2008
[2] Odebi, Big Brother Awards, Marsnet, Globenet, le Réseau RAIDH,  
Artisnotdead, Propagande.org, Wireless Marseille, contre-conference.net
[3]écrire à contactAThumanrights21.org ou http:// 
www.humanrights21.org/?page_id=21
[4] https://wiki.vorratsdatenspeicherung.de/Freedom_Not_Fear_2008/HowTo

Appel Commun:

     Journée internationale d’action du 11 octobre 2008 “Freedom  
not fear - Stop the
     surveillance mania !”

     Une large coalition de collectifs et d’organisations vous  
appelle tous à rejoindre l’action organisée contre la surveillance  
excessive des gouvernements et des multinationales.

     Le 11 octobre 2008, dans de nombreux pays, des gens vont  
descendre dans la rue avec comme mot d’ordre « Freedom not fear  
2008 » . Des actions pacifiques et créatives, du défilé à la  
teuf, auront lieu dans un grand nombre de capitales européennes.

     La surveillance-mania se propage à grands pas. Les gouvernements  
et les multinationales enregistrent, surveillent et contrôlent nos  
faits et gestes de manière toujours plus systématique. Quoi que nous  
fassions, quoi que nous disions ou à qui nous téléphonions, où que  
nous allions, quels que soient nos amis, ou nos centres  
d’intérêts, ou les groupes auxquels nous appartenons, le  
gouvernement « big brother » et les entreprises « little brothers  
» en savent de plus en plus sur nous.

     Les atteintes à la vie privée et à la confidentialité qui en  
résultent remettent en cause la liberté de religion, la liberté  
d’expression, mais aussi le secret professionnel des médecins, des  
services sociaux, des avocats et des journalistes.

     L’agenda des multiples réformes du secteur de la sécurité  
révèle la convergence de la police, des agences de renseignement et  
du militaire, menaçant de faire disparaitre la séparation et  
l’équilibre des pouvoirs.

     Utilisant des méthodes de surveillance de masse, la coopération  
sans frontières des militaires, des services de renseignement et des  
autorités policières mène tout droit à de nouvelles frontières et  
de nouveaux murs, construisant ainsi de véritables forteresses en  
Europe et sur d’autres continents, visant directement les  
réfugiés, les gens “différents” mais également les militants  
et activistes politiques, les pauvres et les déshérités, ou encore  
les supporters sportifs.

     Se sentant constamment épiés et surveillés, les gens ne  
peuvent plus défendre librement leurs droits ni lutter pour une  
société plus juste. La surveillance massive devient une menace pour  
l’avenir de nos sociétés libres et démocratiques. Elle met  
également en danger le travail et l’engagement des associations  
civiles.

     De plus, la surveillance, la méfiance et la peur transforment  
progressivement notre société en un troupeau de consommateurs qui  
n’auraient “rien à cacher” dans une vaine illusion de  
sécurité totale ? Ils devraient être prêts à abandonner leurs  
libertés. Nous ne voulons pas d’une telle société !

     Nous pensons que le respect de la vie privée est une part  
essentielle de la dignité humaine. Une société libre et ouverte ne  
peut exister sans une communication et des espaces  
inconditionnellement privés.

     Le traçage et le fichage électronique systématiques de toute  
la population sont loin de nous protéger du crime. Ils coûtent des  
milliards d’euros et portent atteinte à la vie privée de citoyens  
innocents.

     Sous le règne de la peur, et d’une sur-activité aveugle, les  
mesures de sécurité ciblées et pérénisées s’avèrent  
inefficaces, alors que dans le même temps, on omet de résoudre les  
problèmes quotidiens de la population, tels que le chômage et la  
pauvreté.

     Afin de protester contre la sécuritaro-mania et la surveillance  
excessive, nous descendrons dans les rues des grandes villes de  
nombreux pays le 11 octobre 2008. Nous vous appelons tous à vous  
joindre à cette protestation pacifique. Les politiciens doivent  
comprendre que nous sommes prêts à descendre dans la rue pour  
défendre nos libertés.

     Vous pouvez trouver les dernières informations sur les  
différentes manifestations et la liste des villes participantes sur:
     http://wiki.vorratsdatenspeicherung.de/Freedom_Not_Fear_2008.

     Nos demandes

     1. Réduction de la surveillance

     * Suppression de la conservation généralisée des logs de nos  
télécommunications (rétention de données).
     * Abolir la collecte généralisée de nos données biométriques.
     * Abolir la collecte généralisée de nos données génétiques.
     * Supprimer la vidéosurveillance permanente et les techniques de  
détection automatique.
     * Supprimer le financement pour le développement de nouvelles  
techniques de surveillance.
     * Pas d’enregistrement généralisé de tous les voyageurs  
aériens (données PNR).
     * Pas d’échange d’informations avec les États-Unis et  
autres États qui n’ont pas de protection efficace des données.
     * Pas d’espionnage de nos ordinateurs, à distance ou non.
     * Pas de surveillance et de filtrage des communications Internet  
(Paquet Télécoms UE).

     2. Evaluation des moyens de surveillance existants

     Nous appelons à un examen indépendant de tous les moyens de  
surveillance quant à leur efficacité et leurs effets secondaires  
préjudiciables.

     3. Moratoire pour les nouveaux moyens de surveillance

     Après l’armement des pays de ces dernières années, nous  
demandons le gel immédiat des nouvelles lois sécuritaires, qui  
restreignent les libertés civiles.

     4. Garantie de la liberté d’expression, de dialogue et  
d’information sur l’Internet

     * Interdire le déploiement de technologies de filtrage sur les  
infrastructures réseaux des FAI.
     * Garantir que seul le juge indépendant et impartial puisse  
déclarer un contenu illicite et demander son retrait d’un site web.
     * Créer un véritable droit de citation multimédia,  
aujourd’hui indispensable au débat public dans les démocraties.
     * Garantir la protection des lieux communs d’information, de  
dialogue, et d’expression sur internet( sites participatifs ,  
forums, blogs) aujourd’hui menacés par des lois inadaptées et qui  
poussent à l’auto-censure (”chilling effect”)

Paris, le 27 juillet 2008

Source : Ligue Odebi http://www.odebi.org/new2/?p=481#more-481

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Ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas.
Le sage enseigne par ses actes, non par ses paroles.
Lao-Tseu

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Info, dés/abonnement : http://listes.samizdat.net/sympa/info/actus_l
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    <dc:creator>Pedro</dc:creator>
    <dc:date>2008-08-11T05:38:02</dc:date>
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    <title>[actus_l] Le passeport biométrique serait falsifiable</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1993</link>
    <description>http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&amp;sid=9316714

Le passeport biométrique serait falsifiable

10.07.2008 11:23
Trois chercheurs lausannois ont examiné le passeport biométrique. Présenté
comme un gage de sécurité et de fiabilité, celui-ci comporte des risques de
falsification et des lacunes dans la protection des données, disent-ils dans
Uniscope. Au terme d'une étude de deux ans financée par le Fonds national de
la recherche scientifique (FNS), une experte de la police scientifique, une
juriste ainsi qu'un ingénieur ont établi que les données biométriques
induisaient d'importants risques dans chacun de leur domaine.

Les résultats de leurs recherches font l'objet d'un article dans Uniscope, la
publication mensuelle de l'Université de Lausanne. Les conclusions de cette
recherche prennent une dimension toute particulière à l'heure où le Parlement
vient d'approuver l'ajout, dès 2009, de deux empreintes digitales au passeport
à croix blanche. Falsification facile "On peut mouler l'empreinte digitale de
quelqu'un et réaliser un contre-moulage à l'aide de gélatine. Il suffit
ensuite de coller cette fine couche de gélatine sous l'index, par-dessus ses
propres empreintes. Tous les capteurs que nous avons testés, même ceux munis
d'un dispositif antifraude, se font piéger", explique Marcela Espinoza, de
l'Institut de police scientifique, dans Uniscope.

Pour la chercheuse, il est tout à fait envisageable d'obtenir l'empreinte de
quelqu'un sans son accord ou en relevant une trace, par exemple sur un verre.
Les photos posent aussi problème "Avec la photo du visage, le fait que vous
ayez laissé pousser vos cheveux ou votre barbe peut perturber le système, qui
peinera à vous reconnaître. De même, une variation dans l'éclairage ou la
position de la tête peut fausser la mesure", constate Jonas Richiardi,
postdoctorant du groupe traitement de la parole et biométrie à l'EPFL.

Dans le cas d'une vérification automatique et systématique, il faudra donc
décider d'un seuil de tolérance arbitraire au-delà duquel on estime que la
personne tente de frauder.

"Avec un seuil élevé, il y a peu de chances que des tricheurs passent
inaperçus, mais le risque est grand que des personnes honnêtes soient
refoulées. Avec un seuil plus bas, on diminue ce risque de faux rejets, mais
également l'efficacité de la protection". A l'heure actuelle, personne ne sait
qui fixerait ce seuil et s'il serait le même dans tous les pays.

tsr.ch/mej
http://www.unil.ch/webdav/site/unicom/shared/uniscope/2007-2008/U_536.pdf


http://www.24heures.ch/pages/home/24_heures/l_actu/vaud/detail_vaud/(contenu)/242054

Le futur passeport biométrique est moins sûr qu’on l’imagine

SÉCURITÉ | 00h22 Des chercheurs lausannois mettent en évidence la possibilité
de tromper les empreintes digitales et la photo numérique enregistrées dans la
puce électronique. 

Une experte en police scientifique, un ingénieur et une juriste jettent un
froid sur l’engouement pour le passeport biométrique considéré comme un gage
de sécurité quasi absolue.

Les conclusions du premier volet de leur recherche, relatées dans Uniscope,
publication de l’Université de Lausanne, font l’effet d’un pavé dans la mare à
l’heure où le parlement fédéral vient d’approuver l’ajout de deux empreintes
digitales à ce document comportant déjà une photo numérisée depuis 2006.
Marcela Espinoza, doctorante à l’Institut de police scientifique de
l’Université de Lausanne, démontre en effet qu’il est possible de tromper un
système de reconnaissance d’empreintes digitales utilisant les technologies
d’aujourd’hui. Le coup de la gélatine

L’experte affirme que de nombreux essais ont mis en évidence des faiblesses
dont un bricoleur avisé peut tirer parti. Il lui suffit de prélever une
empreinte, sur un verre par exemple, de réaliser un contre-moulage en
gélatine, de se le coller sous l’index puis de passer la douane avec le faux
passeport. Tous les capteurs se laissent abuser. «Pour l’instant, seuls des
systèmes supervisés présentent des garanties.» Jonas Richiardi, ingénieur
EPFL, du groupe traitement de la parole et biométrie, a lui examiné la
vérification automatique des visages dont l’image est numérisée sur une puce.
«Il suffit de se laisser pousser les cheveux ou la barbe pour perturber le
système. Il faudra décider d’un seuil de tolérance. Trop serré, ce sont les
gens honnêtes qui seront rejetés. Trop large, les fraudeurs passeront… A
l’heure actuelle personne ne sait qui fixerait ce seuil et s’il serait le même
dans tous les pays.»

Elodie Arnaud, juriste à l’Institut suisse de droit comparé, pose une colle:
«Et comment une personne refoulée pour une raison technique pourra-t-elle
prouver son identité?».

En conclusion les trois chercheurs déplorent «que les failles perçues, pour
certaines déjà connues, n’aient pas conduit à retarder l’introduction
prématurée de la technologie».

Avec l’appui du Fonds national de la recherche scientifique, leur travail se
poursuit maintenant par une seconde phase plus constructive, destinée à
préconiser des solutions.

Lausanne exploite depuis 2006 un centre pilote dans la collecte des données
numériques pour les nouveaux passeports. Situé près de la gare CFF, ce centre
est placé sous la responsabilité du service cantonal de la population. Dès le
1er mars 2010

«A titre personnel et en tant que citoyen, les observations de ces chercheurs
m’interpellent», observe Henri Rothen, chef du service. «Mais le risque zéro
n’existe pas et il arrive un moment où il faut mettre en balance les
faiblesses et les forces du système.» Et de préciser que c’est à partir du 1er
mars 2010 que seront établis les nouveaux sésames comportant les empreintes
digitales enregistrées sur une puce électronique. Selon la récente proposition
du Conseil fédéral, ce document coûtera 140?francs (68?francs pour les
enfants). Il sera valable cinq ans. 

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Info, dés/abonnement : http://listes.samizdat.net/sympa/info/actus_l
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    <dc:creator>Bb!</dc:creator>
    <dc:date>2008-07-25T15:31:05</dc:date>
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  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1992">
    <title>[actus_l] Infom&lt; at &gt;gic, en pointe sur les technos d analyse de l information</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1992</link>
    <description>http://www.intelligenceonline.fr/detail/detail_articles/p_detail.asp?DOC_I_ID=45818416&amp;Context=CAN&amp;ContextInfos=chan_rub_iof_sommaire&amp;Service=GRA&amp;CodeAffilie=A_INDIGO

24/07/2008 Paris
Infom&lt; at &gt;gic, en pointe sur les technos d’analyse de l’information

 Figurant parmi les pôles de compétitivité les mieux notés par l'étude du
Boston Consulting Group publiée le 18 juin, Cap Digital devrait être renforcé.
Son projet phare, Infom&lt; at &gt;gic, développe des applications d’analyse
d’information intéressant en premier

Coordonnés par Thales Land &amp; Joint Systems, les 25 grands groupes, PME et
laboratoires d’Ile-de-France associés au projet Infom&lt; at &gt;gic, peaufinent
actuellement leurs prototypes de logiciels de recherche multimédia et
d’analyse de l’information (voir schéma).

Parmi les projets développés par Infom&lt; at &gt;gic figurent le démonstrateur Risk
Detection, centré sur l'anticipation de crises politiques et économiques, à
l’usage de gouvernements et de war rooms d’entreprises ; Call Surf, qui
exploite le contenu de millions de conversations téléphoniques issues de
centre d’appels, intéressant les directions marketing de grands groupes et les
services d’Etat effectuant des interceptions massives. Des technologies
développées au sein d’Infom&lt; at &gt;gic ont d’ores et déjà trouvé des applications
concrètes : le système de traitement du renseignement Athena vendu par Thales
à la Gendarmerie nationale fin 2007 en exploite certaines.

