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    <title>[actus_l] Riposte graduée : bide européen pour Nicolas Sarkozy</title>
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    <description>http://www.pcinpact.com/actu/news/46494-barroso-europe-hadopi-riposte-graduee.htm?vc=1


 Riposte graduée : bide européen pour Nicolas Sarkozy
 Lettre à L'Elysée
Droit

europeNicolas Sarkozy éconduit fermement par Barroso. Voilà une situation
cocasse que même les préparatifs à la loi DADVSI n’avaient connue.

Acte 1 : vendredi dernier, Nicolas Sarkozy adresse une lettre à José Manuel
Barroso, Président de la Commission européenne, pour lui demander de faire
sauter l'amendement 138 du paquet télécom. Cet amendement ayant été adopté à
88 % des eurodéputés le 24 septembre dernier, la demande de Sarkozy met le feu
aux poudres.

Acte 2 : Guy Bono, coauteur de ce texte avec plusieurs autres députés dont
Cohn-Bendit, se dit ainsi consterné par cette injonction venant du président
de l’Union Européenne . : « si Sarkozy a ses habitudes de monarque en France,
l'Europe n'est pas son royaume ! » griffe Guy Bono avant de rappeler que « la
Présidence française de l'Union européenne est censée représenter et
promouvoir les intérêts communs de l'ensemble des citoyens européens. Au lieu
de cela, en demandant à la Commission européenne de retirer l'amendement 138
d'un coup de baguette magique, Sarkozy va une nouvelle fois à l'encontre de la
démocratie ». Invitant Barroso à refuser cette lettre au père Noël,
l’eurodéputé menace : « c'est oublier un peu rapidement que le Parlement
européen est profondément attaché au respect des libertés fondamentales et
qu'il ne se laissera pas faire. Je redéposerai moi-même l'amendement 138 en
deuxième lecture dans tous les cas »

Acte 3 : le Cabinet de Barroso répond à Nicolas Sarkozy dans une lettre
ouverte qui a la saveur d’une énième gifle dans ce dossier où le ridicule ne
tue plus.

Les propos sont cinglants et font office de douche froide contre le
volontarisme français qui tentait de manipuler des leviers d’un autre âge : «
La commission européenne respecte la décision démocratique du parlement
européen (…). Du point de vue de la Commission, cet amendement est un rappel
important des principes clés juridiques, inhérents à l'ordre juridique de
l'Union européenne, particulièrement quant aux droits fondamentaux des
citoyens ». L’explication de texte continue de plus belle : « la formulation
de l'amendement est rédigée délibérément pour laisser aux États membres la
possibilité d'atteindre un juste équilibre entre plusieurs droits
fondamentaux, à savoir le droit au respect de la vie privée, le droit de
propriété, celui d’avoir droit à des voies de recours effectives, et le droit
à la liberté de l'information et de l'expression ».

La Commission indique à Nicolas Sarkozy et derrière lui, à la ministre de la
Culture et l’industrie du contenu, qu’elle est prête à accepter l’amendement
Bono. Elle ajoute qu’elle « comprend » que ces questions sont de la plus haute
importance politique pour les débats franco-français avec la loi Hadopi. Elle
invite alors la France, non à manœuvrer en sous-terrain, mais à discuter de
ses vues sur l’amendement 138 avec les ministres des 26 autres États membres.
« Comme le paquet télécom est voté dans une procédure de codécision, un accord
entre le Parlement et le conseil est nécessaire avant qu’un amendement
devienne loi ». La Commission se dit dès lors prête à faciliter ce débat, une
fois que le Conseil aura fait connaître ses positions, mais sûrement pas avant
malgré la haute qualité des courriers reçus dans sa boite mail.

Acte 4. Guy Bono revient à la charge, fort de cette fin de non-recevoir : «
C'est un véritable camouflet que vient d'infliger la Commission européenne à
Nicolas Sarkozy en renvoyant la question de la suppression de l'amendement 138
au Conseil de l'Union européenne ! Le Président français a trop vite oublié le
fonctionnement des institutions de l'Union européenne en feignant d'ignorer le
principe même de la codécision. Ce n'est qu'en résistant aux pressions
politiciennes des États membres que la construction européenne avancera et que
l'Europe se rapprochera enfin de ses citoyens » conclut l'eurodéputé.

Ce nouvel incident tombe au plus mal pour le calendrier trop bien huilé du
projet Hadopi. Albanel souhaite voir le texte voté et ficelé dès novembre,
pour une application début 2009. Avec l’enlisement pronostiqué des débats
européens et le risque de consolidation de l’amendement 138, c’est un pari de
plus sur un avenir plus qu’incertain.


Rédigée par Marc Rees le mardi 07 octobre 2008 à 00h57 

http://www.guy-bono.fr/article/articleview/8317/1/1378/

6.10.2008
"Barroso inflige un véritable camouflet à Sarkozy!"

Bruxelles – Guy Bono se félicite de la fin de non recevoir opposée par
Monsieur Barroso à la demande de Nicolas Sarkozy de supprimer l'amendement 138.

" En demandant au Président de la Commission un retrait pur et simple d'un
amendement adopté à une très large majorité par le Parlement européen, Sarkozy
prend ses désirs pour des réalités," note l'eurodéputé socialiste. "La
Commission européenne n'est pas le petit chien de Sarkozy! Si Sarkozy a pris
des habitudes de monarque en France, l'Europe n'est pas son royaume!", insiste
Guy Bono.

"C'est un véritable camouflet que vient d'infliger la Commission européenne à
Nicolas Sarkozy en renvoyant la question de la suppression de l'amendement 138
au Conseil de l'Union européenne!", poursuit le député Guy Bono.

Pour Guy Bono "Le Président français a trop vite oublié le fonctionnement des
institutions de l'Union européenne en feignant d'ignorer le principe même de
la codécision". Guy Bono rappelle à ce titre que le Parlement européen est
co-législateur avec le Conseil et que la Commission européenne n'a pas de
pouvoir législatif autre que l'initiative"

Guy Bono de féliciter la Commission européenne: "Ce n'est qu'en résistant aux
pressions politiciennes des Etats membres que la construction européenne
avancera et que l'Europe se rapprochera enfin de ses citoyens" conclue
l'eurodéputé.

6 octobre 2008


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  <item rdf:about="http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2263">
    <title>[actus_l] L’Europe interroge vos libertésà propos de la RFID</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2263</link>
    <description>http://www.guglielmi.fr/spip.php?article154

L’Europe interroge vos libertés à propos de la RFID

Vers une traçabilité des produits, des usages, ou des personnes ?

vendredi 3 octobre 2008, par Gilles J. Guglielmi
L’Internet des objets est devenu une réalité quotidienne depuis 2004 sans que
l’on s’en aperçoive. La protection des libertés et de la vie privée doit
toutefois y être prise en compte afin que l’Internet du Futur se développe en
harmonie avec les principes et les valeurs des citoyens de l’Union.

Pourquoi parler de RFID maintenant ?

Il s’agit d’un enjeu majeur.

La Commission européenne a lancé une consultation préparant sa future «
Communication sur l’Internet des objets (IOT) », prévue pour le deuxième
trimestre de 2009. Pour en fixer le cadre et servir de point de départ, la
Commission a publié un document de travail qui se trouve ici.

Les parties intéressées sont invitées à envoyer leurs observations sur les
questions abordées dans le document cité, à l’aide de la consultation publique
dont l’accès est aménagé sur le site "Votre voix en Europe".

Le Comité économique et social européen a également produit le 18 Septembre
2008, un avis formel sur l’Internet des objets qui peut être utilement lu.

Un colloque aura lieu à Nice les 6 et 7 octobre prochain (programme complet).
Sur son site, figure une revue d’actualité pertinente et non univoque, qui
fait bien comprendre les problèmes que pose cette technologie.

Qu’est-ce que c’est ?

Le sigle RFID est une transcription de l’anglais radio frequency
identification. Il s’agit d’une méthode de radio-identification qui récupère
des données à distance et les mémorise, en utilisant des marqueurs appelés «
radio-étiquettes » (« RFID tag » ou « RFID transponder » « puces RFID ») et
composés d’une puce électronique et d’une mini-antenne.

Ces marqueurs sont en pratique des étiquettes autoadhésives fines, légères et
de coût faible, qui peuvent être incorporées de façon invisible dans des
objets voire dans des organismes vivants (animaux, corps humain). Leurs puces
électroniques contiennent un identifiant, mais sont capables de stocker des
données complémentaires.

- Schémas simplifiés du processus ici ou là.

- L’article de synthèse technique.

Où est le problème ?

La RFID peut être utilisée pour identifier des objets, comme s’il s’agissait
d’un code-barre lisible à distance (étiquette électronique) ; ou bien des
personnes si le marqueur est intégré à un document personnalisé et obligatoire
en certaines circonstances : passeport, titre de transport (Navigo), carte de
paiement (carte sans contact).

Les défenseurs des libertés et de la vie privée sont alertés par les
possibilités de traçage des individus que la RFID permet, si elle se
généralise et intègre les données qu’elle collecte le plus souvent à l’insu
des particuliers. Compte tenu de la puissance acquise par les
radio-étiquettes, même passives, ce n’est pas un scénario théorique. Grâce à
la technologie utilisée dans les systèmes de communications avec l’espace
lointain, les puces RFID peuvent déjà être lues à une distance de 200 mètres.

Par ailleurs, on ne peut pas exclure le croisement, au sein de bases de
données, d’identifiants de produits et de données personnelles, lequel
pourrait servir de base à un puissant dispositif de recoupement marketing. “En
tant que technologie de radio-identification, les étiquettes Rfid ne posent
pas de problème tant qu’elles sont cantonnées à la chaîne logistique.
Toutefois la norme EPC permet d’établir un lien entre une base de données
distante, un produit et un consommateur dans un magasin. L’étiquette est en
effet active, intemporelle et consultable à distance, ce qui représente une
menace pour la protection des données personnelles du consommateur”,
expliquait Yann Le Hégarat, expert de la Cnil (Décision Micro, 2 février
2004). Il pourrait en être de même en matière de police.

Une solution de traçage a été appliquée dans l’usine BMW de Dingolfing en
Allemagne. Le système s’appuie sur des étiquettes spécifiques (Wheretags) et
sur un dispositif de localisation en temps réel. Il permet de localiser avec
un simple navigateur web n’importe quel véhicule produit, où qu’il se trouve
sur le vaste site de l’usine. Ses étiquettes sont actives, ont une portée de
100 (en intérieur) à 300 mètres (extérieur), pèsent 53 grammes, pour une
taille légèrement supérieure à celle d’un ticket de métro parisien qui serait
épais de 2 cm.

La solution appliquée à un usage purement industriel, et pour des véhicules
est néanmoins généralisable à bien d’autres situations. On ne peut s’empêcher
de penser que, pour un consommateur, ou pour un touriste muni d’un passeport,
certaines radio-étiquettes pourraient jouer le même rôle que le bracelet de
surveillance électronique aujourd’hui utilisé en toute légalité pour les
délinquants.

- Un état des questions qui prouve que les problèmes étaient déjà identifiés
dès le début du 21ème siècle par des universitaires américains.

- Un bilan critique dès 2005.

Conclusion :

Aussi, si cette technologie suscite vos réflexions critiques, n’hésitez pas à
en informer la Commission européenne. Les consultations publiques sont faites
pour cela. Elles sont ouvertes à tout citoyen.

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    <dc:date>2008-10-07T06:44:31</dc:date>
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  <item rdf:about="http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2262">
    <title>[actus_l] La préfecture du Rhône avait demandé une enquête sur le "=?ISO-8859-15?Q?pros=E9lytisme?= religieux"</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2262</link>
    <description>http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/10/03/la-prefecture-du-rhone-avait-demande-une-enquete-sur-le-proselytisme-religieux_1102548_3224.html

La préfecture du Rhône avait demandé une enquête sur le "prosélytisme
religieux"
LEMONDE.FR | 03.10.08 | 10h17  •  Mis à jour le 03.10.08 | 10h33
Lyon, correspondant

Au bout de la chaîne, une bourde monumentale. Ce fameux mail, envoyé le 16
septembre à la direction des ressources humaines du conseil régional
Rhône-Alpes. "Auriez vous l'amabilité de m'indiquer si parmi votre personnel,
vous avez des gens de confession autre que chrétienne", demande un policier de
la sous-direction de l'information générale (SDIG) qui compte à Lyon 19
fonctionnaires, administratifs et encadrement compris.

"Une initiative individuelle d'un fonctionnaire de police qui n'a ni pris
conseil ni reçu d'instruction", a déclaré jeudi après-midi, la mine grave,
Jacques Signourel, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) du
Rhône, dont dépend le SDIG depuis la refonte des services de renseignements,
cet été.

Le patron de la police lyonnaise a fidèlement relayé la position du ministère
de l'Intérieur. En substance  : le mail est "inadmissible", une enquête
interne est diligentée, des sanctions seront rapidement prises. En revanche,
aucune explication n'a été donnée sur le contexte qui entoure cette fameuse
demande adressée au conseil régional.  "Le SDIG est chargé d'informer les
autorités de l'Etat sur les domaines économiques, sociaux, dans ce cadre il
procède à des études" s'est limité à dire le patron de la police lyonnaise.

Parmi les policiers de base, tout le monde reconnaît "une erreur", voire "une
faute professionnelle" dans la formulation écrite d'une telle demande.  Quand
à savoir s'il faut tout mettre sur le dos d'un fonctionnaire isolé, la réalité
est plus complexe.

Une note officielle, signée du directeur de cabinet du préfet délégué à la
sécurité du Rhône, est titrée "Islam radical". Elle est datée du 26 septembre,
dix jours après le mail qui fait polémique. Mais elle confirme le contenu
d'une réunion qui remonte au 8 septembre.

On comprend que ce jour là, la préfecture a donné la consigne aux services
départementaux de police et de gendarmerie de mener une enquête sur
l'évolution du "prosélytisme religieux". Plus précisément, la note évoque une
"inquiétude" des élus face à une montée présumée du "communautarisme
musulman". Et le document exige un retour "pour la fin du mois".

Cette consigne a été relayée auprès des services concernés, ce qui a déclenché
des investigations auprès de nombreux organismes et collectivités. Au sein du
SDIG, le fonctionnaire chargé des agents territoriaux a démarché le conseil
régional, à sa manière maladroite, en évoquant de façon déformée une demande
en provenance de "l'association des maires de France".

"ON NOUS POUSSE À LA CULTURE DU RÉSULTAT"

La polémique a déclenché une forte tempête dans les rangs de la police, à un
moment délicat où les Renseignements généraux doivent se fondre dans une
nouvelle structure. "C'est un épisode malheureux, il voulait bien faire, il
n'a pas pris la portée de ce qu'il faisait sur un sujet aussi sensible",
estime un ancien des RG d'un département voisin. "On n'a jamais eu de notes
sur tout et n'importe quoi", dit un autre policier lyonnais.