Financé par l’Etat via le Fonds de compétitivité des entreprises et doté d’un
budget de 65 millions € sur quatre ans, Infom&lt; at &gt;gic est le plus important des
100 projets de Cap Digital. Thales participe également à onze des 28 projets
"sécurité et défense" de Systematic, le second pôle de compétitivité de la
région Ile-de-France, dédié aux systèmes numériques complexes ; le président
du pôle, Dominique Vernay, est aussi le directeur recherche et technologie de
Thales. 


http://www.innovationlejournal.fr/spip.php?article1801

Pôle de compétitivité : Le numérique, c’est magique !

Développé dans le cadre d’Infom&lt; at &gt;gic, le système de vidéosurveillance
intelligente « Urban view » pourrait notamment avoir des applications dans le
domaine de la sécurité routière. © Cap Digital Le 20 décembre, le pôle de
compétitivité numérique Cap Digital présentait quelques uns des travaux les
plus avancés du projet « Infom&lt; at &gt;gic », qui vise à développer de nouvelles
solutions de recherche, de traitement et d’indexation des informations. Doté
d’un budget de 40 millions d’euros, il doit permettre aux entreprises
franciliennes de devenir des acteurs de premier plan en matière de NTAI, les
Nouvelles technologies d’analyse de l’information. Qu’il s’agisse du moteur de
recherche sémantique, de la vidéo-surveillance intelligente, ou de la
traduction sous forme textuelle des documents sonores, plusieurs prototypes
des équipes d’Infom&lt; at &gt;gic pourraient bientôt passer en phase de
commercialisation Avec la croissance exponentielle des informations, un marché
colossal s’ouvre aux entreprises qui maîtrisent les technologies permettant de
rechercher, d’extraire, d’analyser et d’indexer des données de plus en plus
foisonnantes. Estimé à 15 milliards d’euros en 2007, ce marché est pour
l’instant dominé par les géants américains comme Google, dont le moteur de
recherche est utilisé par 1,5 milliard d’internautes pour naviguer sur 10
milliards de pages web. Un outil qui ne constitue cependant pas la panacée de
la recherche en ligne : « sur Google, plus votre requête est détaillée, moins
vous avez de réponses. Ca devrait être le contraire : plus vous êtes précis,
plus vous obtenez de résultats pertinents. C’est ce que va prochainement
permettre le moteur de recherche sémantique « Pertimm  », qui devrait être
disponible dans 18 mois  », assure Patrick Constant, PDG de Pertimm, une
société spécialisée dans le traitement de l’information. Le développement de
cet outil de recherche sémantique, en partenariat avec des entreprises comme
Xerox ou Thalès, se fait dans le cadre du projet « Infom&lt; at &gt;gic », porté par Cap
Digital, pôle de compétitivité mondial dédié aux contenus numériques.

Les 18 prototypes d’Infom&lt; at &gt;gic

Doté de 40 millions d’euros, cet ambitieux projet réunit 27 partenaires
scientifiques et industriels franciliens, répartis en 18 équipes de travail,
autour d’un même objectif : « imaginer des solutions pour extraire et traiter
tous types de données - sonores, visuelles, textuelles -, en créant des
passerelles entre les différentes technologies qui les véhiculent  », indique
Jean-François Marcotorchino. Directeur scientifique chez Thalès - entreprise
chef de file d’Infom&lt; at &gt;gic -, il présentait le 20 décembre quelques-uns des
travaux les plus avancés de ce projet lancé en janvier 2006 pour donner aux
entreprises d’Ile-de-France un coup d’avance en matière de NTAI, les Nouvelles
technologies d’analyse de l’information. Parmi les travaux présentés, outre le
moteur de recherche sémantique Pertimm, figurait également un étonnant système
de transcription et de classement des données audio : « Callsurf ». Associant
EDF, le CNRS et les PME Sinequa, Temis et Vecsys, Callsurf répond au besoin
d’EDF d’exploiter le contenu des échanges téléphoniques entre ses clients et
les conseillers de ses centres d’appel. Vecsys fournit la technologie qui
permet de transcrire instantanément les paroles en texte. Le moteur de
recherche développé par Sinequa, spécialiste de l’indexation des données,
permet ensuite de retrouver une conversation selon son contenu (factures,
résiliations, entreprises concurrentes…). Enfin, dans un troisième temps, la
solution mise au point par Temis classe les conversations par thème, « et
permet donc aux responsables des centres d’appel d’avoir une vue globale du
contenu des conversations. Pour EDF, qui reçoit 25 millions d’appels par an,
c’est une masse de données très utile pour mieux connaître les clients, la
qualité des services, et savoir quels nouveaux services développer  »,
explique Martine Garnier-Rizet, responsable de la reconnaissance et du
traitement de la parole chez Vecsys.

Un modèle de fertilisation croisée

La synergie qui existe entre les partenaires de Callsurf se retrouve, autour
du démonstrateur « Urban view », entre Thalès, EADS, l’Onera (1) et l’ENST(2).
Il s’agit d’un système de vidéo-surveillance « intelligent », capable de
répondre à des requêtes précises : « en réponse à la question « est-ce qu’une
voiture rouge s’est arrêtée dans cette rue et est-ce que deux personnes en
sont sorties ? », le système que nous développons sera en mesure d’afficher
les images correspondantes », explique Pierre Hoogstoel, responsable du projet
Infom&lt; at &gt;gic. « C’est la preuve qu’il existe une synergie très forte entre les
partenaires de ce pôle, une fertilisation croisée qui permet à chaque acteur
d’être influencé par la technologie des autres et de progresser. Cette
collaboration permet déjà à certaines équipes d’Infom&lt; at &gt;gic de répondre à des
appels d’offre publics ou privés  », souligne Jean-François Marcotorchino. 

24 décembre 2007, William Bolle 
(1) Onera : Office nationale d’études et de recherches aérospatiales 
(2) ENST : Ecole nationale supérieure des télécommunications



http://www.see.asso.fr/clubs_techniques/siid/?/Evenement

AViRS’08 - Analyse Vidéo pour le Renseignement et la Sécurité - Mercredi 2
Avril 2008 - ENSTA

Liste des présentations :

SESSION 1 : Techniques d’analyse du contenu vidéo

    * Interprétation de scènes de vidéo-surveillance - François Brémond -
INRIA PULSAR
    * Analyse automatique de flux d’archives vidéo pour des applications de
renseignement et de défense à MBDA - Nicole Cambou, Lydiane Agranier, Pierre
Pasquier - MBDA
    * Authentification multi points de vue de véhicules dans les vidéos -
Jonathan Guinet, Stéphane Herbin, Guy Le Besnerais, Sylvie Philipp-Foliguet -
ONERA - ETIS
    * Caractérisation automatique de véhicules par vidéo - Damien Pichard,
Jacques Pontet - CS
    * Analyse de séquences vidéo géo-référencées pour la lutte contre les
engins explosifs improvisés par détection de changements le long d’itinéraires
régulèrement empruntés - David Monnin, Etienne Bieber, ISL
    * Détection et reconnaissance automatique de navires franchissant la passe
d’entrée d’un port de plaisance - Habib Djebabi, Valentin Gies, Frédéric
Bouchara, Michel Grimaldi - PROTEE - LSIS
    * UrbanVIEW : Requêtes sémantiques sur une archive de vidéos urbaines pour
la surveillance et la sécurité - Benjamin Cépas, Denis Marraud, Livier
Reithler - EADS Innovation Works
    * Etat de l’art de la reconnaissance faciale interactive en
vidéo-surveillance - Paul Welti, SAGEM SECURITE - Groupe SAFRAN

SESSION 2 : Grands systèmes d’analyse et d’archivage vidéo : état des lieux,
besoins et enjeux

    * Enjeux et besoins pour la sécurité intérieure - Gilles Robine -
Ministère de l’Intérieur (STSI)
    * Point de vue sur la vidéo-surveillance - André Follic, Francis Gillet -
Cap Gémini
    * Intérêts et limites de la vidéo-surveillance intelligente pour la
sécurité globale - Pierre Bernas - EVITECH
    * DYVINE : Réseau dynamique de vidéo-surveillance - Philippe Chrobocinsky,
Guilhem Varangot, Franck Angella, Frédéric Perlant - EADS Defence and Security
    * Architecture générique de stockage multimédia réparti avec recherche et
indexation distribuées (Projet ITEA2 - LINDO) - François Gaspard, Jean-Pierre
Guignard, Olivier Pietquin, Florence Sedes, Jean-François Seignole,
Jean-François Sulzer - CEA LIST, HiStor, SUPELEC, IRIT, SGT, Thales Security
Systems

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    <dc:date>2008-07-25T08:28:17</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1991">
    <title>[actus_l] L employeur peut rechercher et identifier les sites internet sur lesquels le salarié a surfé dans le cadre de son travail</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1991</link>
    <description>http://www.net-iris.fr/veille-juridique/actualite/20212/employeur-peut-rechercher-et-identifier-les-sites-internet-sur-lesquels-le-salarie-a-surfe-dans-le-cadre-de-son-travail.php

L'employeur peut rechercher et identifier les sites internet sur lesquels le
salarié a surfé dans le cadre de son travail 
Publié le mercredi 23 juillet 2008 Cass / Soc - 9 juillet 2008 - Cassation
partielle sans renvoi Numéro de Pourvoi : 06-45800 

La lecture des e-mails identifiés comme personnels depuis le poste de travail
du salarié, est strictement interdite à l'employeur, hors motif grave et
légitime ou présence du salarié et avec l'accord de celui-ci. Mais une
question n'avait pas encore été tranchée, celle de savoir si la surveillance
des sites web visités par le salarié durant son travail était ou non possible
et dans quelles conditions.

Par un arrêt du 9 juillet 2008, la Cour de cassation a rendu un attendu de
principe sans ambiguïté sur le sujet : "les connexions établies par un salarié
sur des sites Internet pendant son temps de travail grâce à l'outil
informatique mis à sa disposition par son employeur pour l'exécution de son
travail, sont présumées avoir un caractère professionnel de sorte que
l'employeur peut les rechercher aux fins de les identifier, hors de sa
présence".

Dès lors, se trouve justifié le licenciement pour faute grave d'un responsable
de production et de contrôle informatique, fondé sur le contrôle effectué à
son insu par la direction de l'entreprise sur le disque dur de son ordinateur
et sur une expertise effectuée également en l'absence du salarié, ayant permis
de prouver une utilisation abusive et personnelle de l'outil informatique mis
à sa disposition pour l'exécution de son travail.

Notons que l'arrêt apporte également une précision importance, mais cette
fois-ci sur un autre sujet de contentieux, à savoir si le juge prud'homal
était compétent ou non pour connaître d'une action en réparation du préjudice
subi par un salarié en exécution d'un pacte d'actionnaires prévoyant en cas de
licenciement d'un salarié la cession immédiate de ses actions à un prix
déterminé annuellement par la majorité des actionnaires.

Selon la Cour de cassation, "la demande en paiement de dommages-intérêts d'un
salarié en réparation du préjudice causé par les conditions particulières de
cession de ses actions en raison de la perte de sa qualité de salarié du fait
de son licenciement constitue un différend né à l'occasion du contrat de
travail", ce qui implique que le conseil des prud'hommes est compétent pour
statuer sur le litige.

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  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1990">
    <title>[actus_l] Edvige: un fichier de plus, un fichier de trop ?</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1990</link>
    <description>

Edvige: un fichier de plus, un fichier de trop ?

Par Arthur Nazaret | Etudiant, IEP de Lyon | 24/07/2008 | 21H40

Trente-sept: c’est le nombre de fichiers de police et de gendarmerie existant
en France. Une prolifération qui inquiète.

Au commissariat de Nanterre (DR).

C’était le premier juillet. Le Journal officiel publiait le décret de
naissance du fichier Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de
l’information générale). Il s’agissait de mêler les fichiers des RG et ceux de
la DST, ces deux entités fusionnant. Mais, pour beaucoup d’association, près
de 300, le ministère de l’Intérieur est allé plus loin. Trop loin.

Depuis, le 10 juillet une pétition circule, en attendant un recours devant le
Conseil d’Etat. Alain Bauer, lui, criminologue et auteur en 2007 d’une étude
sur les fichiers de police et de gendarmerie, estime qu’il n’y a là « rien de
nouveau sous le soleil ». Selon lui, ce n’est pas ce fichier qui nous fera
passer dans une société de surveillance. Pour une raison simple : on y est
déjà ! 

Car dans le monde de la surveillance, ce fichier n’est pas seul. En 2OO7, le
rapport Bauer en énumérait déjà trente six. « On voit fleurir des fichiers
dans lesquels prévaut la logique policière et non pas la logique judiciaire,
estime Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature. Des
personnes qui sont innocentes, présumées innocentes, ou déclarées innocentes
se retrouvent dans ce type de fichier, ça nous semble particulièrement
dangereux ».

Mais, il n’y a pas que le milieu associatif qui s’en inquiète. « On a tendance
aujourd’hui à créer trop de fichiers avant d’avoir vu les effets de ceux qui
existaient déjà, note Alex Türk, président de la Cnil. Nous avons une
angoisse, dans l’ensemble des pays européens, sur la prolifération des
fichiers ».

Les fichiers de la colère

Parmi les fichiers les plus pointés du doigt se trouvent le Stic, le FNAEG, et
le fichier des étrangers. Le Stic est le grand fichier de la police, issu du
plan Joxe en 1985. Définitivement mise en place en 1998. Officialisé en… 2001.
Il recense les procédures judiciaires et les infractions. Et comprend aussi
bien les personnes mises en cause que les victimes. Qu’elles soient majeures
ou mineurs. Un fichier souvent mal mis à jour puisqu’il contient, selon la
Cnil un taux d’erreurs d’environ 25 %. Ce qui parfois conduit à évincer par
erreur certaines personnes de certains emplois… Les données sont conservées
jusqu’à quarante ans. 85 000 personnes y ont accès.

Le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG), lui a été crée en 1998.
A la base il concernait seulement la répression des infractions sexuelles et
la protection des mineurs. Depuis, il a été élargi en 2001, puis 2003 pour
devenir « un outil d’identification criminelle « généraliste », selon le
rapport Bauer. D’où sa croissance exponentielle. Pour Hélène Franco, le
problème est que ce fichier « concerne aussi des mineurs. Et pas uniquement
des personnes condamnées par la justice».

 Autre fichier peu apprécié à gauche, le Fichier des personnes nées à
l’étranger (FPNE). Le rapport Bauer, précise que « chaque militaire établit
une fiche dès lors qu’une personne née à l’étranger entre en contact avec une
unité de gendarmerie. » Environ sept millions de personnes y seraient
inscrites. « On ne comprend pas la finalité, en terme d’enquête judiciaire ou
pour la sécurité publique, nous déclare Hélène Franco. On est dans une logique
d’intrusion ».

Car dans l’arbitrage délicat entre sécurité et liberté, la première semble
désormais prévaloir systématiquement sur la seconde. Une tendance renforcée
par les traumatismes nés du 11-Septembre. Dans « La Globalisation de la
surveillance », Armand Mattelart, sociologue à Paris-VIII, écrit ainsi:

    « Ne pas vouloir être mis en fiche, voilà le crime aujourd’hui. »

Dénonçant une société dans laquelle « la sécurité s’est muée en obsession
sécuritaire », le chercheur s’émeut de l’apathie du public: « Au niveau des
mentalités collectives, une sorte d’accoutumance s’est créée qui a élargi les
seuils de tolérance et a fait que beaucoup consentent, sans même parfois s’en
apercevoir, des abandons importants de leur sphère privée et de leurs droits
fondamentaux. »

Des registres de baptêmes en 1539 au traçage scientifique

Certes, la logique de fichier n’est pas nouvelle. Dès 1539, l’Eglise commence
à tenir des registres de baptêmes. Le problème, pour le criminologue Alain
Bauer, n’est pas tant le fichage mais la manière dont on gère et dont on
contrôle ces fichiers. Avec l’arrivée de l’informatique, les progrès
scientifiques et technologiques ont changé la donne, comme le montrent
Françoise de Blomac et Thierry Rousselin dans leur livre "Sous Surveillance".
Cela rend possible ce qu’Alex Turk appelle un double traçage. Traçage, dans
l’espace: biométrie, géolocalisation, vidéosurveillance, réquisition sur les
cartes bancaires, sur les téléphones portables, les pass Navigo, puces RFIdes…
Et traçage dans le temps, via les traces que l’on laisse sur Internet avec les
réseaux sociaux, les moteurs de recherches:

Cette accumulation de fichiers mène au phénomène de la « grenouille
ébouillantée ». Jetez une grenouille dans de l’eau bouillante, elle
s’échappera. En revanche, si la température monte peu à peu, l’amphibien ne
s’aperçoit de rien et meurt. Selon Alex Türk, pour le citoyen, c’est pareil:

► Lire aussi: "Sous surveillance! Démêler le mythe de la réalité" par
Françoise de Blomac et Thierry Rousselin - Les Carnets de l’Info, 2008 -
253p., 16€. ► "La Globalisation de la surveillance - Aux origines de l’ordre
sécuritaire" par Armand Mattelart - La Découverte, 2007 - 259p., 18€. ► Le 28e
rapport de la Cnil, édition 2008.


Edvige va trop loin?


Le fichier Edvige suscite la colère des associations. Pour Hélène Franco, du
Syndicat de la magistrature, le problème est qu’« on va pouvoir ficher des
informations extrêmement large, à caractère personnel sur potentiellement
toute la population de plus de treize ans, mais évidemment plus spécifiquement
les militants et le monde associatif, avec des informations à caractère très
intime ».

Le fond du texte fait polémique, mais la controverse existe aussi sur deux
points plus précis: 1. Selon Alex Türk, président de la Cnil, le gouvernement
ne souhaitait pas publier l’information au JO (ce que dément Gérard Gachet,
porte-parole du ministère de l’Intérieur, joint par Rue 89). Or sans
publication au JO, la Cnil n’aurait pas eu de droit de regard sur ce fichier.
2. Ficher des mineurs dès l’âge de treize ans sera possible. Est-ce une
nouveauté? Oui pour Hélène Franco. Non pour le criminologue Alain Bauer. Le
décret de 1991 ne précisant pas d’âge, tout serait permis… Quant au communiqué
officiel du gouvernement, il stipule que « la seule modification par rapport à
l’ancien fichier est l’extension possible aux mineurs (…) ».

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    <dc:date>2008-07-25T08:28:28</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1989">
    <title>[actus_l] Edvige, Cristina, Ardoise : la difficile mobilisation contre les fichiers de police</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1989</link>
    <description>[La CNIL a craint aussi que le décret Edvige ne soit pas publié. Le 
ministère dément : "Il n'y a jamais eu d'hésitation à ce sujet."]


    Enquête
    Edvige, Cristina, Ardoise : la difficile mobilisation contre les
    fichiers de police
    LE MONDE | 24.07.08 | 14h21  •  Mis à jour le 24.07.08 | 14h21


    Quand Edvige masque Cristina... Trois cent vingt-huit associations,
    syndicats et partis politiques ont signé l'appel pour obtenir
    l'abandon du fichier de police baptisé Edvige (acronyme pour
    Exploitation documentaire et valorisation de l'information
    générale), et 46 110 personnes avaient paraphé, jeudi 24 juillet, la
    pétition. Parmi les dernières organisations à rejoindre le collectif
    Non à Edvige, figurent la branche française d'Amnesty International
    et, depuis le 22 juillet, la CFDT. La centrale syndicale, tout comme
    FO, a rejoint le mouvement pour déposer un recours devant le Conseil
    d'Etat.

    Pendant ce temps, le fichier Cristina (Centralisation du
    renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les
    intérêts nationaux) prend forme sans opposant. Classé "secret
    défense", c'est comme s'il n'existait pas. Il contient aussi des
    données personnelles sur les personnes fichées mais son spectre est
    plus large puisqu'il englobe leurs proches et leurs relations.

    Les deux fichiers ont un point commun ; ils sont tous deux issus de
    la réforme du renseignement qui a abouti au démantèlement des
    Renseignements généraux (RG). Une partie des fonctionnaires rejoint
    la sécurité publique au sein d'une nouvelle sous-direction de
    l'information générale (SDIG) ; une autre fusionne avec la DST pour
    former la direction centrale du renseignement intérieur.
    Logiquement, le fichier des "RG" a suivi le même parcours donnant
    naissance, le 1er juillet, d'un côté à Edvige, de l'autre à
    Cristina, qui conserve le caractère secret de l'ancien fichier DST.
    Mais l'un est soumis au contrôle de la Commission nationale de
    l'informatique et des libertés (CNIL), l'autre pas.

    "DONNÉES SENSIBLES"

    La mobilisation des anti-Edvige n'a cessé de s'amplifier depuis la
    publication du décret instituant le fichier pour lequel la CNIL a
    donné un avis favorable avec des "réserves" - notamment sur la
    traçabilité des consultations, jugée insuffisante. Le collectif
    proteste ainsi contre l'extension, dès l'âge 13 ans, des personnes
    qui peuvent y figurer dès lors qu'elles portent atteinte à "l'ordre
    public". Une disposition qui n'était pas précisée dans la version RG
    du fichier régi par un décret de 1991.

    En réalité, le fichage des adolescents, déjà autorisé dans le cadre
    de fichiers de police judiciaire comme celui des empreintes
    génétiques, se faisait même dans le domaine du renseignement. "C'est
    une logique de clarté qui a prévalu", affirme l'entourage de la
    ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, en présentant Edvige
    comme un fichier "un peu toiletté". "La folie des fichiers n'a pas
    épargné les mineurs", relevait, dès avril 2007, le Syndicat de la
    magistrature (SM, gauche) dans son bulletin Justice, en dénonçant le
    manque de "disposition protectrice" dans l'ordonnance de 1945.

    Autre source de mécontentement : comme dans l'ancien fichier des RG,
    Edvige peut collecter des données sur toute personne jouant "un rôle
    politique, économique, social ou religieux significatif". Mais il
    sera possible, en plus, d'y faire figurer des paramètres personnels
    comme l'orientation sexuelle ou la santé. Le gouvernement s'appuie
    pour cela sur la loi du 6 août 2004, dont les décrets n'étaient
    jamais parus...

    "Initialement, les comportements et déplacements des personnalités
    devaient y figurer, déclare le secrétaire général de la CNIL, Yann
    Padova. Quant aux données sensibles sur la santé ou l'orientation
    sexuelle, nous avons obtenu qu'elles soient mentionnées de manière
    exceptionnelle et non sans limite comme cela était prévu." La CNIL a
    craint aussi que le décret Edvige ne soit pas publié. Le ministère
    dément : "Il n'y a jamais eu d'hésitation à ce sujet."

    La bataille sur les fichiers de police est loin d'être finie.
    Récemment, la CNIL a été sollicitée, par courrier, par les services
    de Mme Alliot-Marie pour se prononcer dès septembre sur Ardoise. En
    avril, la ministre avait pris la décision de suspendre ce logiciel
    censé alimenter la future base de données commune à la police et à
    la gendarmerie, et qui devait comporter des éléments sur
    l'orientation sexuelle, l'appartenance syndicale ou religieuse, ou,
    le cas échéant, la mention "SDF" des personnes fichées. A la CNIL,
    qui n'a pas le pouvoir d'empêcher la création d'un fichier, on
    "s'interroge" aujourd'hui sur cette saisine.

    Isabelle Mandraud



        LES PRINCIPAUX FICHIERS DE POLICE ET DE GENDARMERIE

        STIC : Système de traitement des infractions constatées. Créé en
        2001, il constitue le plus gros fichier de police. Il contient
        des renseignements issus des procès-verbaux sur les auteurs
        d'infraction, les personnes mises en cause et les victimes. Soit
        plus de 5 millions de noms, mineurs compris, et 35 millions de
        procédures. La CNIL contrôle en ce moment le fichier et devrait
        rendre ses conclusions en septembre.


        JUDEX : créé en 1986 et étendu en 1993, il contient des données
        sur les personnes recueillies dans toutes les procédures
        établies par les gendarmes. Consulté à 12 millions de reprises
        en 2007, il devrait, à terme, fusionner avec le STIC, ce qui
        aboutira à la création du plus gros fichier jamais vu jusqu'ici
        en France.
        FNAEG : Fichier national automatisé des empreintes génétiques.
        Créé en 1998, commun à la police et à la gendarmerie, il a été
        étendu en 2003. Il contient près de 500 000 empreintes.

        FAED : Fichier automatisé des empreintes digitales. Créé en
        1987, il a été consulté à 21 000 reprises en 2007 par la police
        et la gendarmerie.

        FPR : Fichier des personnes recherchées. Créé en 1996, étendu en
        2005, c'est le fichier le plus consulté par la police et la
        gendarmerie : 54 millions de fois en 2007.

        SALVAC : Système d'analyse et de liens de la violence associée
        au crime. Créé en 2003, il contient des données sur les tueurs
        en série.


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    <dc:creator>jet</dc:creator>
    <dc:date>2008-07-24T16:27:43</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1988">
    <title>[actus_l] Deux enjeux pour les bases WHOIS : Les données personnelles et l accèsà la base de données</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1988</link>
    <description>http://www.domainesinfo.fr/chronique/200/marie-emmanuelle-haas-deux-enjeux-pour-les-bases-whois-les-donnees-personnelles-et-l-acces-a-la-base-de-donnees.php

Deux enjeux pour les bases WHOIS : Les données personnelles et l’accès à la
base de données

Les données de la base WHOIS sont essentielles et sont nécessaires aux tiers
qui veulent par exemple identifier la personne physique titulaire d’un nom de
domaine ou procéder à une recherche de disponibilité complète incluant les
noms ressemblant à la dénomination concernée. La situation est différente de
celle des bases de données de marques et les enjeux sont importants, en termes
de dynamisme de l’extension et de sécurité juridique pour les tiers.

Points essentiels : 

•  Différence entre la base WHOIS et les registres des marques
Les bases de données des offices nationaux des marques comportent des données
qui peuvent être des données personnelles lorsque le déposant est une personne
physique. La mention de ces données est prévue et rendue obligatoire par la
loi, ce n’est pas le cas pour les noms de domaine.

•  Les lacunes de la base WHOIS
Le protocole WHOIS ne dispose pas d’une forte sécurité. Le WHOIS est déficient
en ce qui concerne les mécanismes de contrôle d’accès, l’intégralité et la
confidentialité. En conséquence, les services basés sur WHOIS ne devraient
être utilisés que pour des données non sensibles et accessibles à tous.

•  Textes de référence sur la gestion de la base WHOIS
Règlements (CE) n° 733/2002 du 22 avril 2002 et n° 874/2004 du 26 avril 2004
pour le .EU et article L. 45 du Code des Postes et des Communications
Electroniques et son décret d’application (article R. 20-44-48 du même Code)
pour la zone .FR.

•  "SQAW" : Service Qualifié d’Accès aux données WHOIS
Service d’accès privilégié à la base WHOIS de l’AFNIC permettant une
interrogation élargie de la base WHOIS de la zone FR. Il permet également des
recherches de disponibilité élargies aux noms similaires, voire des recherches
par nom de titulaire. Ces services sont assurés par certains bureaux
d’enregistrement spécialement accrédités à cet effet et dont fait partie INDOM.


La comparaison entre la base WHOIS et les registres des marques.

L’extrait WHOIS du nom de domaine peut être comparé au certificat
d’enregistrement de la marque, puisque ces deux documents identifient le nom
enregistré et le titulaire.

A la différence du certificat d’enregistrement, l’extrait WHOIS a également
une fonction technique, puisqu’il identifie le registre en charge de
l’extension et de la base WHOIS associée, ainsi que le bureau d’enregistrement
ou registrar qui enregistre et héberge le nom de domaine. Les bases de données
des offices nationaux des marques comportent des données qui peuvent être des
données personnelles lorsque le déposant est une personne physique. La mention
de ces données est prévue et rendue obligatoire par la loi, ce n’est pas le
cas pour les noms de domaine. Lorsque le titulaire est une personne physique,
les données le concernant portent dans les deux cas sur le nom et l’adresse
postale. Pour les noms de domaine, elles portent aussi sur son adresse
électronique et son numéro de téléphone. La divulgation des adresses
électroniques pose une difficulté spécifique car la base WHOIS est utilisée
comme source d’adresses pour les spammeurs. Cet aspect rend la question très
sensible. Elle est une différence essentielle entre les noms de domaine et les
marques.