Le syndicat UNSA police (majoritaire) est monté au créneau. "Le policier n'a
pas fait cette étude sur sa propre initiative, il a fait une erreur sur la
forme mais sur le fond on nous pousse à la culture du résultat, on souhaite
une enquête impartiale, il ne serait pas normal qu'il paie seul l'addition",
estime Thierry Clair, secrétaire régional de l'UNSA.

Jeudi soir, dans un communiqué, le Cercle des décideurs musulmans de Lyon
condamnait "avec la plus grande fermeté une initiative discriminatoire
totalement illégale, contraire aux valeurs républicaines et au principe de
laïcité". Il appelait à ce qu' "un terme définitif" soit mis à "de telles
dérives" en réclamant des sanctions.

Les signataires de ce texte au premier rang desquels figurent Azzedine Gaci,
président du conseil régional du culte musulman (CRCM) de Rhône-Alpes,
demandent par ailleurs à être reçus par le président de la République. Richard
Schittly 

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  <item rdf:about="http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2261">
    <title>[actus_l] Le prix des passeports devrait fortement augmenter</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2261</link>
    <description>http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/10/03/le-prix-des-passeports-devrait-fortement-augmenter_1102542_3224.html

Le prix des passeports devrait fortement augmenter
LEMONDE.FR avec AFP | 03.10.08 | 09h27  •  Mis à jour le 03.10.08 | 11h01

Dans son édition du vendredi 3 octobre, le quotidien Les Echos revient sur des
mesures du projet de loi de finances 2009 pas encore évoquées par le
gouvernement, et notamment la hausse importante des prix des passeports.

En devenant biométrique, le passeport devrait augmenter de 29 euros pour un
adulte et de 15 euros pour les 15-18 ans, passant respectivement à 89 et 45
euros. Pour les moins de 15 ans, cette pièce d'identité, jusqu'ici gratuite,
devient payante : il en coûtera 20 euros. "Les recettes supplémentaires iront
à l'Agence nationale des titres sécurisés, dans la limite de 131 millions
d'euros", précise le journal. 

Si la carte d'identité devient elle aussi biométrique, sa délivrance reste
gratuite. Par contre "son renouvellement en cas de perte ou de vol plus de
douze mois avant la date d'expiration sera désormais facturé 25 euros", selon
le journal. L'objectif du gouvernement est de "réduire la fraude à
l'identité", alors que les déclarations de perte ou de vol ont fortement
augmenté depuis 1997, "date à laquelle la carte est devenue gratuite",
expliquent Les Echos.

Le passeport biométrique, dont les premiers exemplaires seront disponibles cet
automne, contient une photo et les empreintes digitales numérisées. Il a été
lancé officiellement par un décret paru le 4 mai au Journal officiel.

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    <dc:date>2008-10-07T06:44:11</dc:date>
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  <item rdf:about="http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2260">
    <title>[actus_l] CoPeerRight Agency : filtrons les URL des sites de liens P2P</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2260</link>
    <description>http://www.pcinpact.com/actu/news/46433-filtrage-copeerright-agency-URL-P2P.htm

CoPeerRight Agency : filtrons les URL des sites de liens P2P
 Filtrage, filtrage, vous avez dit filtrage ?
Internet

co peer right agency En plein débat sur le filtrage des contenus ou
protocolaires, la société Co-Peer-Right Agency, spécialisée dans les droits
d’auteur au niveau numérique, vient de publier un communiqué prônant le
filtrage des URL.

Un marché sans aucun doute fructueux pour les spécialistes du secteur puisque,
nous ne l’oublions pas, le ministère de la Culture a intégré un chapitre dédié
au filtrage dans le projet de loi Hadopi.

Que dit Copeeright Agency ? « Parmi les dispositifs envisagés figure le
filtrage des fichiers mis à disposition sur les sites P2P et les sites de
partage de vidéos (filtrage du contenu). [Nous] préconisons une autre solution
de filtrage, plus efficace et moins chère : le filtrage des sites pirates
(filtrage du contenant) ».

Pour cette société, « Le filtrage de site serait d’autant plus efficace que «
cette solution est totalement respectueuse de la vie privée des internautes».
Nous avons donc décidé de nous entretenir avec Mathieu Gaudet, un des
porte-paroles de la société.

Pouvez-vous nous présenter votre projet ?

Nous avons depuis 3 ou 4 ans constaté une augmentation de sites spécialisés
dans le déploiement de liens vers du contenu contrefait. Quand nous déployons
des fichiers fake sur le réseau, cependant, ils n’apparaissent pas sur ces
sites de références ou sont rapidement enlevés. Pirate Bay, SnowTigers par
exemple, se défendent en disant qu’ils n’hébergent pas de fichiers
contrefaits. Cependant quand on met des fichiers leurres, ils les retirent
rapidement.

Ces sites qualifient donc les liens. Nous constatons par ailleurs qu’en
Espagne et en Italie, où on a fait fermer des sites, nous avions une baisse
considérable des téléchargements. Quand on filtre en amont, on a des résultats
considérables. Il est évident que si demain vous n’avez plus de sites qui
référencent des liens Bittorrent, automatiquement les téléchargements par
Bittorrent diminueront même s’il existe toujours des techniques.

Mais quel filtrage utiliser ?

Le filtrage de sites existe pour les sites néonazis, négationnistes,
terroristes, etc. Les technologies de filtrage d’URL existent donc déjà, et
vous n’êtes pas obligés de créer une loi. En plus, c’est très respectueux de
la vie privée et ces technologies qui font leur preuve n’exigent pas de budget.

Le ministère de l’Intérieur envisage pourtant un filtrage des sites
pédopornographiques et une loi va être présentée pour encadrer ces
technologies… De plus, pour l’affaire Aaargh, par exemple, le site avait été
interdit à 10H et était réapparu à 10h08. Quelle peut être l’efficacité
commerciale d’une telle démarche ?

Notre démarche n’est pas commerciale, nous ne vendons rien, on donne des
solutions possibles et imaginables. Pour rejoindre votre réflexion : quand ces
sites de liens illicites (Snowtigers.net, etc.) seront filtrés au niveau des
FAI, il faudra bien créer un autre domaine, et attendre un certain laps de
temps pour refaire connaître ce nom de domaine. Regardez The Pirate Bay en
Italie, le site a été obligé de créer une autre URL pour être à nouveau
accessible. Quand nous l’avons connu, on aurait pu faire en sorte que le
filtrage soit fait en amont !

Mais si vous filtrez par IP, il y a des effets de bord, non ? Vous risquez de
filtrer des pages, du contenu tout à fait licite…

Je suis tout à fait d’accord. Mais on ne va pas filtrer tout Free.fr ou
Wanadoo.fr. On filtrera uniquement telle ou telle page perso afin qu’elle soit
enlevée. On n’est pas obligé de filtrer l’ensemble de Free pour pouvoir
empêcher l’accès à tel fichier.

Depuis 3 ou 4 ans, des sites se sont spécialisés dans le partage de liens, en
les bloquant on arrivera à des résultats significatifs sans mettre la main au
portefeuille ou faire intervenir le législateur.

L’autre point, depuis six mois, on constate des liens qui sont disponibles en
direct download ou en streaming vidéo. Des internautes savent qu’il devient un
peu « grillé » de télécharger ou mettre à disposition sur les réseaux P2P .
Ils mettent aussi leurs fichiers sur des serveurs au Maroc, en Ukraine ou en
Tunisie, et les « linkent » partout où ils peuvent afin de permettre aux
internautes de les télécharger avec la garantie que personne ne pourra
récupérer leur IP. Avec le filtrage d’URL, on anticipe un problème qu’on va
connaitre dans quelques mois, car si la riposte graduée est mise en place, une
des parades des pirates sera de mettre les fichiers en direct download dans
ces pays, et pointer des liens un peu partout. Anticipons cette problématique !

Dans ce jeu du chat et de la souris, comment vous allez faire avec des sites
qui sont à 95% légaux par exemple (un post sur un forum) ? Vous bloquez tout
le site ?

Posez la question au législateur. Ce n’est pas à nous de répondre à cela. Un
site Mininova avec 95% de liens contrefaits, j’ai presque envie de vous dire
que c’est au législateur de trancher. Je ne peux pas me substituer à lui. Si,
alertés sur la part de contrefaçon, ces administrateurs enlèvent les fichiers
un peu comme sur Youtube ou Dailymotion, tout va bien. S’ils ne répondent pas,
ou qu’il n’y a pas de possibilité de les contacter comme sur Snowtigers,
qu’a-t-on comme marge de manœuvre ? Aucune. Certes, il y a d’autres
solutions : le filtrage de fichier, etc. mais c’est assez limité et voilà
pourquoi nous préconisons un filtrage en amont.

Nous savons que techniquement c’est faisable. En tout état de cause, qu'est-ce
qui est plus important au jour d’aujourd’hui ? La liberté individuelle des
administrateurs de ces sites pirates, ou les internautes ? Nous, on préfère ne
cibler que ces sites et brasser quelques IP ou URL plutôt que d’autres
techniques qui vont brasser des millions d’adresses IP pour des résultats pas
efficaces et plus chers. Commençons par des choses simples à mettre en œuvre
juridiquement, techniquement. Nous sommes prêts à fournir une liste de 200
sites francophones.

En pratique j’ai peur que vous vous heurtiez contre un mur…

Nous vous disons cela avec une expérience, nous sommes arrivés à faire fermer
des sites en Italie, ou en Espagne. Quand on ferme un site, on sent une
diminution d’activité.

Pour l’Italie, The Pirate Bay a été à nouveau accessible suite à une nouvelle
décision de justice…

Tout simplement parce qu’ils disaient qu’ils ne mettaient que des liens, pas
de fichiers contrefaits. Il y a un pan de défense qui est en train d’être
étudié en Italie - avec qui nous travaillons - et consiste à faire ce que nous
faisons déjà en Espagne : nous prenons un lien fake, un leurre (une
bande-annonce, etc.), devant un huissier, et regardons combien de temps il
reste sur le site. Si en 24 h il est enlevé, c’est que le site qualifie les
fichiers.

Des sites se spécialisent pour mettre en partage des liens ne pointant que sur
des liens contrefaits. Là, on définit de nouveaux pans de défense qui tiennent
la route. En Espagne c’est d’ailleurs retenu, et il y a de nouvelles
procédures contre Sharemula.

Il y a plein d’équipes différentes d’agents assermentés qui gèrent les mêmes
pirates. Nous sollicitons la mise en place d’un syndicat transversal, comme
nous l’avons dit dans la mission Olivennes. Nous avons suggéré également qu’il
fallait cibler les premiers diffuseurs. Vous savez qu’il y a trois niveaux de
scènes en France : underground, P2P fermé (mot de passe) et P2P ouvert (Pirate
Bay). Dès qu’un fichier arrive sur la scène underground (nous y avons accès
depuis plusieurs années), il arrive ensuite sur la scène P2P fermée puis sur
la scène P2P ouverte. Techniquement, juridiquement, on peut cibler les
premiers diffuseurs et brasser quelques IP pas des millions, et arriver à des
résultats significatifs.

Et si ces premiers diffuseurs passent par des proxies… , vous faites comment ?

Comme vous, pas grand-chose.

Ho, je ne fais rien moi, je ne suis qu’un modeste rédacteur !

Vous savez ce qui se passe actuellement ? Les Italiens, les Allemands, les
Espagnols, depuis deux ans, passent par des serveurs français – OVH – ou ils
hackent des Freebox françaises. Nous, on se bat en Espagne, où on y a une
filiale, et je vous assure qu’il est frustrant de voir que les releasers
espagnols mettent leur fichier en France et qu’on ne peut rien faire ! Quand
on se retourne vers la BCRCIA et qu’ils nous disent de voir avec Interpol… De
vous à moi, ils savent qu’il n’y a pas d’autorisation et qu’on ne peut rien
faire en France.

Mais il y a aussi beaucoup de pays au Monde, et pas que la France, pour
héberger des fichiers ou gérer des proxies…

On a de plus en plus de serveurs déployés en Tunisie ou au Maroc. Inutile de
vous dire que les responsables de ces sites ne mettront jamais en œuvre les
solutions de filtrage préconisées par certains acteurs du marché. On pense de
façon constructive - on n’a rien à vendre dans cette démarche – qu’en filtrant
ces URL on arrivera à un impact significatif. Pourquoi ne pas essayer ce
filtrage pendant 6 mois ? Cela ne coute pas cher, je le répète. On en a parlé
il y a plus d’un an, on ne nous a pas répondu, on a eu des retours sur la
mission Olivennes, mais uniquement sur la recherche des caractéristiques des
premiers diffuseurs. Comment se fait-il que nous n’arrivions pas à mener des
actions concertées avec des organismes professionnels dans ce domaine ? Nous
nous posons des questions.

Mais aujourd’hui quand il y a des liens illégaux, il existe un droit, des
procédures qui permettent de régler ces problèmes.

Oui...mais le problème vous savez, c’est que ces sites sont hébergés à
l’étranger . Demandez à un serveur marocain de retirer un lien illégal, vous
avez une fin de non-recevoir. Par contre, si on les bloque, on arrivera à des
résultats conséquents. Quand l’Italie n’avait plus accès à Pirate Bay, je peux
vous dire que les téléchargeurs Italiens ont fait grise mine. Ils ont été
contraints de trouver une autre URL.

Quelle confiance accordez-vous au dispositif de la riposte graduée ?

Globalement, c’est pas mal, sur le papier. Dans la réalité, il faudra voir ce
que cela donne. Nous constatons une anticipation des pirates avec de plus en
plus de serveurs de streaming, de direct download, et pour lesquels on ne
pourra pas mettre en place la riposte graduée. En 2005, Co-Peer-Right Agency a
obtenu une autorisation pour envoyer des messages via les fonctionnalités de
communications des logiciels P2P. C’est nettement plus respectueux de la vie
privée des internautes, puisque cela ne cible que la personne qui télécharge
le fichier avec son logiciel. Maintenant quel est le coût, la finalité, et
combien de temps cela va durer ?

Pour la riposte graduée, nous aimons faire le parallèle avec les autoroutes
privées. On va faire un fichier et empêcher les gens, eux et leur famille, à
prendre leur voiture, car ils ont été pris en excès de vitesse ou avec un taux
d’alcoolémie. Avec du recul, on trouve que c’est plus violent que notre
solution : le filtrage des URL, le filtrage ou le ciblage éventuellement des
premiers diffuseurs. Si on veut mettre un fichier avec les internautes, et
qu’on va blacklister tout une famille…c’est disproportionné, mais peut être
est-ce la solution la plus à même pour répondre aux problèmes ? Si cette
riposte graduée ne donne pas de résultat, cependant, il faudra bien qu’on
trouve un fautif avec cette loi plus ou moins liberticide avec un fichier plus
important qu’Edvige. Et qui sera fautif ? Ce sera le législateur !

Que pensez-vous du filtrage du protocole P2P ?

Nous ne partageons pas ce point de vue. Ce sont des protocoles ouverts, les
gens les utilisent de façon égale, et même les majors les utilisent pour les
fichiers leurres intelligents. Ce n’est pas parce que la plupart des gens
mettent des fichiers contrefaits qu’on va bloquer le protocole. Ça serait
comme si demain, on bloquait le HTTP, car on trouve des sites
pédopornographiques.

Donc pour conclure… que voulez-vous concrètement ?

On veut constituer deux bases. La première consisterait à mettre à jour en
temps réel ces URL par que Copeeright Agency, mais aussi des organismes
professionnels voire les internautes. Pourquoi un internaute qui n’a pas les
moyens de se faire distribuer par la SCPF ne pourrait pas protéger son album
et demander que son contenu soit enlevé ? Actuellement s’il n’est pas
représenté, il ne peut rien en France. La seconde serait constituée par
l’ensemble des signatures de fichiers contrefaits sur les réseaux. Cette base
serait une base de référence en fonction du hash des fichiers, une technologie
plus sûre. Nous avons conseillé de constituer cette base et que dans le monde
entier on puisse l’alimenter.

Avez-vous contacté les FAI sur ces questions de filtrage des URL ?

Non, on attend le retour de nos travaux avec le sénateur (NDLR : Michel
Thiollière, en charge de l’Hadopi au Sénat) la semaine prochaine.

Merci beaucoup Mathieu Gaudet

Rédigée par Marc Rees le jeudi 02 octobre 2008 à 16h32

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    <title>[actus_l] "Le cyberespace, un territoire sur lequel les Etats cherchent à affirmer leur emprise"</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2259</link>
    <description>http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/10/04/le-cyberespace-un-territoire-sur-lequel-les-etats-cherchent-a-affirmer-leur-emprise_1103001_3244.html

ENTRETIEN AVEC FRÉDÉRICK DOUZET, INSTITUT FRANÇAIS DE GÉOPOLITIQUE
"Le cyberespace, un territoire sur lequel les Etats cherchent à affirmer leur
emprise" LE MONDE | 04.10.08 | 15h55  •  Mis à jour le 04.10.08 | 15h55

nvitée du Festival international de géographie de Saint-Dié, vous donnez une
conférence sur les guerres du cyberespace. Qui sont les belligérants de ces
conflits ?

Tout dépend de leur nature, car le cyberespace est à la fois l'enjeu et le
théâtre de rivalités de pouvoir, et un outil dans les conflits géopolitiques
sur des territoires bien réels entre des forces politiques, des Etats ou des
groupes d'intérêt économique. Il s'agit d'un territoire virtuel dont la
souveraineté fait l'objet de débats, et sur lequel les Etats cherchent à
affirmer leur emprise, par le biais notamment de régulations visant à assurer
la sécurité de leur territoire, le respect de leurs lois ou la protection de
leurs citoyens, et qui peuvent être différentes d'un Etat à l'autre.

Les partisans de l'indépendance du cyberespace, comme l'association Electronic
Frontier Foundation (EFF), cherchent à maintenir le respect des principes
d'ouverture, de neutralité et d'interopérabilité des réseaux.

Contre toute attente, les régimes autoritaires comme la Chine ont relevé le
défi de l'Internet... La Chine est un véritable cas d'école, en ce sens que le
régime a réussi à anticiper les risques de la croissance de l'Internet, mais
aussi à retourner à son profit les possibilités offertes pas la technologie.
Internet y connaît une croissance phénoménale : on comptait 40 000 internautes
en Chine en 1996 ; on en dénombre 253 millions en 2008. Le gouvernement
chinois a fait preuve d'une inventivité formidable en jouant sur cinq fronts à
la fois : le filtrage des informations à la source, l'encadrement
réglementaire et législatif des fournisseurs, la régulation des contenus, une
répression policière avec au moins 40 000 personnes qui patrouillent sur le
Net, et enfin l'autocensure.

De plus, le gouvernement a su tirer lui-même parti de l'outil Internet pour
diffuser sa propagande : quelque 280 000 étudiants et fonctionnaires étaient
sur le pont au moment des Jeux olympiques pour diffuser le point de vue du
gouvernement. C'est donc à la fois une source d'ouverture et un instrument
d'oppression. Au milieu des années 1990, beaucoup pensaient que la
démocratisation de l'Internet signifierait, à terme, la fin de la géographie
et des conflits géopolitiques. Or pas plus la géographie que la dictature
chinoise n'ont succombé au développement du Net.

Une gouvernance mondiale d'Internet est-elle possible ?
Le contrôle de l'Internet est difficile, et pas seulement en raison de sa
nature même. Pour son infrastructure physique, le réseau est essentiellement
entre les mains d'opérateurs privés, tandis que l'adressage des noms de
domaine est géré par les Américains à travers un organisme à but non lucratif,
l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), qui fonctionne
de manière relativement démocratique mais qui reste contrôlé par le
département du commerce américain. Sur les treize "serveurs racine" existants,
dix sont aux Etats-Unis...

Cette situation déplaît évidemment aux Européens et à l'Union européenne, d'où
émergent des revendications de gouvernance partagée. Le sommet mondial pour la
société de l'information s'est tenu sous l'égide des Nations unies à Genève et
Tunis. Il a été suivi de réunions à Athènes et Rio de Janeiro, à la demande
des pays européens, soucieux des enjeux de souveraineté.

L'une des difficultés est liée au fait que les décideurs politiques, qui sont
en capacité de prendre les décisions, ne maîtrisent pas toujours les tenants
et aboutissants d'un dossier technique et complexe qui reste, de ce fait, aux
mains de la technocratie.

Propos recueillis par Br. P.
Article paru dans l'édition du 05.10.08

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  </item>
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    <title>[actus_l] Le Conseil de l Europe présente des lignes directrices en coopération avec les fournisseurs de jeux en ligne et les prestataires de services Internet</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2258</link>
    <description>https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?id=1349489&amp;Site=DC&amp;BackColorInternet=F5CA75&amp;BackColorIntranet=F5CA75&amp;BackColorLogged=A9BACE

Communiqué de presse - 687(2008)

Protéger les droits de l’homme sur l’Internet - Le Conseil de l’Europe
présente des lignes directrices en coopération avec les fournisseurs de jeux
en ligne et les prestataires de services Internet

Strasbourg, 03.10.2008 – Le Conseil de l’Europe a présenté aujourd’hui, en
étroite coopération avec les concepteurs et éditeurs européens de jeux en
ligne et les fournisseurs de services Internet, deux séries de lignes
directrices visant à promouvoir le respect de la vie privée, la sécurité et la
liberté d’expression des internautes qui, par exemple, naviguent sur le web,
communiquent par messages électroniques, participent à des chats ou des blogs
ou jouent à des jeux en ligne.

La Fédération européenne des éditeurs de logiciels interactifs (ISFE) et
l’Association européenne des fournisseurs de services Internet (EuroISPA),
soucieuses de développer la sensibilisation aux droits de l’homme et de
renforcer la confiance dans l’Internet, ont collaboré avec le Conseil de
l’Europe – dont la mission est de protéger ces droits en Europe – pour
élaborer deux séries de lignes directrices à l’intention de leurs secteurs
respectifs. Fondées sur des règles d’autodiscipline ou des projets existants,
ces lignes directrices donnent aux opérateurs concernés des conseils simples
et pratiques sur les moyens de faire de l’Internet un espace ouvert et sûr
pour les usagers, où le droit de ces derniers de naviguer, de jouer et de
créer soit garanti.

Les lignes directrices destinées aux fournisseurs de jeux en ligne soulignent
l’importance d’une sensibilisation à l’utilisation positive des jeux, compte
tenu de la nécessité de garantir la liberté d’expression et de protéger les
usagers, et particulièrement les enfants, contre les contenus indésirables,
violents ou racistes. Elles recommandent également d’appliquer aux jeux des
systèmes d’évaluation et de certification indépendants tels que PEGI
(Information paneuropéenne sur les jeux) ou PEGI Online et d’informer les
internautes et les parents sur les dangers que peuvent présenter les jeux en
ligne – pratique excessive, intimidation ou harcèlement, utilisation abusive
de données à caractère personnel, etc.

Les lignes directrices à l’intention des prestataires de services Internet –
fournisseurs d’accès à l’Internet, de contenus, d’hébergement et de services
tels que le courrier électronique, les chats ou les blogs – recommandent à ces
derniers de veiller à ce que les usagers entrant dans le monde de l’Internet
soient informés des risques que celui-ci comporte pour la vie privée, la
sécurité et la liberté d’expression.

L’un de leurs principaux objectifs est de compléter le travail déjà accompli
par les opérateurs afin de protéger les enfants contre les contenus nocifs ou
illégaux et d’autres dangers comme la sollicitation à des fins sexuelles («
grooming »). Les lignes directrices traitent aussi des risques pour
l’intégrité des données, tels que les virus ou les vers informatiques, et pour
la vie privée, comme la collecte de données à caractère personnel sans le
consentement des utilisateurs.

« Avec ces lignes directrices, le Conseil de l’Europe ajoute un nouvel aspect
à la promotion des droits de l’homme sous un nouvel angle. Nous sommes en
effet convaincus que tout acteur de la société – y compris le secteur privé –
a un rôle à jouer dans sa sphère d’activité. Il ne s’agit pas de créer des
textes juridiques, mais d’aider les entreprises à promouvoir ces droits au
quotidien », a déclaré Jan Kleijssen, directeur des activités normatives du
Conseil de l’Europe.

« Depuis six ans, le dispositif d’autodiscipline PEGI a atteint son objectif
fondamental, qui est de donner aux parents européens des recommandations
concernant le caractère approprié ou non du contenu des jeux pour les mineurs.
Le soutien apporté à cette nouvelle démarche par l’organisation européenne de
défense des droits de l’homme constitue à la fois une reconnaissance de notre
action et une invitation à améliorer encore le dispositif PEGI », a souligné
Patrice Chazerand, secrétaire général de l’ISFE – organisation qui représente
les intérêts du secteur des jeux en ligne dans 31 pays européens.

« La défense des droits de l’homme a toujours été une préoccupation majeure
pour l’EuroISPA. Nous sommes parfaitement conscients que l’Internet soulève
des problèmes particulièrement ardus concernant la protection des droits
fondamentaux des usagers. C’est pourquoi nous continuerons à veiller à ce que
les consommateurs disposent d’informations de la meilleure qualité possible,
tout en affirmant avec force que les fournisseurs de services Internet ne
doivent pas subir de contraintes excessives de la part des pouvoirs publics ni
les droits des consommateurs être mis à mal par suite d’une surabondance
d’informations ou d’une ingérence disproportionnée dans leur vie privée », a
déclaré le professeur Michael Rotert, vice-président de l’EuroISPA. L’EuroISPA
représente environ un millier de prestataires de services Internet en Europe
(fournisseurs d’accès à l’Internet, d’applications, de contenus et
d’hébergement).

Lignes directrices pour les fournisseurs de jeux en ligne (

Lignes directrices pour les fournisseurs de services Internet

Contacts

Conseil de l’Europe, Jaime Rodríguez, attaché de presse, Tél. : +33 (0) 689 99
50 42 ; jaime.rodriguez-xTVKH39dKWg&lt; at &gt;public.gmane.org

www.coe.int

ISFE, Patrice Chazerand, Secrétaire Général, Tél: +32 (0) 2 502 88 73,
patrice.chazerand-jNjf3IselBw&lt; at &gt;public.gmane.org

http://www.isfe.eu

EuroISPA, Joe McNamee, responsable des affaires publiques, Tel: +32 2 503
2265, joe-bfSfMESvhtBg9hUCZPvPmw&lt; at &gt;public.gmane.org

www.euroispa.org

Division de la Presse du Conseil de l’Europe
Tel: +33 (0)3 88 41 25 60
Fax:+33 (0)3 88 41 39 11
pressunit-xTVKH39dKWg&lt; at &gt;public.gmane.org
www.coe.int/press

 

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    <dc:date>2008-10-07T06:43:49</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2257">
    <title>[actus_l] Fichage en Belgique : 1,6 millions de délinquants potentiels ?</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2257</link>
    <description>http://www.avoixautre.be/spip.php?article2265

Fichage en Belgique : 1,6 millions de délinquants potentiels ?

Etes-vous fiché ? La question mérite d’être posée au regard des révélations du
journal Le Soir du vendredi 3 octobre. En effet, celui-ci révèle que les
fichiers policiers belges (la Banque de données nationale générale ou BNG)
contiennent les données personnelles de 1,6 millions de citoyens. Si l’on
tient compte de la population belge (10 millions d’habitants) et que l’on
élimine les personnes non actives (personnes âgées, enfants, personnes
souffrant d’un handicap physiques, etc.), cela fait un nombre de délinquants
potentiels effrayants. On peut presque dire que plus d’un belge sur cinq a des
choses à se reprocher. Et vous, êtes-vous absolument certain de ne pas faire
partie de cette base de donnée ?

Etes-vous fiché ? La question mérite d’être posée au regard des révélations du
journal « Le Soir » du vendredi 3 octobre. En effet, celui-ci révèle que les
fichiers policiers belges (la Banque de données nationale générale ou BNG)
contiennent les données personnelles de 1,6 millions de citoyens. Si l’on
tient compte de la population belge (10 millions d’habitants) et que l’on
élimine les personnes non actives (personnes âgées, enfants, personnes
souffrant d’un handicap physiques, etc.), cela fait un nombre de délinquants
potentiels effrayants. On peut presque dire que plus d’un belge sur cinq a des
choses à se reprocher. Et vous, êtes-vous absolument certain de ne pas faire
partie de cette base de donnée ?

Si vous avez des activités politiques, syndicales, journalistiques ou tout
simplement citoyennes, bref, si vous faites usages de vos droits fondamentaux,
il y a fort à parier que vous figuriez dans la BNG.

L’existence de fichiers policiers n’est pas neuve. Tout comme l’utilisation
politicienne de la police. Il n’y a pas lieu de s’en étonner. Par contre
l’ampleur du fichage, qu’on peut qualifier de quasi-généralisé, laisse pantois.

Prévoir un encadrement juridique des pratiques policières en la matière n’est
pas nécessairement un mal, de manière à éviter les pratiques occultes et
d’éviter la multiplication de fichiers disparates. Toutefois, n’encadrer ce
type de fichiers que par un arrêté royal est proprement inacceptable lorsque
cela touche à des libertés fondamentales des citoyens si essentielles dans un
Etat démocratique. Escamoter le débat en douce, comme le fait le gouvernement
en évitant la voie parlementaire, ne permet pas de rassurer quant à la
protection de ces droits fondamentaux en Belgique.