La base WHOIS et la protection des données personnelles.

La base WHOIS de chaque registre est gérée selon les critères définis dans le
contrat d’accréditation entre l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names
and Numbers) et le registre. Les standards de l’Internet qui encadrent la
gestion de la base WHOIS sont les Request for Comments (RFC). Les RFC les plus
importantes sont la RFC 1591 de mars 1994 et la RFC 3912 de septembre 2004 qui
précise que "le protocole WHOIS ne dispose pas d’une forte sécurité. WHOIS est
déficient en ce qui concerne les mécanismes de contrôle d’accès, l’intégralité
et la confidentialité. En conséquence, les services basés sur WHOIS ne
devraient être utilisés que pour des données non sensibles et accessibles à
tous".

Les règles de droit interne sont également applicables à chaque registre. Pour
la France, les deux textes de référence sur les noms de domaine sont la
réglementation communautaire sur la gestion de la base WHOIS du .EU
(règlements (CE) n° 733/2002 du 22 avril 2002 et n° 874/2004 du 26 avril 2004)
et la réglementation nationale relative à la gestion de la base WHOIS de la
zone .FR, avec l’article L. 45 du Code des Postes et des Communications
Electroniques et son décret d’application (article R. 20-44-48 du même Code).
Pour la protection des données personnelles, il s’agit de la loi n° 78-17 du 6
Janvier 1978, modifiée, relative à l’informatique, aux fichiers et aux
libertés.

La loi pose le principe de la centralisation des données WHOIS par un
organisme unique, tandis que le décret précise que "les offices collectent, en
tant que de besoin auprès des bureaux d’enregistrement, et conservent les
données de toutes natures nécessaires à l’identification des personnes morales
ou physiques titulaires de noms de domaine. Ils mettent en place une base de
données publiques d’informations relatives aux titulaires des noms de domaine,
dans le respect de la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux
fichiers et aux libertés" (article L 45-I al.5).

Les règlements communautaires posent également le principe de la conformité de
la base de données WHOIS au droit communautaire sur la protection des données
et de la vie privée (règlement du 22 avril 2002, 12ème considérant et articles
2 et 4). Le règlement de 2004 précise quant à lui que "la base de données
WHOIS contient des informations sur le titulaire d’un nom de domaine, qui sont
pertinentes et non excessives par rapport à la finalité de la base de données.
Si les informations ne sont pas strictement nécessaires par rapport à la
finalité de la base de données et si le titulaire est une personne physique,
les informations devant être rendues publiques doivent être soumises au
consentement sans équivoque du titulaire du nom de domaine" (article 16 alinéa
2). Les seules informations portées à la connaissance des tiers dans tous les
cas de figure sont celles relatives au contact administratif et au contact
technique. Ces informations doivent être "raisonnablement exactes et
actuelles".

La gestion des données personnelles du .EU et du .FR : une évolution
convergente.

Dès sa création, le registre du .EU (EURid) a mis en place une procédure en
ligne de communication des données personnelles. C’est depuis décembre 2007,
que l’AFNIC a mis en place une procédure comparable pour lever l’anonymat. Il
est important qu’une telle procédure existe car le risque est sinon de
favoriser les pratiques de piratage par des personnes physiques peu
scrupuleuses qui se sentent protégées par l’anonymat de la procédure
d’enregistrement.

Il s’agit de concilier la légitime protection des données personnelles avec la
protection des droits de propriété intellectuelle et des droits de marques
d’une part et avec les droits des consommateurs et du public des internautes,
d’autre part. Les acteurs du web doivent pouvoir être identifiés car leurs
agissements engagent leur responsabilité. Un internaute qui a subi un dommage
causé par une pratique exercée sur un site web doit pouvoir identifier les
personnes responsables à l’origine de ce site et le titulaire du nom de
domaine peut en faire partie. S’il est vrai que le droit français oblige
l’éditeur du site web à s’identifier, cette obligation n’est pas toujours
respectée et n’existe pas dans tous les pays.

Chaque registre définit la politique de gestion de sa base WHOIS.

L’autre aspect relatif à la gestion de la base WHOIS réside dans les droits
qui peuvent être consentis aux tiers par chaque registre pour interroger sa
propre base. Cette interrogation est nécessaire par exemple pour procéder à
des recherches d’antériorités ou à des surveillances des nouveaux
enregistrements. Le but de ces recherches est d’identifier non seulement les
noms de domaine identiques à la dénomination objet de la recherche, mais
également les noms de domaine ressemblant à cette dénomination.

En ce qui concerne le registre EURid en charge du .EU, la base WHOIS peut être
interrogée pour des recherches à l’identique. En revanche, il n’est pas
possible d’interroger la base WHOIS pour procéder à des recherches sur des
noms similaires, ni à des recherches par nom de titulaire.

Avec le "service qualifié d’accès aux données WHOIS", l’AFNIC propose depuis
décembre 2007 de "fournir à des organismes qui en font la demande et sous
certaines conditions la liste des noms de domaines enregistrés chaque jour
en .fr, associés aux noms des bureaux d’enregistrement ayant procédé à ces
enregistrements". Ce service est payant et l’AFNIC exige que l’organisme
apporte "une valeur ajoutée à l'information fournie" et présente "des
garanties quant à l’utilisation de cette information". Elle propose ainsi un
accès privilégié à sa base WHOIS. Cet accès est la voie vers des modes
d’interrogation élargis de la base WHOIS de la zone FR et par exemple vers des
recherches de disponibilité élargies aux noms similaires, voire des recherches
par nom de titulaire.


Les conséquences.

Le mode de divulgation des données personnelles et le mode d’accès à la base
WHOIS ont des conséquences importantes. Si les recherches sont globalement
limitées à des recherches à l’identique, il n’est pas possible d’identifier
les noms de domaine portant atteinte à une marque, sous la forme d’une
imitation de cette marque. Il n’est pas non plus possible, lors de recherches
d’antériorités, d’identifier tous les noms de domaine susceptibles de
constituer des droits antérieurs.

Il en résulte :



    * un moindre dynamisme de la zone puisque la surveillance des nouveaux
enregistrements est nécessairement limitée aux noms identiques ;

      
    * une certaine insécurité juridique, puisqu’il n’est pas possible de faire
des recherches d’antériorités autres que des recherches à l’identique.



Marie-Emmanuelle HAAS
Avocate à la Cour
Cabinet CASALONGA AVOCATS
me.haas-LkUrl8N+02SB+jHODAdFcQ&lt; at &gt;public.gmane.org 

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    <dc:date>2008-07-23T15:53:01</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1987">
    <title>[actus_l] Les maires bloquent le passage au passeport biométrique</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1987</link>
    <description>http://www.lesechos.fr/info/france/4754421.htm

Les maires bloquent le passage au passeport biométrique
[ 23/07/08 ] - Voir les commentaires publiés (4)

L'instruction des futures demandes de passeport biométrique, que l'Etat va
déléguer à quelque 2.000 communes, est trop peu compensée au goût de bien des
maires. Un transfert de charge qui ne repose toujours sur aucun support légal.

Le nouveau passeport biométrique, qui doit entrer en circulation à partir du
28 juin 2009, donne bien du fil à retordre au ministère de l'Intérieur. A
moins d'un an de la date fatidique, nombre de maires refusent de laisser leur
commune instruire les futures demandes, comme les y presse ardemment la Place
Beauvau. Tous ceux du département de la Corrèze, entre autres, ont décidé de
dire non. Le secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF),
André Laignel, est entré en rebellion.

« Le compte n'y est pas », s'insurge le maire (PS) d'Issoudun (Indre). L'élu
chiffre entre 15.000 et 20.000 euros ce qu'il en coûtera à sa ville pour
instruire de l'ordre de 2.500 demandes de passeport par an. On est très loin
des 3.200 euros de dotation annoncés par le ministère pour chacune des 4.000 «
stations d'enregistrement » - des machines pour enregistrer photos et
empreintes digitales - qu'il a entrepris d'implanter dans 2.000 communes. Un
montant sur lequel « il n'y a jamais eu d'accord entre nous et l'Etat »,
rappelle avec insistance Jacques Pélissard, le président (UMP) de l'AMF, et ce
contrairement à ce que faisaient comprendre certaines circulaires
préfectorales. Des documents très directifs qui ont eu le don d'exaspérer les
maires destinataires. « On nous demandait de libérer une surface de 15 m2,
sécurisée et accessible pour les handicapés », poursuit André Laignel. Une
jurisprudence défavorable

Son estimation, qui intègre les coûts de personnel et d'autres frais
(électricité, câblage, formation des agents...), se fonde sur une
jurisprudence très défavorable à l'Etat. Celui-ci, depuis quelques années,
additionne les condamnations pour avoir transféré aux mairies, en vertu d'un
décret du 26 février 2001 aujourd'hui aboli, le traitement des pièces
d'identité sans la moindre compensation financière. Les villes de Versailles,
puis Besançon et Villeurbanne, notamment, ont touché de fortes indemnités.
Celle de Villejuif, l'une des dernières en date (« Les Echos » du 4 mars)
s'est vu verser la somme de 270.889 euros.

« Au plan législatif, les communes ne sont aucunement habilitées à assurer
l'instruction des titres d'identité », fait-on valoir à l'AMF. Clairement, le
déploiement du réseau de stations biométriques ne peut reposer que sur le
volontariat des mairies, en l'état actuel des textes, qui prennent leur temps
pour évoluer. Dans les tuyaux depuis deux ans, le projet de loi relatif à la
protection de l'identité n'en est toujours pas sorti. Ce texte, pris en
application du règlement européen du 13 décembre 2004 qui impose le passeport
biométrique dans les pays de l'Union, devrait être discuté à l'automne au
Parlement. « Pour l'instant, on essaye de mettre en oeuvre une loi avant même
qu'elle n'existe », raille un élu.

Et de rappeler qu'en 2006, il était aussi question de faire payer aux communes
les machines d'enregistrement avant que l'Etat ne fasse marche arrière. Tout
comme il est désormais prêt à revoir le montant de sa dotation financière, sur
la base d'une période d'expérimentation qui, après deux ans de retard, devrait
démarrrer très prochainement dans six départements. 

JOËL COSSARDEAUX


Europtima [23/07/2008 11:11]  dit :

Bonjour,
Cet article me fait beaucoup de peine. Au regard du titre j'imaginais les
maires mobilisés pour une grande cause, sur les questions éthiques et humaines
que pose la biométrie (l'OGM de l'humain ?). Et je lis qu'en fait ils ne sont
préoccupés que par des considérations bassement financières ! Flop. Bonne
journée. Jean Paul


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    <dc:date>2008-07-23T15:02:19</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1986">
    <title>[actus_l] Un million de noms sur la liste antiterroriste américaine</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1986</link>
    <description>http://www.cyberpresse.ca/article/20080722/CPMONDE/80722002/1014/CPMONDE/

Le mardi 22 juillet 2008

Un million de noms sur la liste antiterroriste américaine

Karin Zeitvoger

Agence France-Presse

Washington

Qu'ont en commun une religieuse catholique, un pilote de ligne ou Cat Stevens?
Rien, si ce n'est de figurer parmi plus d'un million d'autres noms sur la
liste de surveillance antiterroriste américaine.

Cette liste, censée contenir les noms de terroristes ou d'individus soupçonnés
de liens avec le terrorisme, a fortement gonflé depuis le 11 septembre et
empêche nombre de personnes qui n'ont a priori rien à se reprocher de prendre
l'avion, assure l'Association américaine des libertés civiles (ACLU).

Ce chiffre de plus d'un million provient d'un rapport du ministère de la
Justice sur le Centre de surveillance du terrorisme, division du FBI qui
alimente la liste de surveillance, précise l'ACLU.

Le Centre «avait plus de 700 000 noms dans sa base de données en avril 2007 et
la liste grossit de plus de 20 000 fiches par mois en moyenne», selon un
rapport de l'Inspecteur général du département de la Justice, ajoute
l'association.

«S'il y avait un million de terroristes menaçant les États-Unis, nos rues
seraient en flammes», confie à l'AFP Barry Steinhardt, directeur du programme
Technologie et Liberté de l'ACLU.

Non, cette liste ne comprend pas un million de personnes, conteste Leonard
Boyle, directeur du Centre de surveillance du terrorisme. Et il s'agit d'un
outil efficace, affirme-t-il, démentant également que des milliers
d'Américains soient détenus et confrontés à des tracasseries quotidiennes
parce qu'ils figurent sur cette liste.

Ainsi, Soeur Glenn Anne McPhee, ancienne secrétaire d'éducation à la
Conférence américaine des évêques catholiques, s'est retrouvée sur la liste
parce qu'un Afghan avait utilisé McPhee comme alias, selon l'ACLU et le San
Francisco Faith, bulletin en ligne du diocèse où travaille la religieuse.

Pendant neuf mois, à partir d'octobre 2003, elle a fait l'objet d'enquêtes
poussées et a dû demander à son évêque d'intervenir auprès de Karl Rove,
principal conseiller politique du président Bush à l'époque, pour que son nom
soit retiré de la liste noire.

Nelson Mandela avait eu besoin d'un ordre du Congrès pour obtenir d'être
enlevé de la même liste.

Cat Stevens, le chanteur de la fin des années 60 devenu musulman, qui
s'appelle désormais Yousouf Islam et n'a aucune trace d'activités liées au
terrorisme dans son dossier, s'est vu refuser l'entrée sur le sol américain.

Et son homonyme, Cat (diminutif de Catherine) Stevens, épouse d'un sénateur
américain, a rencontré des problèmes pour prendre l'avion, relève l'ACLU.

Robert Campbell, pilote de ligne pendant 22 ans, s'est retrouvé lui aussi sur
la liste des personnes interdites de vol.

«Je suis autorisé (...) à piloter un avion, mais si je souhaite voyager en
tant que passager, je suis interdit de vol», a-t-il expliqué en 2007 à la
télévision américaine.

Ce retraité, qui fut aussi pilote de la Marine américaine, ne comprend
toujours pas pourquoi il se retrouve sur cette liste.

En revanche, «beaucoup de noms de vrais terroristes ne sont pas sur la liste
qui est envoyée au personnel des compagnies aériennes, des agences de voyages,
de la douane», estime Barry Steinhardt.

«Souvent, ils ne communiquent pas les noms des pires terroristes aux gens qui
en ont besoin, parce qu'ils ont peur (...) que les noms se retrouvent sur la
place publique», selon lui.

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    <dc:date>2008-07-23T14:54:06</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1985">
    <title>[actus_l] Albanel prépare le terrain pour des mesures antipiratage en Europe</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1985</link>
    <description>http://www.ecrans.fr/Albanel-prepare-le-terrain-pour,4705.html

Albanel prépare le terrain pour des mesures antipiratage en Europe

par Astrid Girardeau

tags : piratage , droits d’auteur , Europe , riposte graduée

Le 21 et 22 juillet, s’est tenue à Versailles une réunion informelle des
ministres de la Culture et de l’Audiovisuel de l’Union européenne. Une
occasion pour Christine Albanel de rappeler certaines priorités de la France
en matière d’audiovisuel. Parmi les sujets abordés, celui du piratage et de la
protection des droits d’auteur, au cœur du projet de loi Création et Internet
en France, et du Paquet Télécom en Europe.

« La lutte contre le piratage des œuvres musicales, audiovisuelles et
cinématographiques s’est imposée dans nos débats comme un enjeu de première
importance a déclaré la ministre française (PDF). Il s’agit incontestablement
d’un problème complexe et délicat, dont la résolution ne saurait reposer sur
une seule catégorie d’acteurs mais, à l’inverse, sur une coopération accrue
des différentes parties prenantes. ». On pourras s’en étonner : il y a moins
d’un mois l’Association des fournisseurs d’accès et de services Internet (AFA)
et Free dénoncaient le projet de loi Création et Internet. Et d’autre acteurs
concernés par la loi, récemment Jean-Bernard Magesca, le président de FON
France, se plaignent justement de n’avoir jamais été contacté par le ministère.

Partant du constat que le cadre règlementaire européen actuel « ne contient
aucune mesure » concernant le « respect de la législation en matière de droit
d’auteur », la ministre française a proposé d’introduire deux dispositions
visent à instaurer « une obligation d’information de leurs abonnés, aux
opérateurs de communications électroniques ». Des propositions soutenues par
les ministres européens présents. « Nous nous sommes accordés pour souligner
le besoin d’information et de pédagogie auprès des internautes sur ce thème, a
expliqué Christine Albanel, précisant par ailleurs que cette obligation ne
saurait naturellement être source de charges financières significatives pour
ces fournisseurs. » Ce message obligatoire devrait aider à « garantir la
protection du droit d’auteur, de favoriser le développement des offres légales
de contenus culturels et créatifs en ligne et de lutter contre le piratage des
œuvres sur Internet. » Rien que ça.

Alors que certains débats autour du Paquet Télécom, qui doit être examiné en
assemblée plénière le 22 septembre, risquent d’être houleux, en conclusion
Christine Albanel a souhaité rappeler à ses « collègues en charge des
télécommunications ainsi que celle des députés européens et de la Commission,
sur la nécessité de prendre en compte ces spécificités et objectifs du secteur
audiovisuel dans la révision du “Paquet télécom” ».

Sur le même sujet :
- Antipiratage : Reports par paquets (16/07/2008)
- « Après s’être plantés pendant quinze ans, au nom de quelle vision d’avenir
ces gens veulent-ils imposer leurs lois ? » (16/07/2008) _- « Les internautes
européens risquent de se réveiller avec une sacrée gueule de bois
» (03/07/2008) _- Loi antipiratage : Les acteurs du net ripostent (26/06/2008)

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    <dc:date>2008-07-23T14:53:42</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1984">
    <title>[actus_l] Etats-Unis : restrictions renforcées pour les voyageurs venant de l UE</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1984</link>
    <description>http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=31226

Etats-Unis : restrictions renforcées pour les voyageurs venant de l’UE

Vous avez peur du chômage ? La hausse du prix du pétrole vous ruine ? L’OMC
sape les bases de l’agriculture mondiale ? Dites-vous bien que rien de cela ne
doit vous inquiéter. G.W. Bush, notre vrai Papa América, nous envoie son
messager, Michael Chertoff qui, pour notre plus grand bonheur, nous remet la
peur à l’endroit. Il était temps car ni le chômage, ni la vie chère ne sont
redoutables pour notre avenir. En effet, ce qui nous menace, ce sont les
terroristes déguisés en braves européens inoffensifs grâce à leur passeport
biométrique ! Je tremble, tu trembles, il tremble, nous tremblons, vous
tremblez, ils se marrent et nous rendent la vie un peu plus dure chaque jour.
Et la "grande" presse et ses "grands" journalistes - imagine-hâtifs- gobent
ces couleuvres et nous les servent au menu quotidien sans tenter de faire
réfléchir leurs lecteurs. Heureusement, il y a "Témoignages", l’empêcheur
d’anesthésier en rond ! 

LES Etats-Unis viennent d’annoncer de nouvelles restrictions pour les
voyageurs en provenance d’Europe de l’ouest, du Japon et de quelques autres
pays, souhaitant se rendre sur le territoire américain pour une courte durée.

Le secrétaire américain à la Sécurité nationale Michael Chertoff a annoncé que
les ressortissants de 27 pays bénéficiant actuellement d’un système
d’exemption de visas devront, à compter de janvier 2009, déposer une demande
d’autorisation de voyage préalable via l’internet.

La nouvelle mesure, qui figure parmi les recommandations de la commission du
11 Septembre, vise à rendre plus difficile l’accès aux Etats-Unis pour des
terroristes potentiels depuis des pays comme la France, l’Allemagne, la
Suisse, la Grande-Bretagne, la Belgique, le Portugal, l’Espagne, Singapour, la
Nouvelle-Zélande, le Japon et l’Australie.

« Plutôt que de compter sur des procédures basées sur des feuilles de papier,
ce système utilisera les moyens électroniques du XXIe siècle pour obtenir des
informations de base sur ceux qui voyagent aux Etats-Unis sans visa », a
déclaré M. Chertoff, dans un communiqué.

« Obtenir ces renseignements à l’avance permet à nos agents de déterminer si
le voyageur sans visa représente une menace, avant d’embarquer dans un avion
ou d’arriver sur nos côtes. C’est un moyen relativement simple et efficace de
renforcer notre sécurité et celle des voyageurs internationaux, tout en
contribuant à préserver un important programme pour nos alliés clés ».

Après cette annonce, le commissaire européen en charge de la Justice et des
Affaires intérieures, le Français Jacques Barrot, s’est entretenu par
téléphone avec Michael Chertoff et lui a demandé "plus d’informations", a
indiqué le porte-parole de M. Barrot, Michele Cercone.

« Nous allons examiner en détail la proposition américaine et cette évaluation
», a-t-il précisé. « Notre analyse sera soumise aux Etats membres en juillet.
Ils décideront s’il s’agit d’un visa ou non », a-t-il ajouté.

Les ressortissants d’une trentaine de pays n’ont pas besoin de visa pour faire
du tourisme aux Etats-Unis, dont la plupart des pays européens, l’Australie,
le Japon, Singapour et le sultanat de Bruneï.

Les nouvelles règles, applicables en janvier, requièrent que ces
ressortissants déposent une demande d’autorisation de voyage sur l’Internet,
au moins 72 heures avant le départ.

Ils devront être dotés de cette autorisation de voyage électronique avant
d’embarquer sur un avion ou de monter à bord d’un bateau. Cette autorisation
sera valable pour une durée de deux ans ou jusqu’à l’expiration du passeport.
Le système sera en place à partir d’août 2008, mais obligatoire seulement à
partir de janvier 2009.

Les postulants au voyage, qu’il s’agisse de tourisme ou d’affaires, devront
fournir préalablement les mêmes éléments biographiques et renseignements sur
le voyage qu’ils donnent habituellement sur un formulaire rempli à bord de
l’avion et remis aux douanes à leur arrivée aux Etats-Unis, selon le
communiqué du ministère.

Parmi ces renseignements, figurent le numéro de passeport, le pays de
résidence, d’éventuelles maladies contagieuses ou l’implication dans des
activités terroristes (1), a précisé un responsable du ministère.

Les agents américains pourront alors déterminer "presque immédiatement dans de
nombreux cas « si le candidat est éligible pour entrer sur le territoire
américain » ou si le voyage pose « un quelconque risque pour la sécurité ou le
maintien de l’ordre », poursuit le communiqué.

Si le candidat est recalé, il sera invité à déposer une demande de visa de
non-immigrant dans une ambassade ou un consulat des Etats-Unis, selon le site
internet du ministère.

M. Chertoff avait souligné en janvier que les Etats-Unis craignaient que
l’Europe ne devienne une "plate-forme" de menace terroriste contre eux.

NDLR :
(1) on croit rêver : imagine-t-on qu’un vrai terroriste répondra : « en effet,
j’ai déjà fait péter 2 ou 3 bombes pour Al-Qaïda ». Porté à ce niveau, le
crétinisme d’État confine à l’œuvre d’art. Plus le mensonge est gros ...

Etats-Unis : restrictions renforcées pour les voyageurs venant de l’UE
Témoignages du mercredi 23 juillet 2008 (page 9)
http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=31226 

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    <dc:creator>Bb!</dc:creator>
    <dc:date>2008-07-23T15:52:44</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1983">
    <title>[actus_l] «Après s êtreplantés pendant quinze ans, au nom de quelle vision d avenir ces gens veulent-ils imposer leurs lois ? »</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1983</link>
    <description>http://www.ecrans.fr/Apres-s-etre-plantes-pendant,4638.html

« Après s’être plantés pendant quinze ans, au nom de quelle vision d’avenir
ces gens veulent-ils imposer leurs lois ? »

par Astrid Girardeau

« Il semble clair que M. Henrard est dépassé par les sujets qu’il aborde »
déclarait la semaine dernière, Jean-Bernard Magescas, président de FON France
(1). Il réagissait à la mort des systèmes de réseau sans fil communautaires
annoncée quelques jours plus tôt par le conseiller juridique de Christine
Albanel dans une interview au site Les Numériques. Devant le mini-tollé
suscité, le 10 juillet, ce dernier demandait à publier un complément de
réponse à peine plus limpide quant au sort réservé aux systèmes type FON. Nous
avons contacté Jean-Bernard Magescas. Il nous donne son point de vue en tant
que président de FON France, mais aussi en tant qu’amateur d’Internet et
citoyen français.

Etes-vous inquiet par la loi Création et Internet ?
En tant que citoyen français, oui. Jusqu’ici, je ne m’y suis pas vraiment
intéressé car je ne pensais pas qu’on en arriverait à de tels extrêmes. Mais
les propos d’Henrard montrent l’état d’impréparation, voire d’inculture
numérique du gouvernement. Ils veulent transformer la France en pays de geeks
avertis, où tout le monde serait capable de remonter des adresses ou
d’empêcher des contrevenants d’utiliser son trafic. C’est ridicule.

Internet, c’est tout sauf le Far-West, mais ils sont en train de le
transformer en Far-West. Internet, c’est partager, échanger, faire des choses
ensemble. Ils ne savent pas de quoi ils parlent, ils confondent Internet, les
réseaux de communication et le web. Et aujourd’hui c’est la structure même
d’Internet, la neutralité, l’inter-opérabilité, qui est directement menacée

Est-ce que la riposte graduée est compatible avec l’existence de FON ?
Je refuse de répondre. Je ne peux pas croire qu’une telle loi puisse passer.
Aujourd’hui, il y a des auteurs et des créateurs qui veulent vivre de leur
travail, et c’est normal. Mais au nom de ça, on est en train d’en faire une
espèce de réserve d’indiens, et de tout faire pour ne rien changer. Il y a un
tas de gens qui couinent, alors qu’il faut que ça bouge. Dans cette société où
le numérique va jouer un rôle énorme, il faut réfléchir au cadre légal qu’on
peut définir. Je demande que soit constituée une délégation parlementaire
réunissant tout le monde et qui travaille en transparence — toutes les
informations doivent être mises à disposition du public — sur les solutions à
mettre en place pour assurer une juste rémunération aux artistes, sans
criminaliser les internautes.

Avez-vous été contacté dans le cadre de l’élaboration du projet de loi
Création et Internet ? FON n’a jamais été contacté, ni approché. Pourtant,
nous avons aujourd’hui pour partenaires SFR et Neuf Cegetel en France, et
British Telecom ou Comstar en Europe, et FON est utilisé par 125 000 citoyens.
Nous participons à de nombreux projets institutionnels, dont le Quartier
Numérique, récemment salué par Eric Besson, le secrétaire d’Etat chargé du
développement de l’économie numérique. Suite à l’interview du conseiller du
ministère, j’ai envoyé un mail au ministère demandant de publier un communiqué
de mise au point, de nous fournir les éléments qui ont abouti à déclarer la
fin de l’activité de FON et des réseaux de partage, ainsi que le dossier qui a
été transmis à la Commission Européenne. Je l’ai envoyé le 4 juillet dernier,
il est toujours sans réponse.

Comment en est-on arrivé là ?
Depuis 1994, et les premiers systèmes permettant le partage de fichiers de
musique, jusqu’à il y a un an, l’industrie du disque n’a rien fait. Si, sur
chaque fichier échangé, ils avaient perçu dix centimes de dollars, ils se
seraient fait des milliards ! Mais ils ont refusé, car cela ne correspondait
pas à leur modèle. Ils ont TOUT refusé. Et dans le même temps, le business
s’est écroulé. Ensuite, Apple, puis Denis Olivennes, alors président de la
Fnac, ont abandonné les DRM après avoir dit que c’était le Saint Graal. Après
s’être plantés pendant quinze ans, au nom de quoi, de quelle morale, de quelle
vision d’avenir, ces gens veulent-ils imposer leurs lois ? Ca n’est pas à
Pascal Rogard, Pascal Nègre et Christine Albanel de décider, ça les dépasse.
Ils ont leur mot à dire, mais comme d’autres. Ils n’ont pas à imposer de loi.