D’autant plus lorsque l’on prend connaissance des informations jugées
relevantes pour être intégrées dans ce fichier. On peut en effet se demander
en quoi les habitudes sexuelles d’un citoyen pourraient présenter un danger
potentiel pour la nation. De même les habitudes de consommation des citoyens
sont considérées comme dignes de figurer dans ces bases de données, ce qui est
pour le moins troublant. Sans parler des données psychiques ( ??)...

La question se pose également de la qualité des personnes qui intègrent ces
données dans les fichiers. Un policier est-il bien qualifié pour juger de la
santé psychique d’un individu ? Fait-il appel à un psychiatre avant d’encoder
les données ?

Ce mode de fonctionnement nous est insupportable. Il fait des amalgames entre
citoyenneté et délinquance, entre militance et délinquance, entre orientation
sexuelle et délinquance, entre état de santé et délinquance… Ainsi, sous
prétexte de veiller au maintien de l’ordre, on adopte une attitude excessive
et incompatible avec la vie démocratique moderne en établissant un lien entre
la capacité à commettre des infractions et les activités citoyennes,
politiques, syndicales, économiques, associatives, la vie sexuelle ou l’état
de santé.

En outre, lorsqu’on constate avec quelle propension certains services de
sécurité ont tendance à qualifier toute contestation sociale de terrorisme ou
d’organisation criminelle (Greenpeace ayant été poursuivi pour association de
malfaiteurs et les syndicalistes de D14 étant considérés comme membres d’une
organisation criminelle, entre autres exemples), on ne peut qu’être, une
nouvelle fois, très inquiet pour nos libertés fondamentales. Et quand on sait,
en outre à quel point il est difficile, même pour une personne qui a été
reconnue innocente, d’être retirée d’un fichier dans lequel elle a été
inscrite (on se souviendra du cas des époux Sayadi-Vincke, figurant toujours à
l’heure actuelle sur les listes terroristes malgré le fait qu’ils ont été
blanchis par la Justice), on s’inquiète d’autant plus.

De manière encore plus grave que pour d’autres législations liberticides et à
ce point déséquilibrées dans la tension entre liberté et sécurité que la Cour
constitutionnelle a plusieurs fois demandé au législateur de revoir sa copie -
le gouvernement cette fois-ci n’envisage même pas de demander l’avis du
Parlement. Si ce n’est pas là de la surenchère sécuritaire… C’est d’autant
plus inquiétant que les garanties en terme de protection des libertés semblent
ne pas être un souci pour le gouvernement. A quoi sert la loi du 8 décembre
1992, et par conséquent la Commission de protection de la vie privée, si les
services de police ne sont pas soumis à ces principes ? Quid des données
sensibles (orientation sexuelle, origine ethnique, religion, opinions
politiques, etc.), spécialement protégées par cette loi ?

Notre vie privée est protégée par plusieurs conventions internationales et la
Constitution. Tout l’enjeu de notre droit à la vie privée est de ne pas avoir
à se justifier sur celle-ci. De pouvoir nous déplacer, rencontrer des gens,
acheter, téléphoner ou envoyer un courriel sans que ces données ne soient
analysées, recoupées et utilisées.

Ce droit mérite mieux qu’un arrêté royal préparé en catimini et adopté à la
sauvette. Si la volonté gouvernementale est uniquement d’encadrer ce
traitement des données à caractère personnel, un véritable débat public, au
Parlement, ne doit-il pas pouvoir se tenir ?

[Ligue des droits de l’Homme]

http://www.liguedh.be

Contact :
Benoît Van der Meerschen, Président : 0497/29.46.72
Manuel Lambert, Conseiller juridique : 0479/86.90.81

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    <dc:date>2008-10-07T06:42:46</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2256">
    <title>[actus_l] Violences policières sous caméra de VS</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2256</link>
    <description>http://souriez.info/+Violences-policieres-sous-camera

Violences policières sous caméra de VS

vendredi 26 septembre 2008

C’est une des premières fois que cela se produit, des images de violences
policières qui ont été filmées par caméra de surveillance dans un commissariat
n’ont pas été perdues ni détruites mais serviront à instruire le dossier de la
victime contre son agresseur.

Cela ne se passe pas en France mais en Belgique, les médias belges (ou
français) n’ont que peu repris l’information et le lien ci-dessous est celui
d’RTL Belgique... reportage télévisé à l’appui, avec interview du procureur du
roi :

"Lors de son audition, le garçon n’a même pas parlé de ce qu’on voit sur les
images filmées par la caméra de vidéosurveillance.Il ne s’en souvenait plus
parce qu’il souffrait d’une commotion consécutive aux coups qui lui avaient
déjà été donnés précédemment"

Voir en ligne

Pour notre MAMréchal qui veut quadriller la France de Vidéosurveillance, il
faudrait peut-être commençer à en poser dans les centres de rétention ou les
personnes enfermées reçoivent des tirs de taser à l’abri des regards car les
témoignages de la Cimade* sur les 27 centres de rétention risquent de cesser
bientôt et définitivement.

*Cimade : lire à ce propos l’article de F.Aubenas, La Cimade écartée des
centres de rétention Sans papiers et sans témoins,

Accès au site de la Cimade.



http://www.rtlinfo.be/news/article/173982/%E2%80%94le+policier+montois+ultra+violent+a+ete+filme

Le policier montois ultra violent a été filmé
HAINAUT jeu 25 sep

Le parquet de Mons a donné plus de détails jeudi sur l'arrestation d'un
policier de la zone Mons-Quévy suspecté de coups et blessures volontaires
ayant entraîné une incapacité chez sa victime. Le 17 septembre, l'intéressé
s'en est pris à un jeune homme interpellé dans le cadre d'incidents survenus à
la place du Marché aux Herbes, dans le centre-ville de Mons. Plainte a été
déposée au Comité P, qui a confié l'affaire au service de contrôle interne de
la ville de Mons.

Les déclarations de la victime ont pu être vérifiées par un médecin légiste,
qui a conclu à une incapacité de quatre jours, mais aussi par les images des
caméras de vidéosurveillance placées dans un local donnant accès aux cachots
du commissariat de la rue des Rossignols, où s'est déroulée une partie des
faits. "Sur ces images, on voit que des coups d'une rare violence sont portés
et on voit aussi clairement le policier qui donne ces coups", a expliqué le
procureur du roi de Mons, Christian Henry. M. Henry précise que la victime
avait déjà été molestée lors de son interpellation à la place du Marché aux
Herbes, puis dans le véhicule qui la ramenait au poste de police.

"Lors de son audition, le garçon n'a même pas parlé de ce qu'on voit sur les
images filmées par la caméra de vidéosurveillance.Il ne s'en souvenait plus
parce qu'il souffrait d'une commotion consécutive aux coups qui lui avaient
déjà été donnés précédemment", a encore ajouté le procureur du roi. Plusieurs
autres agents ont été témoins de la scène et risquent une sanction
disciplinaire. Le nom de l'auteur avait été cité lors de récentes déclarations
faites par Gabriel Ekueta, un inspecteur de la zone de Mons-Quévy actuellement
jugé par le tribunal correctionnel de Mons pour sa participation à un trafic
de produits stupéfiants. Une enquête a été ouverte par le Comité P et le
dossier est à l'information judiciaire au parquet de Mons.

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    <dc:date>2008-10-07T06:43:28</dc:date>
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  <item rdf:about="http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2255">
    <title>[actus_l] Contrôle d'Internet en Chine : Skype accusé de collaboration</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2255</link>
    <description>http://www.rue89.com/chinatown/2008/10/04/controle-dinternet-en-chine-skype-accuse-de-collaboration

Contrôle d'Internet en Chine : Skype accusé de collaboration
Par Pierre Haski | Rue89 | 04/10/2008 | 15H32

Jusqu'où iront les grands groupes internet dans leur collaboration avec le
système de surveillance chinois? Après Yahoo et Google, c'est Skype, le
système de communication gratuit d'ordinateur à ordinateur, désormais
propriété de ebay, qui est mis en accusation par le Citizen Lab, un institut
canadien de l'université de Toronto.

Dans un rapport intitulé de manière explicite « Rupture de confiance », le
Citizen Lab, dont nous avons déjà parlé ici, affirme que la plate-forme
chinoise de Skype, qui est produite en commun avec le groupe hongkongais
Tom.com, surveille les échanges de textes entre internautes -chat ou
transmission de données-, et garde en mémoire sur des serveurs situés en Chine
tous ceux qui contiennent des mots clés jugés sensibles par rapport au
contexte politique chinois.

Selon ce rapport, signé Nart Villeneuve, un spécialiste des questions de
censure sur internet, les mots clés surveillés ont trait à toute forme
d'opposition au pouvoir du parti communiste chinois, à la secte Falungong ou à
l'indépedance de Taiwan. C'est-à-dire les mêmes mots-clés que le système
officiel chinois de surveillance du web.

Les données perso stockées sur des serveurs non protégés

De surcroit, les informations, qui contiennent les données personnelles des
internautes, sont stockées sur des serveurs non protégés, avec la clé d'accès.

Skype a réagi en faisant porter le chapeau à son partenaire dans la joint
venture Tom-Skype, Tom.com, propriété du milliardaire hongkongais Li Ka-shing.
Skype affirme que ce « défaut » a été corrigé dès qu'il a été signalé à
Tom.com.

Comme le fait remarquer sur son blog Rebecca MacKinnon, chercheuse qui suit
ces questions à partir de Hong Kong,

    « le fait que Tom-Skype ait pu mettre en œuvre ce système de surveillance
et cette rupture de confidentialité de manière aussi choquante pendant une
période de temps significative, montre que ebay/skype n'a pas placé
suffisamment d'attention, en tant qu'entreprise, sur les droits et les
intérêts de ses utilisateurs. Se passe-t-il autre chose que les utilisateurs
de Skype ne savent pas, pas plus que le quartier général de l'entreprise
d'ailleurs ? »

la page d'accueil de Skype en chinois

Le plus étonnant est que Skype n'ait pas jugé bon de s'intéresser à ces
questions alors que d'autres sociétés sont passées par là, et ont appris la
leçon à la dure. Yahoo, en particulier, a vu son image sérieusement écornée
par les révélations des informations qui ont été transmises aux autorités
chinoises et ont permis, notamment, de faire condamner le journaliste Shi Tao
à dix ans de prison. Yahoo a dû s'excuser de manière humiliante, et a compensé
les familles.

Et il n'y a pas que Skype. On a appris également que Jimmy Wales, le fondateur
de Wikipédia, a été reçu récemment à Pékin par Cai Mingzhao, le vice-directeur
du Bureau d'information du Conseil d'Etat, en charge de la censure. Rebecca
MacKinnon, qui fait partie du Conseil consultatif de Wikipédia, a eu un
échange d'e-mails avec Jimmy Wales à propos de cette rencontre, qui devait
rester secrète mais que les autorités chinoises ont unilatéralement rendue
publique.

Accepter l'autocensure comme Google pour son moteur de recherche chinois

Dans cet échange, MacKinnon pousse Jimmy Wales dans ses retranchements pour
savoir s'il pourrait accepter l'autocensure déjà pratiquée par Google sur son
moteur de recherche chinois. Wikipédia est régulièrement censuré en Chine, et
de manière de plus en plus ciblée, et la question est évidemment légitime
quand le fondateur de l'encyclopédie collaborative rencontre le chef des
censeurs… Jimmy Wales répond:

    « Nous ne coopérerons jamais avec le blocage ou la censure de tout contenu
neutre de l'encyclopédie ».

Mais toute l'ambiguité réside dans le mot « neutre ». Dans le même échange,
Jimmy Wales souligne qu'il est ouvert à toute observation concernant la «
neutralité » des contenus de Wikipédia, et que si ce contenu n'est pas
conforme au principe du « NPOV » (Neutral point of view, la neutralité du
point de vue), il sera changé. Ce qui, dans le cas de la Chine, ouvre la porte
à toutes les interprétations.

Le paradoxe est que malgré l'importance du système de surveillance chinois, et
la collaboration des grands groupes étrangers, internet demeure un espace de
liberté très relative mais néanmoins réelle en Chine. On l'a constaté de
nouveau avec le scandale du lait frelaté, lorsque des informations censurées
dans la presse se sont retrouvées sur le web.

A la différence du scandale du sang dans le Henan dans les années 90,
l'information circule, l'opinion se forme et s'informe, des avocats se
mobilisent: une société civile émerge dont le gouvernement doit tenir compte.
Raison de plus pour considérer comme choquante la collaboration des grands
groupes avec ce combat d'arrière garde de la censure.

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  </item>
  <item rdf:about="http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2254">
    <title>[actus_l] Uniformisation des politiques securitaires dans la forteresse europeenne : Dimanche 12 Octobre - 14h a 20h – CIP</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2254</link>
    <description>Uniformisation des politiques sécuritaires dans la forteresse
européenne : coopération policière, migrations et militarisation en
Europe

Dimanche 12 Octobre - 14h à 20h – CIP-IDF


14h – 18 h Présentations et débats

Débat international afin de faire le point sur le contexte de
répression et de sécurisation en Europe que l'on peut observer dans
différents domaines : nos libertés sont en permanence surveillées et
limitées par les moyens que mettent en œuvre les différents corps de
police, notre liberté de circulation est sans cesse entravée et
l'accès au territoire européen est rendu de plus en plus difficile à
ceux qui veulent s'y rendre

Au cours de cet après midi de débats et de discussion, trois personnes
dresseront un panorama général de la situation et feront le point sur
ces différentes questions :


- Migrations ( Collectifs Zéros - Paris )

Boucs émissaires politiques et variables d'ajustement économique, les
migrants ne sont plus que des chiffres qu'on additionne et soustrait
au gré des besoins des marchés du Nord, même au prix de la mort et de
la souffrance des populations exploitées.

- Coopération policière et répression en Europe ( Gipfelsoli – Berlin )

Fichage, rétention de données, surveillance généralisée, drones,
biométrie, puces RFID, EU–SEC, emprisonnement préventif, EuroPol, EGF,
EuroGend, FRONTEX,...
Étude des outils de contrôle des populations et de leurs utilisations.

- Les effets de l'investissement de l'OTAN dans la sécurité intérieure
( Dissent – Bruxelles )

l'Europe et l'OTAN ont développé une ligne commune impliquant
l'intégration d'une vision plus militaire des politiques européennes
de justice et de sécurité intérieure, ce qui pose de nombreux
problèmes en matière de contrôle démocratique.


18h30 – 20h Apéro musical

Caisse de soutien à prix libre


CIP, 14-16 Quai de la Charente,

Métro ( 7 ) Porte de la Villette ou Corentin Cariou


www.dissent.fr - http://euro-police.noblogs.org -
http://www.dissent.be/fr/ -  http://www.gipfelsoli.org -
http://www.freedom-not-fear.eu





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    <dc:date>2008-10-07T06:42:19</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2253">
    <title>[actus_l] 11 Octobre: Journéed’action internationale “Freedom not Fear”</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2253</link>
    <description>http://www.humanrights21.org/?page_id=57

11 Octobre: Journée d’action internationale “Freedom not Fear”

Pour défendre leurs droits et libertés menacés par la généralisation de la
surveillance et de la censure, de nombreuses organisations à travers le monde
appellent à manifester le 11 octobre 2008.

Comme dans d’autres pays, la vie privée et la liberté d’expression et
d’information sont menacées en France: Fichage policier (Ardoise, Edvige,
Cristina), Fichage scolaire (Base élèves), Prélèvements génétiques et fichage
ADN (Fnaeg), Vidéosurveillance, Drones, Géolocalisation, Biométrie, Puçage
RFID (Navigo, Internet des objets), Filtrage du Net, Prohibition logicielle
(amendements Vivendi), Censure des vidéos de violences policières,
Labellisation des sites d’information par le gouvernement, Cyber ordre moral
(Commission “déontologie”), Verrouillage des contenus (DRM), Riposte graduée
(fermeture des accès Internet), Perquisition des ordinateurs, Remise en cause
du délai de prescription pour les délits de presse en ligne, Menaces sur la
loi de la presse de 1881 (codification du droit de la communication),
Evincement progressif du juge (Responsabilité des hébergeurs, Paquet télécom,
Mission Olivennes), Durcissement de la LCEN…

Pour dire non à l’instauration de ce totalitarisme informationnel, nous vous
invitons à participer à l’édition française de Freedom not Fear: Freedom not
Fear Edition France

freedom not fear : manif république 14h
Manifestation à Paris, à 14h. Trajet: République - Porte de la Villette.
Fnf Fiesta CIP, à 18h:
14 Quai de Charentes. M° Corentin Cariou.
Conférence/débat, ateliers surf anonyme et cryptage de ses mails, forum
freedomnotfear 22h: concerts, vidéoprojections, DJ-VJ
Fnf Fiesta Lasuite, à 19h:
27 rue de la Glacière. M° Glacière
Conférence/débat, ateliers surf anonyme et cryptage de ses mails, forum
freedomnotfear dijing trip hop, vidéoprojections
Fiesta Online: Forum dédié, vidéoconférences, streams vidéos des actions,
partage photos.

Participer

Les organisations souhaitant soutenir ou participer à la Fnf Demo peuvent nous
contacter via ce formulaire. Diffuser

Faîtes connaître ce site et Freedom not Fear sur le web. Prévenez vos amis,
parlez-en sur vos forums/mettez une bannière Freedom not fear dans votre
signature… Diffusez l’Appel international

Téléchargez les affiches, imprimez, diffusez:
AfficheA2.pdf
AfficheA3.pdf
AfficheLaSuiteA2.pdf
AfficheLaSuiteA3.pdf

Téléchargez les flyers, imprimez, diffusez.

Téléchargez les bannières ci-dessous, et faites les pointer sur cette page:
http://www.humanrights21.org/?page_id=57 .

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    <dc:date>2008-10-07T06:42:22</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2252">
    <title>[actus_l] Tous =?WINDOWS-1252?Q?fich=E9s?=, même les potes de Nicolas Sarkozy</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2252</link>
    <description>[avec en prime la fiche RG de Pasqua - qui date de 1972... Collector!
http://www.bakchich.info/article5309.html]


Tous fichés, même les potes de Nicolas Sarkozy
http://www.bakchich.info/article5304.html

SURVEILLANCE | lundi, 6 octobre 2008 | par Xavier Monnier
Un fichier peut en cacher un autre. Aussi dangereux qu’Edvige, le STIC 
met en fiches, depuis 1994, vingt trois millions de citoyens. Y compris 
Johnny Hallyday ou Jamel Debbouze. « Bakchich » publie leurs fiches de 
police et relance la polémique.

Amis du président et stars en tous genres, vous n’êtes finalement pas 
choyés par le pouvoir, et en tout cas guère protégés de la curiosité des 
services de police. Comme tout citoyen ordinaire, vous êtes 
scandaleusement fichés par les services de la place Beauvau ! Et comme 
tout un chacun, votre passé judiciaire est épluché dans les fiches du 
Système de traitement des infractions constatées, le discret STIC. 
Lequel travaille à la limite de la légalité.
Un système estampillé Pasqua

Né en 1994 - mais seulement objet d’un décret en 2001- à l’initiative de 
Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur, le fichier STIC (Système 
de traitement des infractions constatées), recueille les noms de toutes 
les personnes, auteurs d’infraction ou victimes, mêlés de près ou de 
loin à des procédures judiciaires. Et pour des faits datant même de 
quarante ans !

Théoriquement, le Stic vise à faciliter le travail de la police 
nationale, en créant une banque de données des infractions à la loi. 
Sont recensés les citoyens fautifs ou les victimes, c’est à dire tout le 
monde ou presque. Jugez en : 23,5 millions de procédures recensées, 26 
millions d’infractions, 5 millions d’individus mis en cause, 18 millions 
de victimes ! Bref, un champ d’investigation, qui va bien au delà du 
fichier Edvige qui ne concernerait, estime le journal Le Point, « que » 
quinze millions d’individus.

Plus grave, l’ensemble des données du STIC sont répertoriées, sans 
respecter la jurisprudence de la Commission nationale informatique et 
libertés (CNIL), comme le démontrera l’enquête que nous publierons 
demain. Depuis 2007, un audit est mené par la CNIL sur les procédures 
mises en place par le ministère de l’Intérieur, dont les résultats 
doivent être connus en fin d’année. Or lors des investigations 
ultérieures qu’elle avait menées sur le fichier STIC et révélé en 2004, 
la CNIL avait constaté un taux d’erreurs d’environ 25 %, d’après le site 
web de l’autorité de contrôle de fichiers. Charmant. Et pas sûr que cela 
ait été rectifié selon les documents recueillis par Bakchich…

Nul n’est à l’abri du fichage du STIC. Pas même les « idoles des jeunes 
», Johnny Hallyday ou Jamel Debbouze.
Johnny scandaleusement fiché dans des dossiers remontant, pour certains, 
jusqu’à 1967

Artiste réputé proche de l’Elysée, sous Chirac comme sous Sarkozy, un 
certain Jean-Philippe Smet, alias Johnny Hallyday dispose ainsi de sa 
fiche STIC. Celle ci est datée de 2008. Pas vraiment fans, apparemment, 
les poulets manquent de renseignements sur l’état civil du garçon. « 
Profession : non enregistrée ou inconnue » ; « Nationalité : 
indéterminée ». Nous la reproduisons ci dessous.
http://www.bakchich.info/IMG/jpg_Jamel1.jpg
Le rocker le plus proche du pouvoir est très suivi dans ses 
pérégrinations judiciaires ; sa fiche recense des infractions, dans 
lesquelles son nom fut cité, depuis…1967. Soit il y a plus de 41 ans. Or 
la durée de conservation des infractions dans le fichier STIC ne doit 
pas dépasser les 40 ans pour les infractions les plus graves 
(assassinats, viols…etc), et les vingt ans pour les délits moins graves. 
Autant dire, que la fiche de Johnny est plus qu’à la limite de la 
légalité [1]

Rebelle à l’ordre établi et anticipant sûrement mai 68, Johnny est alors 
« cité comme auteur : violences volontaires » pour des faits commis le « 
26/10/1967 à Paris XVIe ». Précis les policiers détaillent le statut du 
chanteur dans l’affaire : « Déféré ».

Présomption d’innocence, conditionnelle, précaution sur l’emploi des 
termes, rien n’y est.

« Les informations contenues dans le fichier ont SIMPLE VALEUR DE 
RENSEIGNEMENT susceptible d’ORIENTER L’ENQUETE. Il ne pourra en être 
fait état que sous réserve de vérifications », précise toutefois les 
en-tête des fiches STIC. Avant de placer que « cette personne a été 
citée dans cette procédure pour le ou les faits suivant, mais en aucun 
cas il ne peut être déduit de ce document qu’elle a été définitivement 
reconnue comme responsable des faits ».

Légères précautions qui n’altèrent que peu les impressions données par 
les fiches.

A voir la liste des infractions commises dans les folles années 70, 
l’œil profane peut croire que « les portes du pénitencier » n’étaient 
pas loin de se refermer pour Hallyday. Encore déféré pour « Infraction à 
la législation sur les armes » (1975), « violence volontaire » (1973) ou 
encore « outrage aux bonnes mœurs » (également 1973).
Le STIC ne se met pas à jour

Un petit chapelet de présomptions qui aurait du être balayé depuis 
longtemps des fiches du STIC. Or la police peine à compléter la fiche du 
chanteur depuis les faits présumés. A chaque fois, on lit :« Suites 
judiciaires : inconnues ».

Autre année riche pour le document STIC de Johnny : 1992. Les années 90, 
plus fric que folles, voient l’éternel chanteur allumer le feu… et se 
brûler un peu avec. « Cité comme auteur : Abus de biens sociaux » et « 
Escroquerie ». Mais là encore, les flics sèchent au moment des suites 
judiciaires, « inconnues ». Un manque de curiosité qui s’avère un vilain 
défaut, au moins aux yeux de la loi.

L’antique loi informatique et liberté de 1978 oblige tout gestionnaire 
de fichier de compléter et de corriger toute information contenu dans ce 
fichier lorsqu’elle est incomplète. Mieux, le décret du 5 juillet 2001 
(qui légalise le STIC) place ce fichier sous le contrôle du procureur de 
la République. A charge pour ce dernier de transmettre les suites « 
judiciaires » des différents dossiers aux services régionaux de police, 
tenus de rectifier les choses – voire de supprimer les mentions en cas 
de relaxe ou d’acquittement (mais pas d’amnistie), selon une ordonnance 
rectificative du 20 novembre 2006.

A croire que Johnny compte moins de fans chez le procureur de la 
République de Paris, chargé de la tutelle du STIC de la capitale, et 
chez les flics franciliens, que dans le monde politique.
Jamel Debbouze, client régulier du STIC

En proie à quelques controverses avec la police depuis 1999, Jamel 
Debbouze a aussi droit à sa fiche STIC. Pour des faits remontant, pour 
les plus anciens, à 1999.

Mais là non plus, nulle mention des suites judiciaires. Les supposés 
démêlés de Debbouze avec la justice sont toujours suivis de la mention « 
suite judiciaires inconnues ». Au moins les poulets sont-ils plus au 
parfum de ses activités que de celles de Johnny, puisqu’ils lui 
reconnaissent la qualité de comédien.

La République irréprochable de Sarko est en marche. Tous égaux, tous 
fichés ! A une réserve près. Au STIC, les politiques semblent mieux 
traités. La plupart de ceux qui ont été égratignés par la justice 
n’apparaissent guère dans le fichier. Ainsi Charles Pasqua, entendu de 
nombreuses fois lors des dossiers de l’Angolagate, des casinos et autres 
et qui comparait aujourd’hui lundi 6 octobre devant le tribunal 
correctionnel de Paris, n’apparaît pas dans le STIC. Tout comme son nom 
avait été supprimé de l’ancien fichier des RG. Bakchich a néanmoins 
récupéré la fiche RG de Pasqua datant de 1968. Du grand art ! (voir 
encadré ci dessous) C’est bien le moins d’être épargné pour un Pasqua, 
créateur, en 1994, de ce vaste système de fichage.



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Liste de diffusion d'informations relatives à l'informatique et aux libertés
Info, dés/abonnement : http://listes.samizdat.net/sympa/info/actus_l
</description>
    <dc:creator>jet</dc:creator>
    <dc:date>2008-10-06T22:23:35</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2251">
    <title>[actus_l] L’internet des objets : Des outils pour hackers ou une véritableopportunitéd’affaire ? | InternetActu.net</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2251</link>
    <description>http://www.internetactu.net/2008/10/02/l%e2%80%99internet-des-objets-des-outils-pour-hackers-ou-une-veritable-opportunite-d%e2%80%99affaire/

L'internet des objets : Des outils pour hackers ou une véritable
opportunité d'affaire ?

Posted By Hubert Guillaud On 2/10/2008 &lt; at &gt; 13:07 In Articles, Economie
et marchés, Innovation, R&amp;D, Réseaux domestiques, Services | No
Comments


En introduction de ce très riche atelier sur l'internet des objets à
[1] Picnic, [2] Oliver Christ, directeur de SAP Research en Suisse a
détaillé pourquoi cet internet des objets est désormais possible. La
miniaturisation des capteurs et des outils de communication, la chute
de leurs coûts de production permettent d'aller toujours plus avant
dans l'intégration des objets : on est passé de l'intégration de
puissance de calcul dans les ordinateurs aux mobiles, et demain, dans
les objets du quotidien. Ensuite, le coût de la collecte des données à
chuter en s'automatisant : on est passé des données saisies à la main,
aux cartes à puces et aux codes-barres qu'il fallait manipuler, aux
étiquettes Rfid et aux systèmes embarqués qui renseignent
automatiquement les bases de données, en passant sous un capteur.

Pour Oliver Christ, l'internet des objets, c'est des communications de
voiture à voiture (on parle de communications [3] car2car, voire
car2X, pour évoquer les voitures qui communiquent avec tout leur
environnement comme les téléphones mobiles des piétons ou la
signalétique), c'est de la surveillance des conduites d'eau, qui, via
des capteurs, permet de repérer les fuites, d'alerter les techniciens,
et même de délivrer de l'information sur les rues que l'on ferme
directement aux véhicules en attente. Autre exemple, les systèmes
d'assurances qui se branchent sur votre voiture pour vous faire payer
une assurance proportionnellement aux kilomètres que vous effectuez
([4] "Pay as you Drive insurance"). Et de terminer en nous montrant un
magasin en Allemagne où tous les produits sont connectés. Qui ne
permet pas seulement de payer sans passer à la caisse, mais qui permet
aussi de reproduire le magasin et vos achats dans Second Life, comme
si cette projection de soi était un aboutissement. Autant dire
qu'Oliver Christ nous a donné une vision un peu froide et industrielle
de l'internet des objets. Une vision très descendante, des industriels
vers les consommateurs.

Les apports concrets de l'internet des objets
 Si [5] Joe Polastre, président de [6] Sentilla Corporation,
s'intéresse à l'industrie, c'est avec un peu plus de fraîcheur,
notamment sur les apports bien réels que promettent l'internet des
objets. Le but de cette prochaine révolution est de rendre visible
l'invisible, nous explique-t-il. Les capacités de calcul se
miniaturisent et vont se répandre dans notre environnement : c'est
cela l'internet des objets.