(1) Créé en 2005 par Martin Varsavsky, le réseau FON permet d’accéder à
Internet selon l’une des trois solutions proposées. Le « Linus » partage sa
connexion et utilise gratuitement celle des autres adhérents, l’« Alien » ne
partage pas sa connexion mais achète des pass pour se connecter sur l’un des
points d’accès FON, et le « Bill », partage sa connexion et utilise
gratuitement celle des autres adhérents mais aussi reçoit une partie des pass
achetés pour utiliser son point d’accès.

Sur le même sujet : FON, victime collatérale de la riposte graduée ?
(10/07/2008)


http://www.lesnumeriques.com/news_id-5421.html

MAJ : Interview: précisions du Ministère autour de la riposte graduée
Florent Alzieu | 10 juillet 2008 10:30
Nous avons reçu un mail hier de la part de Monsieur Henrard, Maître des
requêtes au Conseil d'Etat, au sujet de notre article Interview : précisions
du Ministère autour de la riposte graduée.

Monsieur Henrard a souhaité développer la retranscription de la réponse à la
question suivante :

Cela signifie-t-il la fin des partages de connexion Wifi pour cause
idéologique : réseaux FON, partage social... ?

Voici la réponse détaillée :

"Cela signifie simplement que les abonnés à ces connexions, comme tous les
autres abonnés, seront responsables de l'utilisation qui est faite de leur
accès à Internet par d'autres personnes qu'eux-mêmes. A eux de s'assurer que
cette utilisation est conforme à la loi. Et si ce n'est pas le cas, ils se
verront appliquer, comme tous les autres abonnés, les mesures prévues par la
loi : une différence de traitement ne serait pas conforme au principe
d'égalité. Je rappelle par ailleurs que l'obligation de veiller à ce que son
accès Internet ne fasse pas l'objet d'une utilisation illégale est d'ores est
déjà mise à la charge de tout abonné par la loi  (article L. 335-12 du code de
la propriété intellectuelle) : le projet Création et Internet ne fait que
tirer les conséquences de ce principe existant."

L'article a été mis à jour. 

http://www.ecrans.fr/FON-victime-collaterale-de-la,4600.html

FON, victime collatérale de la riposte graduée ?

par Astrid Girardeau

tags : politique , wi-fi , riposte graduée

Carte de la France des points d’accès FON - DR

Il y a dix jours, Les Numériques interviewait Olivier Henrad, le conseiller
juridique de Christine Albanel au Ministère de la Culture et de la
Communication, au sujet de la mise en œuvre de la loi Création et Internet.
Dans ses éléments de réponse, assez flous, deux nous avaient particulièrement
interpelé : les moyens de recours et la fin des systèmes de réseau sans fil
communautaires type FON. Une annonce a laquelle a répondu cette semaine, le
président de FON France, Jean-Bernard Magescas.

Le premier point surprenant, que nous avions brièvement relevé, concerne
l’invitation de l’abonné qui a reçu un avertissement « à produire de lui-même
les preuves de son bon comportement devant la Haute Autorité de façon à couper
court au contentieux le plus tôt possible. » Et comment donc fait-il cela ?
Simplement en fournissant son disque dur au juge qui pourra alors vérifier «
si vous êtes coupable ou innocent », explique Olivier Henrad. Avec aisance, le
conseiller mélange donc disque dur, avec ordinateur, avec adresse IP, avec
abonnement Internet. Quelque que soit le type de filtrage, rien ne permet
aujourd’hui à un juge de vérifier que le disque dur fourni par le présumé
coupable corresponde à ce qui aura été repéré par l’ayant-droit lors de
l’infraction.

Le journaliste, Vincent Alzieu, en vient ensuite à la sécurité des accès à
Internet, décrite par Henrad comme « la philosophie du texte » de la loi. A la
question « cela signifie-t-il la fin des partages de connexion Wifi pour cause
idéologique : réseaux FON, partage social... ? », Henrad répond : « oui, même
si en réalité ce système de responsabilité est déjà en place dans la loi,
article L335 12 du Code de la propriété intellectuelle. Cette mesure vous rend
responsable des personnes placées sous votre surveillance, ce qui s’étend donc
aux enfants, aux animaux, à votre véhicule. » En une phrase, il signe donc
l’arrêt de mort des réseaux sans fil communautaires, tels que proposés par
FON. Créé en 2005 par Martin Varsavsky, le réseau FON permet d’accéder à
Internet selon l’une des trois solutions proposées. Le « Linus » partage sa
connexion et utilise gratuitement celle des autres adhérents, l’« Alien » ne
partage pas sa connexion mais achète des pass pour se connecter sur l’un des
points d’accès FON, et le « Bill », partage sa connexion et utilise
gratuitement celle des autres adhérents mais aussi reçoit une partie des pass
achetés pour utiliser son point d’accès.

FON france, via la voix de son président, Jean-Bernard Magescas, n’a pas tardé
à réagir à l’annonce. Interviewé par FrancoFON, ce dernier déplore tout
d’abord que « M. Olivier Henrard n’ait même pas pris la peine de les contacter
afin de connaître un minimum son sujet lorsqu’il décide de tuer des
initiatives telles que FON. » Après avoir remis en cause les capacités du
conseiller — « il semble clair que M. Henrard est dépassé par les sujets qu’il
aborde » —, il invite le conseiller (et le ministère) à venir en parler à FON
« s’ils veulent comprendre les réseaux de nouvelles technologies. » Magescas
indique préparer une lettre à Christine Albanel « afin de lui demander des
explications concernant ce genre de déclaration et de bien vouloir fournir les
documents et études qui leurs ont permis d’arriver à une telle conclusion ».

Il conclut : « Il est grand temps qu’une délégation parlementaire soit
constituée et chargée de faire un bilan de l’existant dans ce domaine,
notamment de produire les études d’impact nécessaires ».



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    <dc:date>2008-07-23T14:53:37</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1982">
    <title>[actus_l] Condamnation d un supérieurhiérarchique pour avoir accédéà un message dont il connaissait le caractère personnel</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1982</link>
    <description>http://www.legalis.net/breves-article.php3?id_article=2388

Condamnation d’un supérieur hiérarchique pour avoir accédé à un message dont
il connaissait le caractère personnel 21/07/08


Condamnation d'un supérieur hiérarchique pour avoir pris connaissance d'un
message dont il savait le caractère personnel (JPEG) L’ordre donné par un
supérieur administratif d’ouvrir et d’imprimer un e-mail envoyé par l’un de
ses subordonnés à un collègue alors qu’il connaissait le caractère personnel
de son contenu porte atteinte au secret de la correspondance privée. Peu
importe que le message soit expressément ou non identifié comme personnel, le
fait que le supérieur ait eu connaissance du caractère privé du contenu et ait
fait pression auprès du destinataire pour en obtenir une copie ne lui permet
pas de s’exonérer de toute responsabilité. Dans un jugement du 17 juillet
2008, le TGI de Quimper a ainsi condamné le directeur général des services
d’une commune à payer 3 000 euros d’amende et à verser un euro de dommages et
intérêts à l’employé administratif, expéditeur du message litigieux. 

En pleine procédure disciplinaire, celui-ci avait répondu à un e-mail que lui
avait envoyé un collègue et ami au sujet de la préparation des budgets en
agrémentant sa réponse de remarques sur le fonctionnement des services. Averti
par un employé du contenu de ce message, le directeur général avait ordonné à
son destinataire de l’imprimer afin qu’il puisse le verser au dossier
administratif de l’expéditeur. Ce dernier a considéré que cela portait
atteinte au secret des correspondances privées puisque les propos litigieux
étaient insérés dans une partie privée du message dans laquelle il adoptait un
ton plus amical que dans le reste de la réponse rédigée avec des termes
neutres et administratifs. Pour sa défense, le supérieur administratif
invoquait le fait que le message n’était nullement identifié comme personnel,
son objet étant « re-budget ». Mais les juges n’ont pas suivi cet argument aux
motifs que le courrier électronique était séparé en deux parties distinctes,
l’une professionnelle et l’autre personnelle et que le supérieur avait été
averti de son contenu et donc du caractère privé de certains propos. Il
reconnaît d’ailleurs que c’est parce qu’il connaissait le contenu de cette
correspondance qu’il en avait ordonné la divulgation, malgré les réticences du
destinataire. Cette décision est frappée d’appel.

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    <title>[actus_l] Pétition nationale pour l abolition du fichier génétique</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1981</link>
    <description>http://refusadn.free.fr/spip.php?article129

Pétition nationale pour l’abolition du FICHIER NATIONAL AUTOMATISE DES
EMPREINTES GENETIQUES (FNAEG)

Prévu en 1999, la constitution du FNAEG est votée le 15 novembre 2001 par la
LSQ, la loi sur la Sécurité Quotidienne du gouvernement JOSPIN. A l’origine
prévu pour l’identification des auteurs de crimes et délits sexuels commis sur
des mineurs de moins de 15 ans, le champ de ce fichier est très rapidement
étendu suite aux attentats du 11 septembre pour concerner les crimes contre
l’humanité, les tortures, les homicides volontaires, le proxénétisme…

En 2003, la Loi sur la Sécurité Intérieure de Nicolas Sarkosy étend le FNAEG à
la quasi-totalité des crimes et délits d’atteintes aux personnes et aux biens
(vols, extorsions, dégradations, usage de stupéfiants…).

Plus récemment, la loi du 12 décembre 2005 relative à la défense, la loi sur
les violences conjugales du 4 avril 2006 et la loi relative à la prévention de
la délinquance du 5 mars 2007 ont de nouveau augmenté la portée de ce fichier.

En 2003, le fichier comptait 2807 empreintes, il en compte aujourd’hui près de
600 000. La logique du FNAEG relève aujourd’hui d’un fichage de masse, demain
ce sera le fichage de l’ensemble de la population

Quelques citations à propos du FNAEG

Lors du vote de la LSI, en janvier 2003, Jean-Christophe Lagarde (député UDF,
passé depuis à l’UMP) déclarait à l’Assemblée Nationale : « A l’origine, le
groupe UDF souhaitait déposer un amendement tendant à étendre le FNAEG à
l’ensemble de la population.(...) Nous avons cependant renoncé au dépôt d’un
tel amendement car nous ne disposons pas aujourd’hui des moyens financiers et
autres nécessaires. Mais je souhaite que le Gouvernement y réfléchisse pour
l’avenir. » Discussion générale du projet de loi « Sécurité Intérieure » (LSI)
à l’AssembléeNationale, séance du 16/01/2003

« Plus la base (FNAEG) est renseignée, plus les identifications par l’ADN
augmentent. » Christian Jalby, sous directeur de la police technique et
scientifique,dans Libération 26/08/2006

« Les citoyens seraient mieux protégés si leurs données ADN étaient
reccueillies dès leur naissance. » Chritian Estrosi, rapporteur du projet de
loi de « sédurité intérieure », cité dans le Monde 16/01/2007

Un fichier arbitraire En créant des précédents dans le droit français, la loi
sur le fichage génétique préfigure la loi de demain. Elle institue en effet :
la fin du droit à l’oubli, les condamnés sont fichés pendant 40 ans la fin de
la présomption d’innocence au profit de la présomption de culpabilité. A titre
préventif, les non condamnés sont fichés pendant 25 ans la suppression de
toutes les remises de peines pour les condamnés qui refusent le prélèvement la
remise en cause de la spécificité des mineurs en autorisant leur fichage.

Pour toutes ces raisons, pour faire face au danger que fait peser le FANEG sur
les libertés, nous exigeons l’abolition de ce fichier !

http://bigbrotherawards.eu.org/Petition-nationale-pour-l-abolition-du.html

22.07.2008
Pétition nationale pour l’abolition du fichier génétique

Paris, 22 juillet 2008. — Le "casier génétique" que constitue le fichier FNAEG
fait l’objet d’une pétition nationale demandant son abolition. Une action
organisée à l’initiative du collectif "Refus ADN", prix Voltaire des derniers
BBA, et surtout de Benjamin Deuceninck, premier citoyen français — condamné
par la Cour de cassation en avril dernier pour « refus de prélèvement » — à
porter son cas devant la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg.

Le comité de sélection des Big Brother Awards France soutient sans réserves
cette initiative et appelle tous les citoyens à signer cette pétition. Le
collectif annonce également une « campagne de désinscription au FNAEG » qui se
met actuellement en place grâce à un formulaire.

Benjamin Deceuninck est un agriculteur de la région d’Alès, dans le Gard. Il a
refusé de livrer sa salive après avoir participé à une opération de fauchage
de plants d’OGM. Dans une "Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy" il égratigne
méticuleusement celui qui, en tant de ministre de l’Intérieur, a été le
premier à élargir la finalité de ce fichier aux simples suspects de délits
mineurs alors qu’il s’agissait de traquer les prédateurs sexuels [1]. Extrait
de la lettre de Benjamin Deceuninck :

« Si je comprends bien, un arracheur de betterave OGM doit être fiché
génétiquement car il représente une menace... Une menace pour qui ?

« Pour ma part, j’estime que les multinationales de l’agro-industrie sont
beaucoup plus dangereuses pour la population et pour l’environnement. De même
pour le bien être économique du pays, je pense qu’il serait plus sage de se
passer des services de grands patrons plutôt que de ficher des individus
lambda.

« Sur les 712 000 personnes inscrites au FNAEG en avril dernier, plus de 75%
n’ont jamais fait l’objet d’aucune condamnation, le reste étant composé de
faucheurs d’OGM, de syndicalistes et de petits voleurs ordinaires. Il n’y a
pas de raison d’Etat qui justifie le fichage d’une population.

« Soyons sérieux disons les choses comme elles sont, c’est comme cela la
droite décomplexée ?

« Le FNAEG comme son petit frère EDWIGE sont destinés au fichage de masse.
Coupables, pas coupables, ça ne change pas grand chose. Coupables, ils le
seront forcément un jour. Mieux vaut prévenir que guérir. »

« Votre boulimie de fichage prend tour à tour des apparences d’Ubu roi et du
meilleur des mondes. Ubu roi quand la plus grande enquête résolu par le FNAEG
est celle du vol du scooter de votre fils ou de banderoles de match de
football ».