Aujourd'hui, nos voitures savent déjà nous envoyer un e-mail pour
dresser le bilan de leur état ([7] OnStar Vehicle Diagnostics de GMC).
570 millions d'objets sont déjà accessibles via l'internet… Mais ce
n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan des objets existants, qui ne
représente encore que 0,005 % de l'ensemble des objets.

Quel peut-être l'apport de l'internet des objets à notre bien-être ?
Joe Polastre veut être concret en s'intéressant à l'énergie.
Aujourd'hui, 18 % de l'énergie est consommée par les domiciles, 20 %
par les commerces, 34 % par l'industrie et 27 % par les transports
rappelle-t-il. En quoi l'internet des objets peut-il nous aider à
limiter notre consommation énergétique ? On le sait, le prix de
l'électricité et de l'essence s'envole, tant et si bien que cela
devient une préoccupation pour tous - même pour les Américains ;-).
Wal Mart est l'une des sociétés mondiales qui consomme le plus
d'électricité : 0,5 % de toute l'électricité des Etats-Unis, nous
apprend Joe Polastre. Pour savoir comment faire des économies, Wal
Mart a réalisé un audit de ses dépenses. Ils ont ainsi constaté qu'en
remplaçant les ampoules de leurs stands de vente de lampe, ils
pouvaient économiser 6 millions de dollars sur leur facture
énergétique. Wall Mart a fait peindre tous les toits de ses magasins
en blanc pour réfléchir la chaleur et économiser 7400 dollars par
bâtiment et par an (ce qui pour 4141 magasins aux Etats-Unis
représente une économie de quelque 30 millions de dollars par an).

Autre exemple : 30 % des coûts de production de l'industrie de
l'aluminium sont des coûts électriques. En améliorant les machines, en
améliorant le processus de fabrication de l'aluminium, l'industrie
américaine est arrivée à réduire de 2 % sa consommation d'électricité,
soit 200 millions de dollars d'économie et une tonne de gaz carbonique
rejeté en moins. Le même diagnostic peut être répété dans bien
d'autres industries…

Dans nos domiciles, peut-on faire la même chose ? Bien sûr, répond Joe
Polastre en évoquant [8] le kit que sa société a mise au point.
L'objet de Sentilla est de construire des composants connectés et
bardés de capteurs permettant d'optimiser la gestion énergétique [9]
et de les offrir aux détournements et à l'imagination des
développeurs. Depuis un tableau de bord en ligne, on pilote sa
consommation électrique, on lui donne des ordres (ne tourner que la
nuit pour le lave-linge, etc.), on visualise le détail de sa facture
énergétique et on la surveille. Pour lui, l'internet des objets va
donner naissance à la prochaine génération de services et nous
permettra de mieux mesurer ce que nous faisons et son impact.

Un internet des objets ouvert
 David Orban est venu, lui, présenter sa société, Wide Tag, qui
propose de construire une infrastructure pour un internet des objets
ouverts ([10] voir sa présentation). OpenSpime, leur projet phare
([11] que nous avions déjà évoqué) fait explicitement référence au
concept de Spime introduit par Bruce Sterling. Pour lui, les Spime
sont des "social hardware" dont le but est de mettre le hardware à la
disposition de tous.

OpenSpime a développé [12] une bibliothèque en open source avec des
spécifications techniques et des protocoles pour créer des objets
ouverts. Ainsi, CO2 Spime est un système qui collecte le niveau de gaz
carbonique. CO2 sensor, qui sera disponible en 2009, n'est pas
seulement un détecteur de gaz carbonique, mais aussi une façon
d'augmenter socialement votre téléphone. Ils travaillent enfin à un
"Social Energy Meter", une application pour iPhone qui permettra
d'agréger des données issues de capteurs que l'on installera à son
domicile pour mesurer sa consommation d'énergie.

Tester toutes les interactions
 Matt Cottam est le président de [13] Tellart, un studio et un
laboratoire de recherche autour du design de l'expérience humaine, qui
s'intéresse au "basculement" de nos interfaces, qui souhaite mettre du
tangible, de la réaction dans nos objets électroniques comme le font
déjà nombre de nos objets quotidiens. Matt présente plusieurs vidéos
d'ateliers réalisés par exemple avec l'[14] université de design
d'Umea en Suède ou avec l'[15] Académie centrale des arts de Pékin…
(les vidéos sont accessibles sur le site de Tellart, que je vous
invite à visiter en profondeur). Il explique l'importance qu'il y a à
"cracker" les objets pour leur donner des dimensions supplémentaires,
pour comprendre comment ils fonctionnent, les détourner ou retrouver
leur sens premier une fois augmentés d'électronique. "Plus
transparents les objets deviennent, et plus intéressants et capables
d'interactions ils sont."



Il évoque longuement le travail de son équipe sur un simulateur
médical, qui a consisté à recréer un mannequin pour développer les
interactions possibles. Il évoque encore son travail sur des
interfaces tactiles plutôt amusantes comme des coussins qui permettent
de donner des coups à des avatars ou des plateaux qui mesurent votre
consommation d'eau en déposant votre verre dessus et mettent en veille
votre écran si vous ne buvez pas assez, des chaussures pour commander
un jeu, une éponge souris… Ou encore le [16] Horsepower Challenge qui
a consisté à hacker un simple podomètre pour créer un jeu inter-école
consistant à encourager les élèves à avoir un style de vie plus sain
pour leur santé. Le site de Tellart grouille visiblement d'idées,
superbement mises en scènes. N'hésitez pas à vous y perdre.

Ombres et manifestations des objets
 Mike Kuniavsky, chercheur en design d'expérience, est lui aussi à la
tête d'un studio de design, [17] ThingM. Pour lui, quand les objets
deviennent connectés, leur nature fondamentale change : ils existent à
la fois dans le monde réel et dans le monde des données et ces deux
qualités couplées modifient profondément leur conception.

La capacité de calcul devient le matériel sur lequel nous devons
travailler, parce qu'il n'est plus précieux, mais au contraire, facile
à produire. On est capable de mettre des ordinateurs partout, même
dans un four… Reste à concevoir les interfaces explique-t-il en
racontant la difficulté qu'il a eue à faire fonctionner un four
connectable (interface web non accessible, multiples manipulations via
son téléphone, etc.) Eh oui ! Les règles du jeu de nos objets sont
encore bien souvent trop compliquées à utiliser.

[18] Mais il n'y a pas que les interfaces qui posent problème. Une
autre difficulté que l'on rencontre avec l'internet des objets est
leur identification. Car les objets ont désormais deux existences :
une existence physique et une existence virtuelle (qui implique par
exemple des relations sociales propres). Or, quand je m'adresse à un
objet, sais-je toujours auquel ? Est-ce que je m'adresse à cette
bouteille ou a son ombre ? Est-ce que ce sont les mêmes ?

"On est au début des mashups entre le monde physique et le monde
"virtuel"", explique encore Mike Kuniavsky. Reste à savoir quels
scénarios construire autour de ces croisements d'informations, quelles
informations augmentées mettre dans l'ombre de nos objets ? L'idée de
l'internet des objets est justement de créer des comportements qui
prennent du sens, alors qu'avant, ils n'en avaient pas. Toute la
difficulté va être de révéler ces nouveaux comportements.

ThingM produit plusieurs objets comme [19] BlinkM, des leds
intelligentes, capables de changer de couleurs ou d'intensité. Ils
s'en sont d'ailleurs servis pour construire Winem. Winem est une
installation qui permet d'afficher de l'information sur des vins. On
sait que le vin est un objet éminemment social. Ici, l'idée a été de
créer un service qui unifie l'information cachée. L'idée est de
proposer un magasin avec un casier à bouteilles électroniques et
lumineux. Depuis votre mobile, vous sélectionnez les vins qui vous
intéressent. Par prix, par types, selon leurs qualités… Pour chaque
bouteille, vous avez accès à son stock, à sa fiche signalétique, etc.
Le casier de dégustation s'allume alors pour vous montrer où se
trouvent les bouteilles que vous avez sélectionnées ([20] voir la
vidéo).



ThingM a une démarche claire. Ils veulent explorer comment l'internet
des objets peut transformer notre rapport au commerce de détail. Ils
ne devraient pas avoir de mal à trouver des clients.

Connecter un objet n'est pas suffisant

 Crédit photo : (c)[21] now u see it

On ne présente plus Rafi Halajian, le cofondateur de [22] Violet et
l'inventeur du [23] Nabaztag. Rafi Haladjian a accompli la
présentation la plus stimulante de cet atelier, certainement parce
qu'il portait une vision forte de ce que va devenir l'internet des
objets. Le problème explique-t-il, n'est pas quand ça va arriver, mais
comment nous allons y arriver. Que voulons-nous dire quand nous
parlons de l'internet des objets ? De quel internet parlons-nous ? Il
y a deux internet des objets, distingue-t-il : celui qui parle d'abord
d'infrastructure et celui que nous pouvons commencer dès à présent à
construire, car les technologies sont déjà là. En lançant le Nabaztag
en 2005, son but était de rendre l'internet des objets massifs,
intuitifs et accessibles en permettant d'explorer de nouveaux modes
d'expression (les sons, les lumières…) et de faire un objet
suffisamment idiot pour que les gens puissent se l'approprier, le
transformer afin qu'il ne soit jamais ennuyeux.

Pour rendre l'internet des objets accessible, il faut le rendre
possible et abordable avec des systèmes que les gens puissent acheter
facilement. "Proposer des solutions amusantes et sociales est plus
important que de produire des choses utiles", insiste-t-il. Bien sûr,
le Nabaztag a voulu apporter une nouvelle image de la technologie :
design, simplicité, sociale et donnant de la puissance à l'utilisateur
(sans le prendre pour un consommateur).

Après avoir connecté les lapins, Violet veut connecter tout le reste.
"On ne doit pas décider ce qui doit être connecté et ce qui ne doit
pas l'être. Le but n'est pas de créer des objets connectés
particuliers, mais de pouvoir connecter ceux qui existent déjà. Nul
objet n'est une île."

Mais connecter un objet n'est pas suffisant. Les objets doivent aussi
être interconnectés pour interagir et interopérer entre eux. Les
connexions ne doivent pas être seulement locales, mais globales : trop
de projets d'infrastructure autour de l'internet des objets font une
coupure entre la maison ou le bureau et le monde extérieur. "Quand je
passe une clé devant le capteur de mon Nabaztag, je dois pouvoir le
savoir à l'autre bout du monde."

Rafi Haladjian dit une autre chose importante encore : "Il y a un
esperanto de l'objet communiquant. Il ne faut pas oublier que chaque
type d'objet aura ses propres capacités d'expression (son, texte,
visuel, image, vidéo, kinétiques…). "Que ce passe-t-il si mon objet
déclenche une vidéo et que je n'ai pas d'écran pour la jouer ?" Il
faut pouvoir traduire les applications sans avoir à tout réécrire à
chaque fois (comme le fait la plateforme de Violet, d'ailleurs). Tous
nos objets ne sont pas des télés : "Les objets connectés ne sont pas
limités au push et pull mais ont des effets ping-pong." Nos objets ne
peuvent pas être seulement des signets tangibles pour commander des
pages web quand on les approche d'un lecteur de puces Rfid. "Il faut
faire apparaître les bénéfices de la connexion."

Rafi Haladjian donne une dernière recommandation : les objets sont
dans la vie et l'espace des utilisateurs réels. Ce qui implique qu'"il
faut donner le pouvoir à l'utilisateur". Fort de son expérience
réussie, assurément, Rafi Haladjian porte désormais une vision forte
d'un avenir possible pour l'internet des objets. Et ce n'est pas
l'avenir le plus inintéressant qui nous a été proposé ce matin. Bien
au contraire.

Et encore
 Bien évidemment, dans cet atelier, il était possible d'utiliser et de
voir fonctionner plusieurs de [24] ces périphériques de l'internet des
objets : comme [25] le Mir:ror que lance bientôt Violet ou [26] le
Tikitag, dès à présent disponible.

[27] Durant toute la durée de Picnic, Mediamatic proposait d'ailleurs
de s'amuser avec les puces Rfid, en proposant [28] tout un lot de jeux
sociaux par le biais d'une puce qui était délivrée aux inscrits et
connectée au site social de l'événement. [29] Une station de partage
de boisson (en passant votre étiquette devant un capteur avec une
personne avec laquelle vous n'étiez pas en relation précédemment, vous
gagniez chacun une consommation), [30] un double élévateur connecté
sur Google Fight qui vous permet de défier un autre participant (les
puces lancent une requête Google sur les noms des participants et les
élévateurs montrent physiquement votre influence sur le réseau), ou
encore [31] le canapé masseur (quand on s'assoit sur le canapé avec
une personne qu'on ne connait pas, le canapé vous masse le dos et les
passants peuvent vous offrir des minutes de massage supplémentaire en
passant leur badge sur le canapé)… L'intérêt de Mediamatic réside bien
sûr non pas dans le fait d'explorer de nouveaux usages des RFiD, mais
d'en imaginer des usages éminemment sociaux.
________________________________
 

Article printed from InternetActu.net: http://www.internetactu.net


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http://www.internetactu.net/2008/10/02/l%e2%80%99internet-des-objets-des-outils-pour-hackers-ou-une-veritable-opportunite-d%e2%80%99affaire/

URLs in this post:
[1] Picnic: http://www.picnicnetwork.org/
[2] Oliver Christ: http://www.itea2-artemisia.org/cv_oliver_christ
[3] car2car: http://www.car-to-car.org/
[4] "Pay as you Drive insurance": http://en.wikipedia.org/wiki/PAYD
[5] Joe Polastre: http://www.polastre.com/
[6] Sentilla Corporation: http://www.sentilla.com/
[7] OnStar Vehicle Diagnostics de GMC:
http://www.onstar.com/us_english/jsp/ovd/index.jsp
[8] le kit: http://www.sentilla.com/perk.html
[9] et de les offrir aux détournements et à l'imagination des
développeurs: http://labs.sentilla.com/
[10] voir sa présentation:
http://www.slideshare.net/davidorban/widetag-at-picnic08-presentation?type=powerpoint
[11] que nous avions déjà évoqué:
http://www.internetactu.net/2008/03/18/openspime-transformer-son-telephone-en-outil-de-mesure-enviro
 nnemental/

[12] une bibliothèque en open source: http://developer.openspime.com/
[13] Tellart: http://www.tellart.com/
[14] université de design d'Umea: http://www.dh.umu.se/
[15] Académie centrale des arts de Pékin: http://www.cafa.edu.cn/main.asp
[16] Horsepower Challenge: http://horsepowergame.com/
[17] ThingM: http://thingm.com/
[18] Image: http://www.flickr.com/photos/todbot/1408212669/
[19] BlinkM: http://thingm.com/products/blinkm
[20] voir la vidéo: http://blip.tv/play/+gWZ1XSDiEg
[21] now u see it: http://www.flickr.com/photos/masch/2888089784/
[22] Violet: http://www.violet.net/
[23] Nabaztag: http://www.nabaztag.com/fr/index.html
[24] ces périphériques de l'internet des objets:
http://www.nearfield.org/2008/09/rfid-peripherals
[25] le Mir:ror: http://www.violet.net/index_us.html#mirror
[26] le Tikitag: http://www.tikitag.com/
[27] Image: http://www.flickr.com/photos/silvertje/2902267956/
[28] tout un lot de jeux sociaux: http://www.mediamatic.net/page/47109
[29] Une station de partage de boisson: http://www.mediamatic.net/page/22942/en
[30] un double élévateur connecté: http://www.mediamatic.net/page/52953/en
[31] le canapé masseur: http://www.mediamatic.net/page/52720/en

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    <dc:date>2008-10-03T06:45:29</dc:date>
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    <title>[actus_l] La =?ISO-8859-15?Q?g=E9olocalisation?=, ce nouveau fil à la patte qui rassure</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2250</link>
    <description>http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/09/30/01016-20080930ARTFIG00084-la-geolocalisation-ce-nouveau-fil-a-la-patte-qui-rassure-.php

La géolocalisation, ce nouveau fil à la patte qui rassure
Par Agnès Leclair
30/09/2008 | Mise à jour : 08:46 | Commentaires 5
.