La pétition rappelle notamment en quoi l’Etat de droit est bafoué dans la
finalité de ce fichier et de l’usage qui peut en être fait :

« En créant des précédents dans le droit français, la loi sur le fichage
génétique préfigure la loi de demain. Elle institue en effet : – la fin du
droit à l’oubli, les condamnés sont fichés pendant 40 ans ; – la fin de a
présomption d’innocence au profit de la présomption de culpabilité. A titre
préventif, les non-condamnés sont fichés pendant 25 ans ; – la suppression de
toutes les remises de peines pour les condamnés qui refusent le prélèvement ;
– la remise en cause de la spécificité des mineurs en autorisant leur fichage.
»

Et le collectif exhume trois citations bien instructives de quelques
promoteurs zélés du FNAEG, certains étant déjà connus de "nos services" :

« A l’origine, le groupe UDF souhaitait déposer un amendement tendant à
étendre le FNAEG à l’ensemble de la population.(...) Nous avons cependant
renoncé au dépôt d’un tel amendement car nous ne disposons pas aujourd’hui des
moyens financiers et autres nécessaires. Mais je souhaite que le Gouvernement
y réfléchisse pour l’avenir. »
- Jean-­Christophe Lagarde (député UDF, passé depuis à l’UMP), ddscussion
générale du projet de loi « Sécurité Intérieure » (LSI) à l’Assemblée
Nationale, séance du 16/01/2003.

« Plus la base (FNAEG) est renseignée, plus les identifications par l’ADN
augmentent. »
- Christian Jalby, sous directeur de la police technique et scientifique, dans
Libération 26/08/2006.

« Les citoyens seraient mieux protégés si leurs données ADN étaient
reccueillies dès leur naissance. »
- Christian Estrosi, à l’époque simple député, rapporteur du nouveau projet
LSI, cité dans le Monde du 16/01/2007.

Ajoutons aussi à ces perles celle de Frédéric Péchenard, ami d’enfance du
président de la République et grand patron de la Police judiciaire. Quant il
n’était encore que chef de la PJ de la région parisienne, il avait remporté un
prix Orwell aux BBA 2006 pour ces mots savants, du grand art dans la novlangue
de bois :

« Le Fnaeg, dont les consultants doivent bien sûr rester strictement encadrés,
est une nécessité de la police moderne, autant pour les victimes que pour les
suspects éventuels qui peuvent, grâce à une trace ADN, être lavés de tout
soupçon ».

En quelques mois, c’est la troisième action collective de résistance contre
des bases de données centrales gérés par l’Etat — après le fichier "base
élèves" dans les écoles et tout récemment celui des fichiers policiers Edvige
et Cristina.


- Pour signer la pétition en ligne : refusadn.free.fr/spip.php ?article129

- Vous pouvez la télécharger (fichier word) et la faire signer manuellement
autour de chez vous. Envoyez vos listes à : LDH Alès, Maison des associations,
2 place Henri Barbusse, Espace André Chamson, 30100 Alès.

- La lettre ouverte à Nicolas Sarkozy à l’occasion du pourvoi devant la CEDH.

[1] Depuis 2001 la loi a changé une demi-douzaine de fois afin d’élargir les
conditions du fichage génétique, les dernières modifications ayant été celles
prévues dans la loi du 12 décembre 2005 relative à la défense, la loi sur les
violences conjugales du 4 avril 2006 et la loi relative à la prévention de la
délinquance du 5 mars 2007

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    <dc:date>2008-07-22T09:55:30</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1980">
    <title>[actus_l] Lettre ouverte à l occasion du pourvoi en CEDH (FNAEG)</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1980</link>
    <description>http://refusadn.free.fr/spip.php?article138

Lettre ouverte à l’occasion du pourvoi en CEDH
dimanche 20 juillet 2008
par refusadn
popularité : 46%

Lettre ouverte à Monsieur Sarkosy,

à l’occasion du pourvoi en Cours Européenne des Droits de l’Homme de Benjamin
Deceuninck contre le fichage génétique Juillet 2008

Monsieur Sarkozy,

Condamné pour refus de prélèvement génétique devant le tribunal d’Alès en 2006
puis devant la cour d’appel de Nîmes en 2007, la cour de cassation a suivi
l’avis de l’avocat général et a rejeté mon pourvoi le 09 avril dernier. Je
vous laisse apprécier son argumentaire :

« la décision attaquée n’a nullement violé les dispositions de la convention*
prise en ses articles 6 (droit à un procès équitable) et 8 (droit au respect
de la vie privée), ce dernier article prévoyant précisément la possibilité
d’ingérence de l’autorité publique dans la vie du citoyen dès lors que cette
ingérence est prévue par la loi et constitue une mesure estimée nécessaire à
la sécurité publique ou au bien-être économique du pays. » *européenne des
droits de l’homme

Si je comprends bien, un arracheur de betterave OGM doit être fiché
génétiquement car il représente une menace... Une menace pour qui ?

Pour ma part, j’estime que les multinationales de l’agro-industrie sont
beaucoup plus dangereuses pour la population et pour l’environnement. De même
pour le bien être économique du pays, je pense qu’il serait plus sage de se
passer des services de grands patrons plutôt que de ficher des individus
lambda.

Sur les 712 000 personnes inscrites au FNAEG en avril dernier, plus de 75 %
n’ont jamais fait l’objet d’aucune condamnation, le reste étant composé de
faucheurs d’OGM, de syndicalistes et de petits voleurs ordinaires.

Il n’y a pas de raison d’Etat qui justifie le fichage d’une population.

Soyons sérieux disons les choses comme elles sont, c’est comme cela la droite
décomplexée ?

Le FNAEG comme son petit frère EDWIGE sont destinés au fichage de masse.
Coupables, pas coupables, ça ne change pas grand chose. Coupables, ils le
seront forcément un jour. Mieux vaut prévenir que guérir.

Votre boulimie de fichage prend tour à tour des apparences d’Ubu roi et du
meilleur des mondes.

Ubu roi quand la plus grande enquête résolu par le FNAEG est celle du vol du
scooter de votre fils ou de banderoles de match de football.

Le meilleur des mondes, lorsque vous avancez vos théories sur les raisons
génétiques du suicide des adolescents et de la pédophilie.

Vous tentez de réduire à rien les droits fondamentaux. Dans votre modèle, la
présomption d’innocence est remplacée par la présomption de culpabilité, le
droit à l’oubli disparaît, les enfants n’ont plus de statut particulier.

Ayant fait un peu d’histoire, je ne peux que me souvenir que les fichiers sont
destinés à être utilisés un jour ou l’autre.

Par conséquent, je continue à penser que le FNAEG est une atteinte grave aux
libertés fondamentales qu’il n’a pas d’autre utilité que le contrôle des
populations. C’est pourquoi, je vous fais part de mon pourvoi en Cour
Européenne des Droits de l’Homme qui je l’espère verra dans la possibilité
offerte au simple policier de ficher génétiquement au facies un élément
suffisant pour estimer que le FNAEG doit cesser d’exister le plus rapidement
possible. Je résiste, nous résistons, nous sommes désormais plusieurs milliers
à avoir refuser le prélèvement génétique. Il y a comme ça des temps
historiques où il est un devoir de résister !

Benjamin Deceuninck

Dans le cadre du pourvoi en CEDH de Benjamin Deceuninck contre le fichage
génétique, une campagne de souscription est ouverte pour couvrir les frais
d’avocat.

Les organisations, partis politiques, syndicats, associations et individuels
sont invités à nous aider.

Vous pouvez nous envoyer vos souscriptions par chèque à l’odre de « LDH ALès »
Précisez « soutien Benjamin » au dos du chèque LDH Alès Maison des
associations, espace André Chamson 2 place Henri Barbusse 30100 ALES

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    <dc:date>2008-07-22T09:53:48</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1979">
    <title>[actus_l] Le fichage EDVIGE mélange ordre public et renseignement politique</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1979</link>
    <description>http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/07/edvige-ou-les-d.html

Le fichage EDVIGE mélange ordre public et renseignement politique

«Le nouveau fichier Edvige des "personnes portant atteinte à l'ordre public"
est un pas de plus vers une société de surveillance généralisée» estime
Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH). La
création de ce fichier qui mêle citoyens ordinaires et responsables
politiques, discrètement annoncée au Journal officiel du 1er juillet, provoque
une mobilisation sans précédent. Plus de 27.000 personnes et 245 associations
ont d'ores et déjà signé la pétition pour l'abandon du fichier. La Ligue des
Droits de l'Homme a décidé de saisir le Conseil d'Etat. La pétition est ici.

Jean-Pierre Dubois : « Il s'agit d'un pas de plus vers une société de
surveillance généralisée. Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de
l'information générale) est un nouveau fichier qui s'inspire des
caractéristiques de l'ancien fichier des Renseignements généraux, en les
aggravant. Il est créé en même temps que la fusion entre les Renseignements
Généraux et la DST (Direction de Surveillance du Territoire), au sein d’une
même agence de renseignements — la Direction Centrale de la Sécurité Publique.
Son but est de recenser des personnes susceptibles de porter atteinte à
l'ordre public, en dehors du cadre des procédures judiciaires et ce, pour des
gens qui n'ont pas de casier. Mais ce fichage est censé inclure les
responsables syndicaux, chefs d'entreprises ou personnalités politiques, qui
n'ont aucun rapport avec la notion d'ordre public mise en avant (1). Les
informations concerneront à la fois le domaine public comme l'appartenance
politique, l'engagement associatif, l'appartenance religieuse mais aussi des
données beaucoup plus personnelles comme l'orientation sexuelle ou la
situation familiale.

(1) Il recensera, de manière systématique et généralisée,  toute personne «
ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou
économique, ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou
religieux significatif ».

Ce mélange des genres est extrêmement choquant puisqu'on confond les suspects
aux yeux d'un policier et les représentants de la société civile. La deuxième
critique concerne le fichage de mineurs dès l'âge de 13 ans. Même si la
ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot Marie, a affirmé que la majorité
pénale était effective à cet âge là, on sait qu'elle n'est prise en compte par
les tribunaux que dans des cas exceptionnels. De toute façon la majorité
pénale est hors sujet dans la mesure où EDVIGE n' aucun rapport avec une
décision de justice.

Edvige ignore la séparation des pouvoirs politiques, judiciaires et
informatiques puisque il n'y a plus de distinction entre une décision de
justice et un fichage politique. Il viole aussi la présomption d'innocence
puisqu'il n'y a pas de jugement. La consultation directe au fichier n'est pas
possible, sauf en passant par la CNIL, la contestation  non plus. On sait
pourtant que certains employeurs s'informent sur leurs salariés grâce aux
Renseignements Généraux.

A l'heure actuelle, environ 20 millions de personnes sont fichées. La majorité
des Français n'en a pas conscience et estime qu'elle n'a rien à cacher, mais
les dérives existent. Le fichier national automatisé des empreintes génétiques
(FNAEG) était, par exemple, destiné à l'origine au fichage des délinquants
sexuels mais il est aujourd'hui utilisé pour des délits comme les infractions
routières. La situation est encore plus complexe en ce qui concerne le STIC
(Système de Traitement des Infractions Constatées ) puisqu'il s'agit d'une
base de donnée interconnectant les fichiers policiers et répertoriant toute
personne ayant été concernée par une procédure judiciaire (crimes, délits et
contraventions diverses et variées), qu'elle soit mise en cause ou bien...
victime. Et quand bien même le mis en examen est blanchi. Nous ne sommes pas
hostiles au recours à des outils informatiques si ceux-ci sont réservés à des
cas précis et n'engendrent pas l'expansion permanente du fichage des individus.

On entre aujourd'hui de plus en plus dans un État informatique, avec le
développement de techniques de surveillance (caméras, puces à radio fréquence
présente dans les cartes de crédit, de transport ...). La vidéo surveillance
n'est pas aussi visible que les contrôles d'identité. Cela n'en reste pas
moins une privation de liberté et une remise en cause de la protection de la
vie privée. Ces évolutions techniques entraînent un rapport de plus en plus
déséquilibré entre le citoyen et le pouvoir.

Ce fichier ouvre la porte à une stigmatisation de la population et à toutes
formes de discrimination. Cette logique de contrôle social exercé par l'État
est aujourd'hui incontrôlée. Alors qu'en droit pénal, une infraction doit être
précise, qu'entend-on aujourd'hui derrière le terme "d'atteinte à l'ordre
public" ?

Avec d'autres organisations comme le syndicat de la Magistrature, Le collectif
Droits Et Libertés face à l'Informatisation de la Société (DELIS), IRIS
(Imaginons un Réseau Internet Solidaire), la ligue Des Droits de l'Homme a
décidé de saisir le Conseil d'Etat.»

Réalisé par Laura Roland

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    <dc:date>2008-07-22T09:53:23</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1978">
    <title>[actus_l] Campagne de désinscription du FNAEG</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1978</link>
    <description>http://refusadn.free.fr/spip.php?article131

Campagne de désinscription
dimanche 20 juillet 2008
par refusadn

Le collectif Refus ADN lance une campagne Nationale de désinscription au
FNAEG. Si vous êtes fiché, vous pouvez participer. Il vous suffit de remplir
le questionnaire ci-dessous.

La CNIL vous incite également à vous désinscrire et semble partie prenante de
la campagne comme vous pouvez le lire dans l’étude de cas.

"Manifs lycéennes : classement sans suite...à suivre de près

Les parents d’un mineur ont saisi la CNIL pour savoir s’il existait des
informations concernant leur fils dans les fichiers de police judiciaire et
dans l’affirmative d’en vérifier la conformité. L’adolescent avait posé des
chaises devant un lycée pour contester la suppression des épreuves du bac
blanc. Ces faits avaient donné lieu à un classement sans suite pour
insuffisance de charges mais l’ADN et les empreintes du jeune homme avaient
été relevés durant l’enquête. Les investigations de la CNIL ont mis en
évidence que le jeune homme était fiché en tant que mis en cause dans le STIC,
le FAED et le FNAEG. Le procureur de la république ayant été saisi, ces
signalements vont finalement être supprimés. L’intervention de la CNIL a donc
permis au jeune homme d’éviter toutes les conséquences défavorables que ces
fichages erronés auraient pu engendrer pour son avenir." Extrait de la
conférence de pressedu 16 mai 2008 de la CNIL pour la présentation du 28ème
rapport d’activité 2007 Le collectif Refus vous invite à vous désinscrire du
FNAEG. Il peut vous accompagner dans votre démarche, pour cela, il vous suffit
de remplir le formulaire ci-dessous.

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    <dc:date>2008-07-22T09:51:39</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1977">
    <title>[actus_l] La sécurité de millions de cartes à puce sans contact sérieusement remise en question</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1977</link>
    <description>http://www.01net.com/editorial/387107/la-securite-de-millions-de-cartes-a-puce-sans-contact-serieusement-remise-en-question/

La sécurité de millions de cartes à puce sans contact sérieusement remise en question

Selon une étude dont NXP a tenté d'interdire la publication, des failles sur ses cartes Mifare Classic permettent de les cloner.

David Maume, 01net., le 21/07/2008 à 17h55

C'est finalement la liberté d'expression qui l'a emporté. La justice néerlandaise vient d'autoriser des chercheurs de l'université Radboud de Nimègue, aux Pays-Bas, à révéler les failles de sécurité qu'ils ont découvertes dans des cartes à puce sans contact Mifare, cartes déjà vendues à plusieurs centaines de millions d'exemplaires dans le monde (1).

Ces chercheurs avaient démontré depuis quelque temps qu'ils étaient en mesure de casser la sécurité des puces dites Mifare Classic, commercialisées par le fondeur néerlandais NXP. Ces puces, qui utilisent la technologie NFC (Near Field Communication, qui opère à moins de dix centimètres) pour communiquer, équipent des cartes servant à sécuriser une multitude de services (transport, accès à des locaux, services administratifs, etc.). Les transports londoniens l'emploient par exemple pour une carte de transport électronique rechargeable (le système Oyster) utilisée par quelques 17 millions d'usagers.

Pour la justice, NXP est responsable de la sécurité de ses puces

Selon les chercheurs néerlandais, il est possible, grâce à un scanner, de récupérer la clé de chiffrement contenue dans les cartes de ce type et dans les lecteurs correspondants. Les données récupérées par le scanner sont ensuite exploitées pour dupliquer des cartes existantes ou en créer de nouvelles et ainsi pénétrer dans des locaux ou voyager gratuitement sans être inquiété.

Dénonçant les risques qu'entraînerait la divulgation de ces secrets, NXP avait saisi la justice néerlandaise afin que les chercheurs ne puissent publier leur étude. Ces derniers comptaient en effet profiter d'une conférence dédiée à la sécurité en Espagne en octobre prochain pour présenter leurs travaux. « Les dommages éventuellement subis par NXP ne résulteraient pas de la publication de cette étude mais de la production et de la vente d'une puce apparemment défectueuse », a fait valoir le tribunal d'Arnhem qui a rejeté vendredi dernier la requête de NXP.

Un secret de Polichinelle pour les experts en sécurité

Depuis plusieurs mois déjà, la sécurité des puces Mifare Classic était de plus en plus sujette à caution. En mars dernier, un analyste du Burton Group avait tiré la sonnette d'alarme sur son blog, citant notamment les travaux du chercheur Karsten Nohl. Selon les experts, c'est l'algorithme Crypto1 utilisé par les puces Mifare qui serait défaillant. Le fait que la clé de chiffrement utilisée ne mesure que 48 bits faciliterait en outre le travail des pirates. « Si l'algorithme est bien sécurisé, il faut essayer toutes les clés [ici au nombre de 2 48 , NDLR], ce qui est très long. Mais, s'il présente des failles, les pirates peuvent gagner un temps considérable », explique François Vacherand, chef du service architecture et sécurité des technologies de l'information au Léti (2).

NXP a fait l'erreur de garder secret l'algorithme Crypto1, qui est intégré aux lecteurs et aux cartes Mifare Classic. « Si l'algorithme reste secret, la communauté des chercheurs ne peut pas tester sa fiabilité. Aujourd'hui, une tendance forte est d'utiliser des algorithmes publics éprouvés avec des clés secrètes », note François Vacherand. Selon lui, la publication de l'étude néerlandaise confirmant l'existence de failles dans les puces Mifare Classic amènera forcément les clients de NXP à reconsidérer leur analyse de risque lors de la mise en oeuvre de ces cartes - autrement dit à reconsidérer leur choix.

Pour les clients déjà équipés, NXP proposera d'ici à la fin de l'année une solution plus sécurisée, baptisée Mifare Plus, utilisant l'algorithme public AES. Cependant, la migration de la technologie actuelle à la nouvelle sera évidemment très coûteuse. Reste à savoir qui paiera l'addition.

(1) Les puces Mifare Classic sont utilisées partout en Europe, notamment en France mais surtout au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Belgique.

(2) Laboratoire d'électronique et de technologie de l'information du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). 

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    <dc:date>2008-07-22T08:29:26</dc:date>
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    <title>[actus_l] Même =?ISO-8859-15?Q?r=E9form=E9s?=, les ex- « RG » conservent leur rôle : renseigner</title>
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    <description>http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Boulogne_sur_Mer/actualite/Secteur_Boulogne_sur_Mer/2008/07/18/article_meme-reformes-les-ex-rg-conservent-leur.shtml

Même réformés, les ex- « RG » conservent leur rôle : renseigner
vendredi 18.07.2008, 05:00 - La Voix du Nord

Le commandant Bachelet pilote les IG de Boulogne installées en zone protégée
au commissariat. |  POLICE |

Dans le cadre de la réforme du renseignement français, les fameux RG ont
disparu au profit du Service des informations générales. À Boulogne aussi, où
neuf fonctionnaires du renseignement sont en service, les missions des
enquêteurs ont été revues. Mais leur devoir numéro 1 reste inchangé :
renseigner au mieux nos gouvernants.

PAR OLIVIER MERLIN

boulogne-iMsASHduCjt6T3BVBNGEmw&lt; at &gt;public.gmane.org « "Un pays sans police est un navire sans boussole et
sans gouvernail" disait Dumas. Je crois que les nouvelles IG sont cette
boussole. » Le commandant Michel Bachelet, responsable des Informations
générales (les anciens renseignements généraux) de Boulogne-sur-Mer aurait pu
aussi paraphraser Girardin qui avait prononcé cette formule célèbre : «
gouverner c'est prévoir ».

Car pour prévoir, nos dirigeants ont besoin de bons renseignements. Telle est
la mission prioritaire qui a été réaffirmée aux policiers du renseignement
français. Un monde très particulier qui vient de vivre, à Boulogne comme sur
tout l'hexagone, une mutation d'une rare ampleur.

«  La réforme est importante mais les anciens renseignements généraux gardent
80 % de leur mission tempère Michel Bachelet.

Les contrôles des jeux et le milieu fermé nous échappent. Mais l'essentiel de
nos missions est maintenu. » Inquiets un temps que l'État leur retire leur
droit d'enquête, les policiers des RG ont craint de devenir de simple
rapporteurs d'informations au Gouvernement, et sur le plan local aux préfets
et sous-préfets. «  Au contraire, nous renforçons nos fondamentaux. Nous
restons présents sur les deux arrondissements de Boulogne et de Montreuil
ainsi que sur le canton du Parcq et nous travaillons sur trois grandes
divisions. » Les policiers du renseignement enquêteront à l'année sur les
informations économiques et sociales (vie des entreprises, monde rural...),
l'information institutionnelle et les faits de société et les dérives,
violences urbaines et manifestations sportives. Tous les policiers
travailleront en milieu ouvert, ce qui signifie qu'ils se présenteront
systématiquement comme des représentants des Informations générales. Le milieu
fermé, c'est-à-dire l'infiltration, est lui transféré au Contrôle du
renseignement intérieur. Précision utile alors que les idées reçues circulent,
les RG ne traitent plus les élections depuis 2005, et ne suivent plus les
partis politiques depuis 1995. « Les IG vont perpétuer l'expérience d'enquête
des RG, martèle Michel Bachelet, Notre rôle reste de renseigner au mieux, de
balayer les rumeurs et de faciliter le dialogue. » Dans le cas de mouvements
sociaux, les IG continueront de mettre en relation, quand cela sera
nécessaire, les requérants avec les représentants de l'État. «  Nous voulons
continuer à être des courroies de transmission, des facilitateurs de dialogue
», conclut le commandant. • 

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    <title>[actus_l] Une «listenoire» pour les naturistes indélicats</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1975</link>
    <description>http://www.cnil.fr/index.php?id=2504

Une «liste noire» pour les naturistes indélicats
18/07/2008 - Echos des séances

La CNIL a autorisé, le 12 juin 2008, le centre naturiste hélio-marin René
Oltra du Cap d’Agde à mettre en oeuvre un fichier clients comportant une liste
d’exclusion des naturistes ne respectant pas les dispositions du règlement
intérieur de l’établissement.

A la suite d’une plainte d’un particulier qui s’était vu refuser une
réservation par le centre René Oltra, la CNIL a effectué un contrôle sur place
au cours duquel l’existence d’une «liste noire» de clients a été découverte.

La formation contentieuse de la CNIL a donc adressé une mise en demeure . Le
Centre René Oltra a alors régularisé sa situation en soumettant à la CNIL une
demande d’autorisation relative à ce fichier d’exclusion.

En effet, la loi informatique et libertés soumet à autorisation préalable de
la CNIL les traitements susceptibles de part leur portée ou leur finalité
d’exclure les personnes du bénéfice d’une prestation ou d’un contrat.

Le 12 juin, la CNIL a autorisé la mise en œuvre du fichier dont les modalités
de fonctionnement sont aujourd’hui conformes aux recommandations de la CNIL
formulées dans son rapport d’ensemble relatif aux «listes noires».

    * les motifs d’inscription dans le fichier d’exclusion font l’objet d’une
liste fermée, objective, sans possibilité d’inscrire des commentaires
particuliers dans des zones de texte libre. Les motifs d’inscription sont par
exemple relatifs à l’existence d’un impayé, aux manquements aux règles
d’hygiène, de stationnement des véhicules ou du respect de la tranquillité des
vacanciers ;
    * les personnes sont inscrites pour une durée maximale de 3 ans, sauf dans
le cas d’un impayé : elles sont dans ce cas désinscrites dès la régularisation
du paiement ;
    * des mentions d’information figurant sur les panneaux, les brochures, les
contrats et le site internet du centre René Oltra, et sur le règlement
intérieur rappellent aux clients l’existence du fichier d’exclusion ainsi que
les droits dont ils disposent en application de la loi « informatique et
libertés » (droit d’accès, de rectification et d’opposition). 



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    <title>[actus_l] Passeport biométrique : questions/=?ISO-8859-15?Q?r=E9ponses?= (CNIL)</title>
    <link>http://comments.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/1974</link>
    <description>http://www.cnil.fr/index.php?id=2505

 Passeport biométrique : questions/réponses  
21/07/2008 - En bref

Je souhaite me rendre à l’étranger, dans un pays non membre de l’Union
européenne pour y passer des vacances en famille. Je dois renouveler mon
passeport ainsi que celui de mes enfants. J’ai entendu dire que de nouveaux
passeports allaient être mis en circulation. De quoi s’agit-il ?

A partir de l’automne prochain, la France émettra de nouveaux passeports.

Il s’agit de passeports biométriques qui seront produits selon un même modèle
dans tous les pays européens. Ils comporteront notamment une petite puce
sécurisée dans laquelle seront enregistrées les informations portées sur le
document papier (nom, adresse, etc.) ainsi que votre photo et les empreintes
digitales de deux de vos doigts.

Ce passeport peut être délivré à toute personne de nationalité française.
Les passeports délivrés jusqu’à présent n’étaient-ils pas déjà des passeports
biométriques ?

Les passeports actuels comportent déjà des composants électroniques dans
lesquels sont enregistrés, notamment, la photographie du visage du titulaire.
Mais, ce qui est nouveau c’est que ces composants contiendront dorénavant en
plus les images numérisées de deux empreintes digitales. A quoi sert la
collecte de mes empreintes digitales ? Puis-je m’y opposer ?

La collecte des empreintes digitales est une mesure qui a été adoptée afin de
limiter les risques d’usurpation d’identité ou de falsification des
passeports. Il faut préciser qu’au-delà des empreintes de 2 doigts qui seront
enregistrés dans le composant électronique, il sera en réalité procédé au
recueil de l’empreinte de huit doigts de tout demandeur de passeport.
L’ensemble de ces données sera conservé par le ministère de l’intérieur
pendant une durée de quinze ans, dans une base de données centralisée. Il
s’agit de la première base centralisée de données biométriques à finalité
administrative concernant les citoyens français.

Le demandeur ne peut pas s’opposer à la prise d’empreintes.
Y-a-t-il une procédure particulière pour les enfants ?

Le passeport biométrique étant délivré sans condition d’âge, vous pouvez
naturellement solliciter la délivrance d’un passeport pour vos enfants. La
durée de validité du passeport est de cinq ans pour les mineurs et de dix ans
pour les majeurs. Seuls les enfants de 6 ans et plus devront donner leurs
empreintes digitales pour être stockées dans la carte. Concrètement, comment
dois-je faire la demande de mon passeport ?

De la même manière qu’avant, vous devez constituer un dossier en mairie et
fournir un certain nombre de pièces à l’appui de votre demande. Vous devez, en
particulier, attester de votre nationalité et de votre domicile.

Ce qui va changer, c’est que, à terme, on pourra vous prendre en photo
directement en mairie. En cas d’urgence, est-il possible de se faire délivrer
un passeport dans des délais raccourcis ?

Cette hypothèse est en effet prévue. A titre exceptionnel et pour des motifs
de nécessité impérieuse ou d’urgence dûment justifiée, il peut être délivré
des passeports temporaires d’une durée de validité d’un an. Ils ne comportent
pas de composant électronique. Comment s’assurer de ce que les données
collectées ne seront pas utilisées à d’autres fins comme par exemple
l’utilisation des empreintes enregistrées dans la base centrale, à des fins
d’enquête policière ?

C’est la mission de la CNIL que d’y veiller et elle sera très vigilante
vis-à-vis des conditions de conservation et d’utilisation des informations
contenues dans le fichier, à commencer par les données biométriques. 

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    <dc:date>2008-07-22T08:28:17</dc:date>
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