Les technologies qui permettent de suivre à la trace adolescents en mal
d'indépendance ou malades d'Alzheimer sont en plein essor.

Bracelets électroniques pour nouveau-nés, dispositifs GPS pour personnes
âgées, téléphones portables «espions» pour collégiens… Après la polémique
provoquée par le fichier Edvige, la Commission nationale de l'informatique et
des libertés (Cnil) rappelle que d'autres moyens de surveillance menacent plus
fortement encore le droit à l'intimité. Sans crier gare, ces nouveaux «fils à
la patte» s'insinuent dans le quotidien. «Les Français ont peur d'Edvige car
c'est un fichier “police” mais ils devraient aussi s'inquiéter de la
multiplication des techniques de traçage des personnes développées par des
sociétés privées», alerte Alex Türk, président de la Cnil et sénateur du Nord
(non inscrit), qui rendra une recommandation sur le sujet début 2009.

L'avènement d'une société «Big Brother» se jouerait donc aujourd'hui. «Avec
l'essor du traçage, sans qu'on y prenne garde, nous pourrions nous réveiller
dans un monde où l'on ne serait jamais certain de ne pas être suivi en
permanence, craint Alex Türk. Pourtant, je ne cherche pas à diaboliser la
technologie, ajoute-t-il. Il s'agit de contrôler les usages et non de rejeter
en bloc des nouvelles techniques .» Parmi les usages, celui du traçage des
personnes dites vulnérables - personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer,
âgées dépendantes, jeunes enfants - soulève un véritable débat éthique. Au nom
de leur protection, la géolocalisation a effectué une véritable percée dans la
sphère intime.

Les avis sont très partagés sur l'utilisation de ces technologies qui
permettent d'obtenir des renseignements sur l'emplacement géographique et les
déplacements des individus grâce à un émetteur. Il est vrai que le premier
usage du bracelet électronique - la surveillance des prisonniers - n'a pas
contribué à lui façonner une image positive. Mais malgré les réticences, le
système fait des émules. Depuis son lancement en France, au printemps 2007, le
bracelet électronique pour nourrisson a ainsi fait son entrée dans une petite
dizaine de maternités. «Une centaine d'autres sont en train de réfléchir à sa
mise en place et nous en sommes encore au début», avance Laurent Levasseur,
directeur de la société Blue Linea, qui commercialise le système. Ce dernier
se présente sous la forme d'une attache en plastique souple placée à la
cheville des nouveau-nés. Le retrait du bracelet ou la sortie du bébé à
l'extérieur d'une zone définie déclenche une alarme dans un poste de contrôle.

 
«Maîtriser son petit monde»

 

Un moyen de prévention contre les tentatives de rapts crapuleux ou les
échanges de bébés. «Des drames qui restent très rares, admet le patron de Blue
Linea. Le bracelet sert plutôt à empêcher les enlèvements de bébés dans le
cadre de conflits familiaux.» À la maternité de l'Hôpital américain, nichée à
Neuilly-sur-Seine, la question du danger ne se pose même pas. «Nous avons
installé ce dispositif pour répondre à la très forte demande des futurs
parents en matière de sécurité. Les mères disent qu'elles peuvent s'endormir
sans crainte car leur bébé est “surveillé”. De plus, la moitié d'entre elles
sont étrangères et ont déjà l'habitude de ce système répandu aux États-Unis»,
explique la responsable de la communication de la structure.

Nouvelle réponse à l'inquiétude familiale, la géolocalisation séduit aussi des
parents d'enfants plus âgés, principalement des collégiens de 12 à 16 ans.
C'est à eux que s'adresse le service Ootay, clairement présenté comme un moyen
de «pister» sa couvée. Proposé par la société Ilico, il permet de localiser
les possesseurs de téléphones mobiles via les relais GSM. Mineurs ou non, ces
derniers doivent cependant donner leur accord préalable avant d'être
«repérés». Depuis Internet, les parents peuvent visualiser la position du
téléphone «espionné» sur une carte géographique, à la rue près. Au risque de
passer pour une incorrigible anxieuse, une maman abonnée évoque une «grosse
inquiétude» et le besoin de suivre sa fille à la trace.

Pour l'instant réservé aux abonnés d'Orange, Ootay aurait attiré 5 000
clients. Un chiffre que le directeur d'Ilico espère voir exploser avec la
généralisation des téléphones de dernière génération dotés de GPS. «Ces
systèmes permettent de conserver des liens forts au sein de la cellule
familiale dans un monde de plus en plus nomade. Il y a une volonté de
maîtriser son petit monde et de le rendre le plus sécuritaire possible»,
analyse le sociologue Gérard Mermet. Quitte à frôler la paranoïa. Ainsi
Aurélie, une abonnée âgée de 19 ans, avoue-t-elle librement son envie de
surveiller son amoureux : «Comme il sort beaucoup, cela me rassure. Il a
accepté le principe en sachant que cela me permettait d'avoir plus confiance
en lui.» Dans d'autres pays, le phénomène se développe plus rapidement. En
Suède, le service Sniff, sur téléphone mobile, qui permet de localiser ses
amis, compterait par exemple plus de 80 000 adhérents.

Pour Yann Padova, secrétaire général de la Cnil, «la géolocalisation
généralisée constituerait une infraction à la liberté d'aller et venir
librement et anonymement». D'autres utilisateurs évoquent au contraire la
liberté qu'offre ce système. Ainsi, dans l'établissement pour personnes âgées
de Port-Louis, en Bretagne, le bracelet de géolocalisation par GPS a été
rebaptisé «ange gardien». «Il nous permet de laisser aller et venir certains
patients atteints de la maladie d'Alzheimer plutôt que de les empêcher de
sortir. Auparavant, nous passions parfois des heures à chercher ceux qui
s'étaient égarés, au risque de leur vie. Maintenant, nous les récupérons en un
quart d'heure car nous pouvons visualiser à tout moment sur écran l'endroit où
ils se trouvent», plaide le directeur, Jean-Paul Fouchard.

Actuellement, trois personnes âgées désorientées de Port-Louis portent le
bracelet Columba commercialisé par Orange. «Nous ne le posons pas
systématiquement. Il ne faut pas que le porteur soit trop lourdement atteint
et il doit donner son accord», souligne Jean-Paul Fouchard. Conscient de
l'intérêt du système, Alex Türk prévient néanmoins : «Là encore, il existe un
danger. L'appareil ne doit pas se substituer à l'humain. Pour les nouveau-nés
comme pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, rien ne remplace
le contact avec une sage-femme ou une aide-soignante.» Fermé à clé toute la
journée, le bracelet ne peut être enlevé que la nuit par un membre du
personnel.

«C'est une illustration du grand débat de ces prochaines années : jusqu'où
faut-il aller pour garantir sa sécurité ?», prédit Gérard Mermet. Aujourd'hui,
Orange ne compte que quelque 300 bracelets Columba pour personnes dépendantes
en activité. Si le marché semble alléchant, il n'a pas encore décollé.
Plusieurs start-up, qui se sont lancées sur le créneau, ont fermé leurs
portes. Les opérateurs de téléphonie, relais naturel des technologies de
géolocalisation, se positionnent néanmoins en attendant leur heure. D'autres
acteurs, comme le groupe de téléphonie suédois Doro, qui propose un téléphone
mobile simplifié avec géolocalisation et assistance médicale, se lancent donc
dans la partie.

 
Une multitude de services

 

Car en prenant uniquement en compte le besoin d'équipement des patients
atteints par la maladie d'Alzheimer, le marché du traçage des personnes
fragilisées pourrait représenter 120 millions d'euros par an. Un chiffre fondé
sur une projection simple : 200 000 familles de personnes atteintes par la
maladie et sujettes à des fugues pourraient être intéressées par un système de
géolocalisation pour un coût mensuel d'environ 50 euros. Sachant que la
géolocalisation peut également être mise au service de traumatisés crâniens,
d'autistes ou de victimes d'accident vasculaire cérébral, ce chiffre pourrait
encore être multiplié par cinq.

Sans compter qu'à l'heure où les opérateurs doivent se distinguer par la
multitude des services proposés, la géolocalisation devient un argument de
vente. Les utilisations peuvent être multiples : retrouver son téléphone en
cas de perte, obtenir la liste des restaurants les plus proches de son point
de chute… Sans même parler de la géolocalisation des salariés. Un usage dont
la montée en puissance provoque également l'inquiétude de la Cnil.

Dans ce marché aux contours de plus en plus flous, les assurances ne sont pas
en reste. Depuis cet été, la Maaf propose un contrat Pay as You Drive aux
automobilistes. La société récupère certaines données de conduite grâce à un
boîtier inséré dans le véhicule et fonctionnant par localisation GPS. Il
adapte ensuite les primes d'assurance. Plus le conducteur prend de risques,
plus sa prime sera élevée. Le dossier, après avoir essuyé un premier refus, a
été validé par la Cnil. Des pratiques qui s'éloignent pour le moins de
l'assistance aux personnes vulnérables et semblent promises à un avenir
radieux. .

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  </item>
  <item rdf:about="http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2249">
    <title>[actus_l] Skype espionne ses utilisateurs pour les autorités chinoises</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2249</link>
    <description>http://www.01net.com/editorial/392057/skype-espionne-ses-utilisateurs-pour-les-autorites-chinoises/

Skype espionne ses utilisateurs pour les autorités chinoises
Des chercheurs ont découvert que la version chinoise du logiciel stocke les
communications de ses utilisateurs. Skype dit ne pas être au courant. Hélène
Puel, 01net., le 02/10/2008 à 17h30

Depuis deux ans déjà, Tom-Skype, la version simplifiée du logiciel de messagerie instantanée et de téléphonie sur IP developpée par Tom, le partenaire chinois de Skype, est soupçonnée de censurer les messages de ses utilisateurs. L'américain en avait d'ailleurs convenu à demi-mot dans une lettre adressée à Human Rights Watch Research, une association de défense des droits de l'homme.

Des chercheurs de l'université de Toronto affirment aujourd'hui que cette collaboration avec les autorités chinoises va bien plus loin. Skype stockerait sur des serveurs certains messages texte jugés suspects ainsi que les données personnelles de leurs auteurs.

Ces dispositions concerneraient les utilisateurs de Tom-Skype mais aussi ceux qui communiquent avec eux à partir de la version standard de Skype.

Leus communications seraient scannées régulièrement et censurées, et leurs logs de connexion enregistrés. Chaque message serait horodaté et accompagné de mentions complémentaires comme les adresses IP, le nom des utilisateurs ou leur numéro de téléphone.

Surveillance par mots-clés

Lors de leur enquête, les chercheurs canadiens ont pu accèder à huit de ces serveurs (sans expliquer comment ils y sont parvenus). Plus de 1 million de messages provenant de 59 pays, dont 95 % de Chine, y seraient archivés. Les mots-clés prohibés seraient avant tout politiques comme « parti communiste », « Hu Jintao », « Falun Gong » [un mouvement spirituel, NDRL], « Jeux olympiques », « Tibet », « démocratie », etc.

Plus que la censure, c'est le manque de sécurité avec lequel ces données sont conservées qui inquiète les chercheurs. « Les serveurs auxquels nous avons accédé lors de notre enquête sont accessibles à tous, peu sûrs et contiennent des informations qui peuvent être utilisées pour exploiter le réseau de serveurs de Tom-Skype. Il est fort possible qu'une attaque malicieuse puisse exploiter les vulnérabilités du système pour accéder aux millions de communications et vraisemblablement aux profils détaillés des consommateurs », souligne le rapport. Pire : « En fait, des preuves suggèrent que ces serveurs ont été compromis dans le passé et utilisés pour héberger des films et des torrents [souvent des fichiers piratés, NDLR] ».

Contacté sur cette question, Skype a indiqué par le biais d'un porte-parole : « Comme toutes les autres sociétés en Chine, [nous avons] établi des procédures pour nous conformer aux lois et aux règlementations locales. En 2006, nous avons révélé publiquement que Tom [le partenaire chinois, NDLR] avait mis en place un filtre pour bloquer certains mots ou messages, mais cela ne compromettait en rien la vie privée des utilisateurs. La nuit dernière, nous avons appris que ces pratiques avaient changé sans notre consentement, et nous sommes extrêmement soucieux de cette modification ».
Skype ajoute qu'il va se mettre très rapidement en relation avec Tom à ce sujet. En revanche, il ne dit pas un mot sur ce qu'il fera si jamais son partenaire refuse d'accéder à sa requête.

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    <title>[actus_l] En =?ISO-8859-15?Q?Rh=F4ne?=-Alpes, les services de renseignement s'=?ISO-8859-15?Q?int=E9ressent?= à la religion des fonctionnaires</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2248</link>
    <description>http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/10/02/en-rhone-alpes-les-rg-s-interessent-a-la-religion-des-fonctionnaires_1102070_3224.html

En Rhône-Alpes, les services de renseignement s'intéressent à la religion des
fonctionnaires LEMONDE.FR avec AFP | 02.10.08 | 09h31  •  Mis à jour le
02.10.08 | 11h18

lors que le gouvernement est toujours prudent sur les question de fichage
après le tollé provoqué par le fichier Edvige – renommé depuis EDVIRSP –, un
courriel émanant des services de renseignement demandant de connaître la
religion des fonctionnaires du conseil régional de Rhône-Alpes a suscité
l'indignation, autant chez les autorités locales qu'au ministère de
l'intérieur.

Dans ce courriel, envoyé le 16 depuis les locaux de la sous-direction de
l'information générale (SDIG), qui fait partie de la Direction départementale
de la sécurité publique du Rhône (DDSP) - anciens renseignements généraux (RG)
-, la direction des ressources humaines du conseil régional était sommé
d'indiquer "si parmi votre personnel, vous avez des agents de confession autre
que chrétienne". " Dans l'affirmative pouvez-vous me dire si certains d'entre
eux ont demandé des aménagements d'horaires ou de service pour pratiquer leur
religion", poursuivait la missive, qui a provoqué la stupéfaction des services
de la région.

Après vérification, ces derniers ont appris qu'il ne s'agissait pas d'un
canular, mais bien "d'une demande officielle". Des fonctionnaires régionaux
ont même assuré que "d'autres collectivités" ont reçu les mêmes demandes de la
part des ex-RG. Ces derniers ont justifié leur demande du bout des lèvres,
assurant qu'ils agissaient à la demande de l'Association des maires de France
(AMF), qui a démenti toute implication.

AFFAIRE "INADMISSIBLE ET TOTALEMENT DÉPLACÉE"

Vendredi 26 septembre, le président de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack
Queyranne, avait interpellé le ministère de l'intérieur sur cette enquête
"choquante tant dans son principe que dans les modalités de sa mise en œuvre".
Dans un communiqué, la région dénonce une demande qui "remet au goût du jour
le fichier Edvige, dont certaines prescriptions seraient abandonnées dans le
projet de décret annoncé par le gouvernement le 18 septembre dernier". "Alors
que le nouveau projet de décret est à l'étude, les RG constituent leurs
fichiers, mais sous couvert de quel texte de loi ? Est-il nécessaire de
rappeler que cette demande porte gravement atteinte aux principes de
non-discrimination ?", conclut la région. Au ministère de l'intérieur, où on
assure avoir découvert l'affaire par le biais de la presse, on s'est empressé
de diligenter une enquête interne sur cette affaire "inadmissible et
totalement déplacée". Selon la Place Beauvau, la lettre de M. Queyranne
n'était pas encore parvenue au cabinet de la ministre Michèle Alliot-Marie
mercredi. "Il est totalement inadmissible d'adresser ainsi à une collectivité
locale une question de la sorte", explique-t-on au cabinet de Mme
Alliot-Marie. Les résultats de cette enquête devraient être connus "d'ici à
vingt-quatre heures au plus tard" et Mme Alliot-Marie "ne manquera pas de
tirer toutes les conséquences qui s'imposeraient".

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    <dc:creator>Bb!</dc:creator>
    <dc:date>2008-10-03T06:07:06</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2247">
    <title>[actus_l] En Rhone-Alpes, une trouble enquete sur la religion des salaries de collectivites locales</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2247</link>
    <description>http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2351814&amp;rubId=788

En Rhône-Alpes, une trouble enquête sur la religion des salariés de  
collectivités locales


Un fonctionnaire de police a demandé à la région Rhône-Alpes et à la  
ville de Lyon des informations sur leurs « agents de confession autre  
que chrétienne »

«Franchement, au début, j’ai cru à un canular. » Jean-Jack Queyranne,  
le président PS du conseil régional Rhône-Alpes, n’arrive toujours  
pas à comprendre comment un fonctionnaire de police a très  
officiellement interrogé plusieurs collectivités sur la religion de  
leurs salariés. Tout commence par un coup de téléphone à la direction  
des ressources humaines du conseil régional. En ligne, un policier de  
la sous-direction de l’information générale (les anciens  
renseignements généraux) cherchant à se renseigner sur la religion  
des salariés du conseil régional.

La demande paraît tellement surprenante que le président du conseil  
régional suggère de «vérifier que ce n’est pas une mauvaise blague».  
La DRH contacte donc le policier et celui-ci confirme sa requête par  
un mail du 16 septembre : « Auriez-vous l’amabilité de m’indiquer si  
parmi votre personnel, vous avez des agents de confession autre que  
chrétienne. Dans l’affirmative, pouvez-vous me dire si certains  
d’entre eux ont demandé des aménagements d’horaires ou de service  
pour pratiquer leur religion. Cette étude est faite à la demande des  
maires de France. »

Pas question de répondre, tranche alors Jean-Jack Queyranne. « Nous  
n’avons évidemment pas de fichier de ce type, ce serait illégal et  
anticonstitutionnel », s’offusque l’élu. Celui-ci décide en revanche  
d’alerter la ministre de l’Intérieur en envoyant le 26 septembre une  
lettre à Michèle Alliot-Marie. Rien ne se passant, Jean-Jack  
Queyranne rend l’affaire publique. Aussitôt, l’Association des maires  
dément avoir demandé une telle étude. Le ministère de l’intérieur,  
lui, ouvre alors une enquête.

Initiative individuelle
Le courrier électronique envoyé au conseil régional est vite retrouvé  
sur l’ordinateur du fonctionnaire, de même qu’un second, envoyé à la  
mairie de Lyon. Pour Gérard Gachet, porte-parole du ministère de  
l’intérieur, « il s’agit d’une initiative individuelle ne  
correspondant à aucune demande de sa hiérarchie. On ne sait pas ce  
qui lui est passé par la tête ». Le brigadier, présenté comme un  
fonctionnaire sans problème, devrait passer prochainement en conseil  
de discipline, assure Gérard Gachet.

Il semble toutefois que le brigadier concerné ait déjà tenté  
d’obtenir des renseignements curieux sur les agents des  
collectivités. Il aurait ainsi téléphoné voilà quelque temps au  
conseil général du Rhône pour savoir le nombre et le nom des  
grévistes dans les services techniques du département : « Le discours  
était très fumeux. On lui a demandé de préciser sa démarche par une  
lettre officielle. » Cette fois-là, le brigadier a préféré ne pas  
insister pour ne pas laisser de traces écrites.
Mathieu CASTAGNET

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Ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas.
Le sage enseigne par ses actes, non par ses paroles.
Lao-Tseu

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    <dc:date>2008-10-02T20:18:59</dc:date>
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    <title>[actus_l] "Le flicage des réseaux ne doit pas servir les intérêts =?ISO-8859-15?Q?=E9conomiques?="</title>
    <link>http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.vie-privee.actu/2246</link>
    <description>http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0&lt; at &gt;2-651865,50-1101022,0.html

"Le flicage des réseaux ne doit pas servir les intérêts économiques"
LEMONDE.FR | 29.09.08 | 19h23  •  Mis à jour le 29.09.08 | 21h15

chab : A votre avis alors que le Conseil d'Etat, la CNIL, l'Arcep, l'ASIC,
l'Isoc, l'AFA et les parlementaires européens à plusieurs reprises, ont remis
en cause, aussi bien d'un point de vue juridique que technique, le projet de
riposte "graduée" du gouvernement francais, pourquoi la France et la
Commission européenne s'acharnent-elles par tous les moyens et malgré tous les
avertissements de ceux qui ont une compétence incontestable sur la question, à
vouloir rendre possible l'adoption de ces mesures ?

Guy Bono : Il doit y avoir probablement plusieurs réponses à cette question.
La première qui me vient à l'esprit : je me demande si le gouvernement ne
cherche pas, avec cette loi et l'autorité Hadopi, à généraliser la récolte
d'informations et également le fichage des internautes. A partir du contrôle
des réseaux qui sera opéré par l'autorité Hadopi, et les fournisseurs d'accès
Internet, on aura forcément les profils des utilisateurs : leur âge, leur
orientation sexuelle, leurs opinions, etc., qui pourront être opérés et
fichés. J'ai tendance à penser à ce premier point car cela s'est déjà
manifesté par le fichier Edvige, et on retrouve là le même procédé.

Il y a probablement une deuxième raison : la protection des grandes industries
du disque. Ce sont à mon sens les deux raisons essentielles, et ce qui me
désole, c'est que cela se fait sur le dos des créateurs en disant que c'est
pour les protéger, alors qu'on sait pertinemment que ce n'est pas le cas.

Pi : Pouvez-vous décrire la mobilisation citoyenne qui a conduit à faire
adopter cet amendement ? Comment les citoyens peuvent influer sur le processus
démocratique, d'ordinaire opaque et qui semble n'être dicté que par les
puissants lobbies représentant les industries ? Merci pour votre engagement.

Guy Bono : Je crois que la mobilisation a été énorme. Elle a démarré en avril,
quand j'avais déposé un premier amendement sur la riposte graduée. Tous les
internautes qui ont écrit massivement à l'Union européenne et plus
particulièrement aux députés européens ont permis de faire prendre conscience
aux parlementaires du problème. La mobilisation a été tout aussi importante
avec l'amendement 138 qui s'appelle Bono-Cohn-Bendit. Elle a été très
importante car ce n'était pas aussi clair en avril, on a profité d'un dossier
- le Paquet Télécom - pour glisser cet amendement qui permettait d'introduire
à nouveau la riposte graduée. Donc la mobilisation des internautes est quelque
chose de très important sur ce dossier.

Ga : Pourquoi êtes-vous fondamentalement opposé au projet de loi Création et
Internet ?

Guy Bono : D'abord parce que la Constitution protège les droits et libertés
des citoyens, parmi lesquels figurent respect de la vie privée et liberté
d'expression. Sur le respect de la vie privée, la mise en œuvre du projet de
loi Création et Internet, à mon sens, s'accompagnera nécessairement d'un
filtrage, d'un flicage des réseaux, afin de détecter les utilisateurs qui
échangent des œuvres sur Internet. Sur ce point, je veux insister parce que je
le retrouve souvent comme contre-argument, je suis évidemment favorable à ce
qu'il y ait un contrôle des réseaux pour des crimes d'une importance
particulière comme la pédophilie, la pornographie, le terrorisme, etc.

En revanche, je trouve inadmissible que le même contrôle puisse être effectué
pour préserver des intérêts économiques, qui plus est par des milices privées
à la solde de rentiers qui exploitent le travail des vrais artistes. Sur le
droit au respect de la vie privée, je dirai en conclusion qu'il ne faut pas
mélanger les attentats et l'échange de fichiers sur Internet. Pour moi, il y a
une différence énorme.

Sur le droit à la liberté d'expression : la Constitution ainsi que de nombreux
textes internationaux comme la Convention des droits de l'homme et des
libertés fondamentales protègent le droit à la liberté d'expression. Et
celle-ci revêt pour moi une dimension particulière sur Internet, car elle
constitue un espace de communication qui permet de faire connaître ses avis et
opinions au plus grand nombre. Dès lors, couper l'accès Internet restreint de
façon excessive et disproportionnée - j'insiste sur ce mot - le droit de faire
connaître à tous ses opinions. Voilà les deux raisons essentielles qui font
que je suis contre ce projet de loi.

Carlita : Comment le fait de réguler le téléchargement illégal sur Internet
peut-il être contraire aux libertés fondamentales ?

Guy Bono : C'est vrai qu'on aurait pu ajouter que sur le plan technique le
projet est à mon sens irréalisable, pour les raisons que je viens de donner,
et sur le plan économique, les artistes ne toucheront pas un centime de plus.
Je dis cela parce que systématiquement, il est mis en avant que le projet est
là pour protéger les créateurs. Et on se rend compte que ce n'est pas le cas,
il sert plus à protéger les majors du disque.

The_edge : vous rendez-vous compte que l'industrie du disque ce n'est pas
uniquement Universal et Pascal Nègre mais des centaines de PME qui luttent
pour leur survie ? En légitimant le piratage, vous tuez ces boites... et la
diversité culturelle ?

Guy Bono : Je n'ai pas du tout le même sentiment lorsque je discute avec des
artistes : pendant 20 ans j'ai travaillé dans le domaine culturel, avec les
artistes, donc je connais bien leur problématique. Selon moi, il y a deux
sortes d'artistes : ceux qui sont connus et reconnus, qui eux ont de grosses
ventes de disques, donc ça ne les concerne pas directement. Et il y a les
jeunes créateurs, qui pensent que le téléchargement est une bonne chose pour
eux, parce que ça permet de les faire connaître. Ensuite, une fois que le
consommateur les a découverts, bien évidemment, il va acheter leurs disques.
Ce n'est qu'un plus pour eux.

J'ai donc fait des propositions importantes justement pour que l'on puisse
venir en aide à tous ceux qui travaillent et qui ont effectivement droit à une
rémunération. La proposition que j'avais faite remonte au début de l'année.
J'avais indiqué qu'il fallait que les FAI mettent la main à la poche, et on
m'avait répondu que ce n'était pas possible. Or je découvre quelques mois plus
tard que le président de la République en personne a fait la même proposition
pour la télévision publique. Pourquoi ce qui est possible pour la télévision
publique n'est-il pas possible pour Internet ? J'ai également proposé à
l'Union européenne que l'on puisse mettre en place un programme, comme nous le
faisons pour le programme média dans le cadre du cinéma.

J'ai évidemment proposé également que les consommateurs puissent participer.
Je veux dire par là que j'ai bien conscience de cette difficulté, mais
j'apporte des solutions afin qu'on aille chercher l'argent là où il est et que
l'on ne pénalise pas les consommateurs. Encore une fois, cette loi Création et
Internet ne résout pas le problème du téléchargement, car de toute façon, ce
n'est pas par la répression qu'on arrivera à l'éradiquer. Les statistiques
montrent que là où cette pratique a été mise en place, elle donne de faux
résultats. Quand on prend des chiffres en disant par exemple que ça a
fonctionné en Amérique, on ne précise pas que cela s'est fait dans les
universités, et que forcément, les étudiants ont arrêté le téléchargement car
on les repérait immédiatement, mais on ne s'est pas demandé ce que ces
étudiants faisaient chez eux une fois qu'ils avaient quitté l'université.

Il faut que nous arrivions à trouver une solution qui soit acceptable par tout
le monde. Je comprends les difficultés des créateurs, des petites maisons de
disques, mais je leur apporte des solutions financières tout en permettant aux
consommateurs d'utiliser des outils modernes qu'on aura mis à leur
disposition. Cela fait dix ans qu'on parle de ce problème, et on n'est jamais
arrivé à le régler, à mon sens, parce qu'on n'arrive pas à mettre autour d'une
table tous les interlocuteurs afin que chacun mette un peu d'eau dans son vin
et qu'on puisse trouver une solution médiane. C'est ma proposition.

Jme : Mme Albanel affirme que l'amendement ne remet pas en cause son projet de
ripose graduée et de l'Hadopi. Que pensez-vous de cette affirmation ?
Risquons-nous de voir un passage en force du texte de loi ?

Guy Bono : L'interprétation de Mme Albanel, j'en prends acte. Si tel est le
cas, pourquoi Mme Reding a-t-elle annoncé qu'elle allait retirer cet
amendement s'il ne pose pas problème ?

Aldoo : Le commissaire Viviane Reding dit vouloir supprimer